L’iniquité vaccinale se reflète dans la LNH

Le défenseur des Rangers de New York, Jacob Trouba, a reçu son vaccin comme la plupart de ses coéquipiers.
Photo: Nick Homler/New York Rangers via AP Le défenseur des Rangers de New York, Jacob Trouba, a reçu son vaccin comme la plupart de ses coéquipiers.

Les Rangers de New York ont donné une journée de congé à leurs joueurs, entraîneurs et membres du personnel, pour qu’ils puissent se faire vacciner contre la COVID-19.

« Nous sommes très chanceux de pouvoir obtenir ce vaccin », a déclaré le défenseur Jacob Trouba.

Alors que les vaccinations dépassent les trois millions par jour aux États-Unis, la LNH est dans une situation plus difficile que les autres grandes ligues : sept de ses 31 équipes sont basées au Canada.

Alors que la NFL, la NBA et le baseball majeur assouplissent les protocoles quand un certain pourcentage d’une équipe est vacciné, la LNH est confrontée à une grave éclosion chez les Canucks.

Il y a aussi l’iniquité du nombre de doses du vaccin au Canada, en comparaison avec les États-Unis.

« Tout dépend des lignes directrices du gouvernement. C’est hors de notre contrôle », a déclaré le gardien des Jets, Connor Hellebuyck, un Américain.

Comme de nombreux autres pays, le Canada doit compter sur la chaîne d’approvisionnement mondiale pour les vaccins.

Un nombre élevé de doses devraient être disponibles d’ici juillet.

Mais dans l’immédiat, les cas de contamination sont en forte hausse, et la Ligue nationale n’est pas à l’abri.

Les Canucks ont signalé que 21 joueurs et quatre membres du personnel ont contracté le virus et un autre est un contact étroit.

Le médecin de l’équipe, Jim Bovard, a parlé d’un « rappel brutal de la rapidité avec laquelle le virus peut se propager et du côté sérieux de ses effets, même chez de jeunes athlètes en bonne santé ».

Du 13 janvier au 31 mars, les joueurs des équipes canadiennes n’ont représenté que 103 des 1361 noms sur la liste de la LNH en lien aux protocoles de la pandémie.

Mais depuis le 1er avril, ils représentent 115 des 135 instances, dont 23 sur 25 mercredi.

Environ un tiers des Américains a reçu au moins une dose, et 19,4 % des gens y sont entièrement vaccinés. Au Canada, la proportion pour les mêmes catégories est 11,91 % et 1,76 % (en date de jeudi).

« Nous ne pouvons rien y faire sauf attendre notre tour », a résumé l’attaquant suédois Mikael Backlund, des Flames.

L’Associated Press a demandé aux 31 équipes de la LNH combien de joueurs, d’entraîneurs et de membres du personnel ont été partiellement ou entièrement vaccinés, et si quelqu’un avait refusé un vaccin. Aucune organisation n’a fourni de détails précis.

Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a déclaré que la ligue « surveille, mais [la vaccination] est essentiellement équipe par équipe et marché par marché ».

En collaboration avec la ligue, l’Association des joueurs a envoyé une note aux membres et s’efforce de les éduquer au sujet de la vaccination.

Le président Joe Biden a fixé au 19 avril la date limite pour rendre admissible au vaccin toutes les personnes de 16 ans et plus, en territoire américain.

La NFL, la NBA et la MLB ont des incitatifs qui assouplissent les règles concernant entre autres le port du masque, une fois qu’un pourcentage du personnel est complètement vacciné.

Rod Brind’Amour passe chaque jour devant un grand site de vaccination, près du PNC Arena.

Le Canadien de 50 ans est toutefois bien conscient que la situation n’est pas la même dans son pays d’origine.

« Vous espérez simplement que tout le monde puisse être vacciné le plus vite possible », a dit l’entraîneur des Hurricanes.