Les ex-champions du Tournoi des Maîtres sont toujours les bienvenus à Augusta

Fred Couples jouait une ronde d’entraînement sur les allées de l’Augusta National cette semaine.
Photo: Mike Ehrmann Getty Images via Agence France-Presse Fred Couples jouait une ronde d’entraînement sur les allées de l’Augusta National cette semaine.

Fred Couples jouait une ronde d’entraînement sur les allées de l’Augusta National cette semaine et les autres membres de son quatuor avaient tous quelques points en commun.

Aucun d’eux n’avait la moitié de son âge ; ils envoyaient tous leurs coups de départ plus loin que les siens ; et ils écoutaient tous les conseils qu’il avait à leur donner.

« Je suis vieux », a laissé tomber Couples, qui est âgé de 61 ans.

Parmi les nombreux avantages qui viennent avec une victoire au Tournoi des Maîtres, les champions y sont invités à vie et cela signifie qu’il n’est pas rare de voir des golfeurs dans la soixantaine, voire de 70 ans et plus, participer au tournoi. Pour la prochaine édition, 12 golfeurs qui n’auraient pas pu se qualifier autrement qu’avec cette invitation à vie seront du plateau.

Bernhard Langer avait 63 ans quand il s’est qualifié pour les rondes du week-end l’automne dernier, devenant le plus vieux joueur à jouer les deux dernières rondes du tournoi. Le champion de 1985 et 1993 est de retour cette année, comme le sont Sandy Lyle et Ian Woosnam, tous deux âgés de 63 ans, ainsi que Larry Mize, 62 ans.

Couples a joué lundi en compagnie de Xander Schauffele, Max Homa et Patrick Cantlay. S’ils utilisaient leur fer-9 pour atteindre certains verts, Couples jouait du fer-6.

Si l’on se fie aux résultats, Couples n’était pas exactement désavantagé.

« On a eu le meilleur sur Xander et Max, a dit Cantley. Sans surprise, Fred a inscrit des birdies aux 16e et 18e. Nous nous sommes amusés. »

Déférence au passé

Le Tournoi des Maîtres se tourne vers son passé comme peu d’autres événements sportifs. C’est l’une des raisons pourquoi des golfeurs comme Couples sont tenus en si haute estime.

Ces vétérans ne se bercent toutefois pas d’illusions : ils ne s’attendent pas à ce que le champion en titre, Dustin Johnson, ne les aide à revêtir le veston vert dans Butler Cabin dimanche soir.

Ils sont là pour jouer 36, peut-être 73 trous si tout va bien. Ils sont là pour voir de vieux amis et s’en faire de nouveaux. Ils sont là pour voir les azalées et raconter des histoires à la soirée des champions.

« Je ne crois pas qu’il y ait une véritable chance de l’emporter, évidemment, a déclaré le vainqueur en 1994 et 1999, José María Olazábal, âgé de 55 ans. Il y a aucune chance, mais c’est toujours fantastique de se retrouver ici. Il s’agit d’un endroit spécial pour bien des quiconque y a déjà gagné. »

Il n’y a toutefois pas que les plus vieux qui profitent de cette invitation à vie. Phil Mickelson, triple champion et toujours un régulier de la PGA à 50 ans, ne serait pas à Augusta cette année ne serait-ce que de cette invitation. Zach Johnson a 45 ans. Sa victoire acquise il y a 14 ans lui garantit sa place cette semaine. Idem pour le vainqueur en 2011, Charl Schwartzel, 36 ans. Tout comme Danny Willett, 33 ans, vainqueur il y a cinq ans.

Aussi étrange que cela puisse paraître, ces golfeurs ne seraient pas qualifiés cette semaine. Mais ils peuvent revenir aussi souvent qu’ils en ont envie. Personne ne s’en offusque.

« La compétition se fera avec moi-même. Je veux jouer ce parcours du mieux que je peux, a déclaré Couples. Quand cette compétition ne sera plus gérable, j’aurai probablement joué mon dernier Tournoi des Maîtres. »

On lui a demandé ce qui le faisait revenir à Augusta année après année.

« Le fait qu’ils me laissent jouer. C’est un honneur d’être ici et je peux toujours jouer. »

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