La présidente des Jeux de Tokyo répète que l’événement sera sécuritaire

Seiko Hashimoto essaie de convaincre tout le monde que les Jeux olympiques seront sécuritaires, une phrase qu’elle a répétée une douzaine de fois, vendredi, lors de sa conférence de presse inaugurale.
Photo: Rodrigo Reyes Marin / Pool / AFP Seiko Hashimoto essaie de convaincre tout le monde que les Jeux olympiques seront sécuritaires, une phrase qu’elle a répétée une douzaine de fois, vendredi, lors de sa conférence de presse inaugurale.

La nouvelle présidente du comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo a commencé à tenir des conférences de presse hebdomadaires dans l’espoir de convaincre un public japonais en proie aux doutes que l’événement pourra s’ouvrir dans un peu moins de cinq mois.

Seiko Hashimoto essaie de convaincre tout le monde que les Jeux olympiques seront sécuritaires, une phrase qu’elle a répétée une douzaine de fois, vendredi, lors de sa conférence de presse inaugurale.

Les sondages montrent qu’environ 80 % des Japonais pensent que les Jeux devraient être de nouveau reportés ou annulés dans la foulée de la pandémie.

« La situation entourant le coronavirus nous complique la vie, a reconnu Hashimoto. Je comprends qu’il y ait beaucoup de gens à Tokyo et au Japon qui s’inquiètent de la tenue des Jeux de Tokyo cet été. J’aimerais partager mes réflexions et atténuer certaines de ces préoccupations. »

Elle doit également apaiser les craintes concernant le relais de la flamme, qui devrait commencer le 25 mars dans la préfecture du nord-est de Fukushima. Le relais implique 10 000 coureurs et sillonne les quatre coins du Japon.

Les Jeux olympiques débuteront le 23 juillet, suivis des Jeux paralympiques le 24 août. Ils comprendront 11 000 olympiens, 4400 athlètes paralympiques et des dizaines de milliers de juges, officiels, commanditaires, bénévoles, dignitaires, membres des médias et diffuseurs.

« Les gens doivent commencer à renforcer leur confiance dans la sécurité des Jeux, a mentionné Hashimoto. Ce sera très difficile sans cela. »

Hashimoto a déclaré qu’elle avait nommé le président Toshiro Muto à la tête de l’effort du relais. Les Jeux olympiques ont été reportés il y a un an au moment même où le relais de la flamme avait commencé. Si le relais de la flamme connaît des ratés en raison des foules présentes, des acclamations des spectateurs et des autorités locales mal préparées, les Jeux olympiques pourraient en subir les conséquences.

On avait d’abord envisagé d’annuler le relais, mais il est fortement parrainé par Coca-Cola et Toyota. Les commanditaires et la vente des droits de diffusion représentent 91 % des revenus du Comité international olympique.

Hashimoto a promis de prendre une décision sur l’admission des spectateurs de l’étranger d’ici le 25 mars, ou du moins d’ici la fin du mois. Le journal Mainichi a rapporté cette semaine, citant une source gouvernementale anonyme, que les spectateurs étrangers ne seront pas autorisés. Le président du CIO, Thomas Bach, a également fait allusion à la décision d’aller dans ce sens.

Hashimoto ne l’a pas confirmé.

« Accueillir tout le monde et avoir un public complet est quelque chose que nous souhaitons pouvoir faire, a-t-elle déclaré. Mais tout doit être bien fait pour garantir la santé au Japon. Sinon, certaines personnes peuvent venir en tant que spectateurs et causer du tort. »

Hashimoto est entrée en poste il y a deux semaines lorsque l’ancien président du comité organisateur, Yoshiro Mori, a été contraint de démissionner à la suite de commentaires désobligeants sur les femmes. Hashimoto a presque immédiatement nommé 12 femmes au conseil d’administration, portant le total à 19 sur 45, soit 42 %. Il était de 20 %.

Tokyo a obtenu l’organisation des Jeux olympiques il y a sept ans et demi et avait peu de femmes à des postes d’autorité jusqu’à ce que Hashimoto fasse bouger les choses.

Hashimoto a déclaré qu’elle espérait que cette décision mettrait l’accent sur la question de l’égalité des sexes au Japon. Le pays se classe 121e sur 153 dans les notes du Forum économique mondial sur l’égalité des sexes.

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