Très peu de sportifs infectés des ligues nord-américaines ont eu des cardiopathies

Cette enquête, menée par la revue médicale JAMA Cardiology, a été réalisée en collaboration avec les experts médicaux de la NFL (football), de la NBA (basketball), de la MLB (baseball), de la MLS (soccer), de la NHL (hockey) et de la WNBA (basketball féminin).
Photo: Frank Franklin II Associated Press Cette enquête, menée par la revue médicale JAMA Cardiology, a été réalisée en collaboration avec les experts médicaux de la NFL (football), de la NBA (basketball), de la MLB (baseball), de la MLS (soccer), de la NHL (hockey) et de la WNBA (basketball féminin).

Seuls 5 des 789 sportifs professionnels évoluant dans les principales ligues nord-américaines et qui ont contracté la COVID-19 l’an dernier ont souffert de maladies cardiaques inflammatoires, soit un très faible taux de 0,6 %, selon une étude publiée jeudi.

Cette enquête, menée par la revue médicale JAMA Cardiology, a été réalisée en collaboration avec les experts médicaux de la NFL (football), de la NBA (basketball), de la MLB (baseball), de la MLS (soccer), de la NHL (hockey) et de la WNBA (basketball féminin). Elle concerne les sportifs ayant été déclarés positifs au nouveau coronavirus entre mai et octobre 2020.

« Depuis le début de la pandémie, nous avons travaillé plus étroitement que jamais, ensemble, pour partager les leçons apprises afin d’assurer les meilleurs soins possibles aux sportifs », ont déclaré les six ligues dans une déclaration commune, précisant que chacune d’entre elles « a mis en place un programme similaire de dépistage ».

« Sur la base des données anonymes provenant des six ligues, l’étude a recensé très peu de cas de maladies cardiaques inflammatoires et a établi que le retour à la compétition pouvait être réalisé en toute sécurité en utilisant ce programme », ont-ils ajouté.

Les sportifs ayant contracté la COVID-19 ont passé des tests consistant à surveiller leur rythme cardiaque au repos, grâce à une échographie du cœur et à détecter les lésions cardiaques par le biais d’un biomarqueur. Trente d’entre eux ont renvoyé des résultats anormaux. Ils ont alors passé une IRM (imagerie par résonance magnétique) qui a révélé trois cas de myocardite et deux cas de péricardite.

« Ce rapport sur la systématisation du dépistage cardiaque, en vue d’un retour à la compétition, peut fournir des conseils cliniques à d’autres organisations sportives », estime la revue médicale JAMA Cardiology, plaidant sur « la nécessité que des études similaires soient menées sur d’autres sportifs — y compris chez les jeunes ».

Toujours en cours, l’étude de la publication scientifique note enfin qu’aucun problème cardiaque ne s’est produit chez les sportifs ayant repris la compétition après avoir subi ce dépistage.

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