LNH: peu de progrès

Toronto — Les pourparlers ont repris quant au renouvellement de la convention collective dans la LNH, mais très peu de progrès ont été réalisés malgré les nouvelles propositions formulées par la LNH.

Bill Daly, vice-président exécutif de la LNH, et le commissaire de la ligue Gary Bettman avaient du neuf à présenter au directeur exécutif de l'Association des joueurs de la LNH, Bob Goodenow, mais le syndicat est resté de glace.

«La réunion a duré quatre heures, on a possiblement eu les pourparlers les plus substantiels jusqu'à maintenant», a dit Daly au cours d'un entretien téléphonique de New York, où a eu lieu la réunion.

«On leur a remis un document contenant les grandes lignes de six nouveaux systèmes qui, nous avons le sentiment, nous permettraient chacun d'atteindre notre objectif dans ces négociations.»

Mais le directeur principal de l'AJLNH, Ted Saskin, a rejeté les nouvelles approches que préconise la LNH. «Nous ne sommes pas intéressés à négocier un système avec plafond salarial. En se sens, nous n'avons pas fait de progrès.»

Aucune des parties n'a dévoilé de détails au sujet des six nouvelles propositions. Malgré tout, Daly a affiché un peu d'optimisme.

«La réunion d'aujourd'hui a été positive parce que nous avons eu un bon dialogue. On doit poursuivre dans cette voie, a-t-il résumé. On demeure confiant que si nous continuons de discuter, de belles choses vont se produire.»

Les deux parties, qui ne s'étaient pas rencontrées depuis le 25 mai, ont accepté de se revoir le 4 août à Toronto.

Le contrat de travail arrive à échéance le 15 septembre, au lendemain du match de championnat de la Coupe du monde à Toronto. La perspective d'un lock-out pointe à l'horizon. L'AJLNH refuse tout changement au système actuel faisant en sorte qu'une forme de plafond salarial soit instauré ou encore assurant les propriétaires d'un pourcentage des revenus.

La LNH cherche à obtenir une nouvelle convention collective qui garantirait que les coûts ne vont pas excéder les revenus. L'association affirme que la proposition de la ligue, peu importe sa formulation, revient à imposer un plafond salarial — ce que les joueurs refusent. La ligue prétend que 75 % des revenus totaux en 2002-03 ont été consacrés aux frais liés aux joueurs, ce qui ne laisse que 25 pour cent pour payer les entraîneurs, les voyages, les coûts d'exploitation, de marketing et de promotion — ce qui est nettement insuffisant pour faire de l'argent aux yeux des propriétaires. La présente convention collective a été prolongée à deux reprises au cours des 10 dernières années.