Crosby sur le point de franchir le palier des 1000 matchs dans la LNH

À 33 ans, Sydney Crosby n’a pas ralenti. Disputant une 16e saison, il est encore une force aux deux extrémités de la glace.
Photo: Bruce Bennett Getty Images via Agence France-Presse À 33 ans, Sydney Crosby n’a pas ralenti. Disputant une 16e saison, il est encore une force aux deux extrémités de la glace.

Le côté acharné de Sidney Crosby reste intact après 15 ans.

L’entraîneur des Penguins Mike Sullivan le constate tous les jours.

Chaque exercice à l’entraînement, si routinier soit-il. Chaque présence sur la glace pendant un match, quel que soit le score.

Celui qui a aidé à définir son équipe, sa ville d’adoption et son sport pour une génération reste aussi dévoué à son art que dans sa jeunesse en Nouvelle-Écosse, quand il tirait rondelle après rondelle dans le sous-sol de la maison familiale.

Crosby franchira une autre étape samedi soir en devenant le premier Pingouin à disputer 1000 matchs de saison ordinaire. Plus que le copropriétaire Mario Lemieux, membre du Panthéon. Plus que Jaromir Jagr ou son coéquipier de longue date Evgeni Malkin.

À 33 ans, Crosby n’a pas ralenti. Disputant une 16e saison, il est encore une force aux deux extrémités de la glace.

Un instant, il redirige un tir de Kasperi Kapanen — comme lors d’un but clé jeudi, contre les Islanders — le suivant, il se replie comme une recrue essayant de mériter une place dans l’équipe.

« Il a juste un appétit insatiable pour être le meilleur. Il est prêt à mettre du temps et à faire des sacrifices pour essayer d’être le meilleur », a confié Sullivan.

Lorsqu’on lui a demandé si un match se démarquait, Crosby parle du dernier match au Civic Arena, quand il était recrue. Alors âgé de 18 ans, il était en quête d’un 100e point.

Les Penguins étaient embourbés au dernier rang de leur section, mais l’ambiance dans l’aréna donnait l’impression qu’il y avait bien plus en jeu.

Il a accumulé trois passes pour atteindre le plateau, et Pittsburgh a signé le 22e gain d’une saison largement oubliable.

« Ils n’avaient pas vraiment de raison de créer une atmosphère comme celle-là », a déclaré Crosby.

Pittsburgh est devenue l’une des organisations phares de la ligue, remportant la Coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017.

Il y a dix ans, Crosby s’est trouvé à la croisée des chemins lorsqu’il a été mis en échec par David Steckel des Capitals, qu’il n’avait pas vu venir. C’était la Classique hivernale au Heinz Field, le Jour de l’an 2011.

La commotion cérébrale et ses effets persistants l’ont limité à 22 matchs au cours des 18 mois suivants.

Pendant un temps, chaque pas en avant était accompagné d’un pas en arrière. L’idée que Crosby joue à nouveau avec régularité semblait improbable.

« Vous essayez de reprendre lentement le jeu, dit-il. Mais il y avait un objectif plus grand et c’est de jouer pendant longtemps. Essayer de le visualiser, ça aide à vous motiver et à vous rappeler ce que vous essayez de faire. »

La collision avec Steckel est survenue lors du 411e match de saison ordinaire de Crosby. Il en a joué 588 depuis, remportant un titre des buteurs, un titre du joueur le plus utile et deux Coupes Stanley.

Son contrat s’étend jusqu’en 2025. Crosby a souri quand on lui a demandé s’il voulait imiter son ancien coéquipier Matt Cullen qui, à 42 ans, était le joueur le plus âgé de la ligue à sa dernière saison, en 2018-2019.

« Je me sens bien et je veux jouer aussi longtemps que possible », a-t-il mentionné.

Pas seulement jouer, mais continuer à faire les choses qui ont défini une carrière marquée par le succès, l’humilité et la résilience.

« Je ne pense pas qu’il approche de la fin. Je pense qu’il lui reste beaucoup de hockey, a déclaré Sullivan. Ce genre de parcours, ça repose sur du solide. Ce n’est pas comme simplement allumer la lumière dans une pièce. »

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