Ski alpin: Marie-Michèle Gagnon finit sixième en super-G aux Mondiaux

Gagnon participera vendredi à deux descentes d’entraînement — une situation rarissime, selon la principale intéressée —, avant de s’attaquer à la descente samedi et au combiné alpin lundi.
Photo: Marco Trovati Associated Press Gagnon participera vendredi à deux descentes d’entraînement — une situation rarissime, selon la principale intéressée —, avant de s’attaquer à la descente samedi et au combiné alpin lundi.

La Québécoise Marie-Michèle Gagnon a décroché la sixième place du super-G féminin aux Championnats du monde de ski alpin à Cortina d’Ampezzo, en Italie, jeudi.

« J’étais un petit peu off aujourd’hui pour espérer obtenir une médaille, car j’ai commis quelques erreurs en milieu de parcours, mais autrement ç’a été une performance solide », a confié Gagnon en entretien téléphonique avec La Presse canadienne alors qu’elle faisait du vélo stationnaire.

« Je ne mets jamais l’accent sur le résultat, que ce soit un top-5 ou un top-10. Je sais que si je skie à la hauteur de mon talent, je peux atteindre ces objectifs. En ce moment, tout est vraiment simple, facile, et je suis calme. C’est tellement facile, c’est tellement le fun en ce moment… c’est vraiment une belle période de ma carrière », a-t-elle ajouté.

Il s’agissait de son meilleur résultat en carrière dans le cadre des Mondiaux de ski alpin, à égalité avec sa sixième position acquise au combiné alpin à Saint-Moritz, en Suisse, le 10 février 2017. Cette sixième place en super-G semble toutefois plus importante à ses yeux.

« Une sixième place en super-G, ça vaut plus cher qu’une sixième place en combiné, parce que c’est un peu moins compétitif en combiné. Le super-G est l’une des disciplines pures, comme la descente, le slalom, etc. Pour moi, c’est une belle réussite », a confié la skieuse âgée de 31 ans, qui connaît présentement une heureuse séquence après avoir décroché la médaille de bronze en super-G à la Coupe du monde de Garmisch-Partenkirchen le 30 janvier.

Gagnon, de Lac-Etchemin, a ainsi terminé le parcours Olympia delle Tofane en 1 min, 26,29 s, concédant seulement 0,78 s au chrono de la championne du monde, la Suissesse Lara Gut-Behrami.

Gut-Behrami a ainsi obtenu sa septième médaille en carrière aux Mondiaux, et sa première d’or. Et elle a du même coup été à la hauteur des attentes, puisqu’elle était considérée comme la favorite après avoir gagné les quatre dernières épreuves de super-G sur le circuit de la Coupe du monde.

« J’ai essayé de ne pas y penser. Je voulais simplement skier comme j’en suis capable », a confié la Suissesse, qui a notamment obtenu la médaille de bronze en descente aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

« La différence, cette fois-ci, c’est que je ne songeais pas à la médaille d’or. Ce n’est pas ce que je voulais. Je n’ai jamais cru que je devais gagner l’or, a-t-elle poursuivi. Ma carrière ne doit pas être jugée en fonction du nombre de médailles d’or que j’ai gagnées. »

Sa compatriote Corinne Suter a fini deuxième à 0,34 s, devant l’Américaine Mikaela Shiffrin à 0,47 s.

La Slovaque Petra Vlhova, la meneuse au classement général de la Coupe du monde, a terminé neuvième, près de deux semaines après avoir obtenu son premier podium en carrière en super-G.

En l’absence de la tête d’affiche de l’équipe italienne de ski alpin, Sofia Goggia, Federica Brignone et Marta Bassino ont suivi en 10e et 11e positions, respectivement.

« La pire chose aujourd’hui, c’était le silence, a confié Brignone, la championne en titre du classement général de la Coupe du monde. Quand j’ai atteint le fil d’arrivée, je n’avais aucune idée de la qualité de ma performance. »

Pour sa part, la Franco-Ontarienne Valérie Grenier n’a pu terminer l’épreuve.

La première compétition des Mondiaux de Cortina d’Ampezzo s’est déroulée à huis clos sous un soleil radieux, même si les skieuses ont dû composer avec de puissantes bourrasques. Les mauvaises conditions météorologiques avaient contraint les organisateurs à reporter les trois premières journées des Mondiaux.

Une situation qui n’est pas idéale, a convenu Gagnon, mais à laquelle sont habituées les skieuses sur le circuit de la Coupe du monde.

« Nous nous sommes rendus à Toblach pour une séance d’entraînement de super-G sur la neige dure — ç’a fait du bien — pour corriger quelques petits éléments techniques, a-t-elle d’abord évoqué. Autrement, pour nous, les skieurs de vitesse, c’est normal d’avoir des reports et des retards, car les épreuves de descente et de super-G doivent se dérouler dans des conditions parfaites pour limiter les risques. »

Gagnon participera vendredi à deux descentes d’entraînement — une situation rarissime, selon la principale intéressée —, avant de s’attaquer à la descente samedi et au combiné alpin lundi.

Seger aboutit au pied du podium

Le Canada a poursuivi son excellente journée aux Mondiaux de Cortina d’Ampezzo en décrochant la quatrième place du super-G masculin.

Brodie Seger, de North Vancouver, a concédé 0,42 s au vainqueur de l’événement, Vincent Kriechmayr. Le skieur âgé de 25 ans a ainsi enregistré son meilleur résultat en carrière aux Mondiaux de ski alpin.

Pour sa part, Kriechmayr était l’un des favoris pour l’emporter après avoir enlevé les honneurs des deux dernières épreuves de super-G sur le circuit de la Coupe du monde et avoir pris les commandes du classement de la discipline.

L’Autrichien Romed Baumann, qui représente depuis 2019 l’Allemagne, a concédé sept centièmes de secondes à Kriechmayr, signant du même coup son premier podium dans cette discipline en plus de 10 ans.

Le meneur au classement général de la Coupe du monde, Alexis Pinturault, a obtenu le bronze. Le Français a concédé 0,38 s à Kriechmayr.

Le champion en titre, l’Italien Dominik Paris, a complété le top-5, derrière Seger.

Les Canadiens James Crawford et Jeffrey Read ont terminé 14e et 18e , dans l’ordre, tandis que Broderick Thompson n’a pu terminer l’épreuve.

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