Phillip Danault affirme avoir repris confiance

Après 11 rencontres, la moyenne de temps de jeu de Danault se situe à 15:53 et elle représente sa plus faible utilisation moyenne depuis sa première saison complète chez le Canadien en 2016-2017 (15:35). Son temps de jeu moyen se situait à 18:51 l’hiver dernier. 
Photo: Minas Panagiotakis Getty Images/Agence France-Presse

Après 11 rencontres, la moyenne de temps de jeu de Danault se situe à 15:53 et elle représente sa plus faible utilisation moyenne depuis sa première saison complète chez le Canadien en 2016-2017 (15:35). Son temps de jeu moyen se situait à 18:51 l’hiver dernier. 

Phillip Danault admet avoir dû s’adapter à sa nouvelle réalité en 2021.

Déjà sous les projecteurs en raison de sa situation contractuelle, Danault a vu ses responsabilités être réduites en début de campagne en raison de la profondeur chez le Canadien de Montréal.

Après 11 rencontres, la moyenne de temps de jeu de Danault se situe à 15:53 et elle représente sa plus faible utilisation moyenne depuis sa première saison complète chez le Canadien en 2016-2017 (15:35). Son temps de jeu moyen se situait à 18:51 l’hiver dernier.

Danault n’est pas non plus le centre de toutes les situations en zone défensive, l’entraîneur-chef Claude Julien n’ayant pas hésité à faire confiance à Jake Evans ou Nick Suzuki pour des mises en jeu importantes en zone défensive.

« C’était frustrant un peu au début, ça m’a demandé une petite adaptation, mais l’équipe gagne et c’est la meilleure chose qui pouvait arriver », a dit Danault en visioconférence, vendredi.

Danault reconnaît que son trio, complété par Tomas Tatar et Brendan Gallagher, n’avait pas connu le début de saison espéré au niveau de la production offensive. Malgré tout, Tatar et Gallagher comptent 7 points chacun à leur fiche après 11 matchs.

Pour sa part, Danault a amassé cinq aides, dont deux jeudi soir, malgré une défaite 3-2 face aux Sénateurs d’Ottawa. Il a alors connu l’un de ses meilleurs matchs de la campagne, alors que son trio a peut-être été le seul à produire quoi que ce soit lors des deux premières périodes.

« J’étais plus passif, hésitant, a reconnu Danault en revenant sur son début de saison en deçà de ses attentes. C’est quand je ne pense pas trop que je suis à mon meilleur. »

Danault avait été aperçu en train d’avoir une longue discussion avec Julien à l’entraînement jeudi. Il a lancé des fleurs à son entraîneur, vendredi.

« Claude m’aide beaucoup depuis qu’il est ici à Montréal, c’est un entraîneur extraordinaire pour moi, a-t-il dit. Il a dirigé de bons centres dans sa carrière. Il partage son expérience avec moi et avec les jeunes centres de l’équipe. Claude sait comment m’approcher, il sait quand me piquer ou m’aider. »

Danault craignait voir son rôle être réduit à un rôle uniquement défensif au terme des éliminatoires cet été. Il avait alors été muté au centre de Paul Byron et Artturi Lehkonen.

Ses propos laissaient planer un certain doute quant à l’avenir du Québécois de 27 ans avec le Canadien. Danault pourrait devenir joueur autonome sans compensation au terme de la campagne en cours.

Danault aurait refusé une offre de prolongation de contrat de cinq saisons et 25 millions $US, selon ce qui a été rapporté par La Presse et le Journal de Montréal.

Il a affirmé avant le début de la saison qu’il ne laisserait pas les négociations le déranger et affecter son jeu.

« Tout était un peu différent en début de saison, dont ma situation contractuelle et tout ce qui circulait. J’ai dû m’ajuster sur la glace, mais aussi mentalement, a mentionné Danault. Je ne veux pas que ces choses-là affectent l’équipe. Et c’est la raison pour laquelle je ne vais pas en parler. »

Danault a rappelé que dans un monde idéal, il jouerait le reste de sa carrière dans l’uniforme du Canadien. Il a aussi noté qu’il avait été heureux de retrouver ses compagnons de trio réguliers — Tatar et Gallagher — cette saison. Il s’agissait là d’un signe que la direction de l’équipe continuait de le considérer comme un membre clé du Canadien.

Le natif de Victoriaville s’est dit encouragé non seulement par sa performance de jeudi, mais aussi par celles des quelques matchs précédents. Il croit être sur la bonne voie pour continuer à être aussi efficace que lors des dernières saisons même avec un temps de jeu à la baisse.

« À un moment donné, ça doit venir de moi aussi. [Julien] pourrait bien me piquer à tous les matchs, ça deviendrait fatigant pour moi et pour lui. C’est à moi de retrouver mes repères, ce que j’ai fait », a-t-il conclu.

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