Todd Hamilton: il n'est jamais trop tard...

Troon, Écosse — Todd Hamilton a toujours eu le talent. Il ne lui manquait qu'un passeport.

On sait maintenant ce qui arrive quand un golfeur étoile au niveau collégial échoue cinq fois de suite aux qualifications de la PGA, puis réalise que sa meilleure chance de percer dans les rangs professionnels se trouve aux quatre coins du globe.

Une odyssée qui s'est amorcée dans le fin fond de l'Asie a mené à une improbable épopée à Royal Troon, où Hamilton a mieux joué qu'Ernie Els au cours d'une prolongation de quatre trous, dimanche, et remporté l'Omnium britannique.

Hamilton a passé une douzaine d'années dans des contrées éloignées, allant de Singapour à Kuala Lumpur, jusqu'à ce qu'il trouve un foyer loin de son foyer au sein du circuit japonais. «Après un certain temps, sa famille s'est habituée à ses allers et retours, a déclaré la mère de Hamilton, Jayne Pearson. Mais la première fois qu'il est allé en Asie, je l'avais amené à l'aéroport, et j'étais très inquiète.»

Hamilton a finalement obtenu sa carte de membre de la PGA au mois de décembre dernier, à sa huitième tentative. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé dans le rôle de recrue... à 38 ans.

Hamilton n'a jamais passé beaucoup de temps à rêver d'un championnat majeur. Il était trop occupé à tenter de gravir les échelons du golf. Même que l'idée de devoir un jour se résigner à une autre carrière lui a traversé l'esprit plus d'une fois.

Des golfeurs comme Rich Beem, David Toms et Vijay Singh ont cravaché eux aussi pendant plusieurs années avant de voir leur talent éclore au grand jour.

Hamilton n'est donc que l'exemple le plus récent que tous les chemins peuvent mener... à Troon ou Augusta.