B.J. Cunningham ne veut pas rater la chance de gagner avec les Alouettes

Cunningham aura 32 ans en mai, à la veille de son sixième camp d’entraînement avec l’équipe.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Cunningham aura 32 ans en mai, à la veille de son sixième camp d’entraînement avec l’équipe.

B.J. Cunningham a vécu les années sombres des Alouettes. Le receveur de passes ne voulait pas rater l’occasion de terminer le travail à Montréal.

C’est pourquoi il n’a pas hésité à signer le contrat d’un an que lui a proposé le directeur général Danny Maciocia en vue de la saison 2021.

« On peut sentir que l’atmosphère autour de l’équipe est complètement différente, a déclaré le no 85 au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne de sa résidence de Montréal, mardi. J’ai parlé avec d’autres joueurs de l’équipe et nous sommes excités à propos de la saison à venir. On voit le travail accompli : Vernon [Adams] est de retour ; ils ont ramené [William] Stanback ; notre équipe d’entraîneurs. »

« Même si je ne jouais pas à Montréal et que je regardais la formation que Danny est en train de mettre sur pied, je me dirais : “Wow ! Ce sera une bonne équipe.” On a un excellent entraîneur, un excellent quart et un excellent jeu au sol. Si j’étais un joueur autonome, les Alouettes répondraient à tout ce que je rechercherais. Pourquoi partir alors ? On peut gagner ici. »

Cunningham aura 32 ans en mai, à la veille de son sixième camp d’entraînement avec l’équipe. Il est au stade de sa carrière où il ne pense pas plus loin que la prochaine campagne.

« Je suis très à l’aise avec ça. Et puis pour les Alouettes, c’est la bonne solution aussi : ils veulent voir ce que je peux apporter après une saison complète sans jouer. Je respecte cela. »

Le receveur de six pieds deux pouces, 211 livres, a pu tout de même s’entraîner au cours de la dernière année.

« Il y avait un groupe d’entraînement avec de jeunes quarts et quelques-uns de nos receveurs ici, à Montréal. Alors chaque fois que je pouvais, j’allais les rejoindre. Même quand je suis retourné à la maison, en Floride, je me suis entraîné avec des gars de la LCF qui demeurent dans ce coin. »

Cunningham a partagé son temps entre Montréal et la Floride, où sa famille réside. Il a profité de la saison perdue pour s’impliquer davantage dans la communauté montréalaise, notamment en organisant des camps de football pour les jeunes, ce qu’il a grandement apprécié.

« Nous avons commencé avec une dizaine de joueurs. À la fin, nous en avions près de 40, a-t-il dit. Ils m’écrivent sans cesse pour savoir si on pourra reprendre tout ça une fois que nous aurons le droit de nous réunir de nouveau. »

Sa famille possède une entreprise dans le domaine de la construction en Floride et en Ohio, d’où il est originaire, dans laquelle il a pu s’impliquer afin de s’assurer un salaire l’an dernier. Il se considère comme chanceux : la pandémie n’a touché personne de sa famille immédiate.

« J’ai des amis qui ont par contre perdu des membres de leur famille, alors je suis béni de ne pas en avoir souffert », s’empresse-t-il d’ajouter.

En 63 matchs en carrière avec les Alouettes, Cunningham a capté 236 passes pour des gains de 3267 verges et 16 touchés. Il a d’ailleurs gagné 872 de ses 3267 verges après ses attrapés. Il compte bien ajouter à ces chiffres cette saison.

« Je suis reposé comme jamais et j’ai bien hâte de reprendre l’action. Une saison complète pour guérir les petits bobos, c’est plus que ce dont j’avais besoin. J’ai hâte de retrouver ce groupe. On est prêts pour accomplir de grandes choses. »

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