Le Canadien retrouve le confort du Centre Bell pour une première fois depuis mars

Le Canadien Jonathan Drouin marque un but devant Braden Holtby, des Canucks, durant un match à Vancouver le 23 janvier dernier.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Le Canadien Jonathan Drouin marque un but devant Braden Holtby, des Canucks, durant un match à Vancouver le 23 janvier dernier.

Le Canadien de Montréal a retrouvé le confort du Centre Bell mardi, 322 jours après son dernier passage dans la cathédrale du hockey.

Personne ne se doutait, le 10 mars dernier, après un revers de 4-2 face aux Predators de Nashville, que la saison de la LNH serait mise sur pause deux jours plus tard et que la campagne serait terminée au cours de l’été dans des « bulles ».

Le retour du Tricolore au Centre Bell mardi n’était que pour un entraînement, deux jours avant l’ouverture locale face aux Flames de Calgary. Toutefois, il était important aux yeux de Claude Julien de donner l’occasion aux nouveaux membres de l’équipe de faire connaissance avec leur nouveau milieu de travail.

« Je ne voulais pas que jeudi soit leur premier tour ici et qu’ils découvrent seulement à ce moment-là leur place dans le vestiaire, leur nouveau casier, etc. Je voulais leur donner l’occasion de patiner sur la glace une première fois, a souligné l’entraîneur-chef du Tricolore. C’était important de venir ici, de leur donner l’occasion de se familiariser avec l’environnement pour les matchs. »

Normalement, les joueurs auraient pu se familiariser avec le Centre Bell lors des matchs préparatoires. Le Canadien s’entraîne rarement au Centre Bell, réservant ces occasions pour les prises de photos d’équipe. Ce n’était toutefois pas le cas mardi.

Le rouge

De larges toiles rouges recouvraient déjà les sièges dans les sections de gradins autour des rampes.

« J’aime le rouge ! » s’est exclamé le gardien Carey Price.

Cependant, la préparation n’était pas tout à fait encore terminée puisqu’il n’y avait pas de publicités le long des bandes.

« J’ai pu essayer de m’habituer au vestiaire et apprendre où sont les choses, a mentionné Tyler Toffoli, l’un des nouveaux venus chez le Canadien. C’était bizarre sans les publicités sur les bandes. Je suis certain qu’il y en aura lors des matchs !

« Il manquait aussi les partisans et il n’y avait pas de hot-dogs après l’entraînement, comme c’est le cas pour l’équipe visiteuse après les matchs ! »

Le Canadien (4-0-2) a bien lancé sa campagne, amassant 10 points sur une possibilité de 12 lors d’un voyage de six rencontres.

Lors de la relance de la LNH cet été, les équipes se retrouvaient dans un amphithéâtre neutre, sauf pour les deux équipes hôtesses (les Maple Leafs de Toronto et les Oilers d’Edmonton). Cette fois, les équipes à domicile jouent dans leur amphithéâtre habituel. Le Canadien s’est donc rendu à Toronto, Edmonton et Vancouver pour ses six premiers matchs. Mais rien de tout ça n’a semblé déranger les joueurs.

« [L’avantage de la patinoire] est peut-être un peu moins ressenti [en raison de l’absence de spectateurs], mais les équipes doivent quand même se déplacer, a rappelé Toffoli. Avec Vancouver dans notre section, ça représente quand même un long voyage et c’est fatigant pour le corps. »

Une autre des particularités du calendrier est la présentation de séries de rencontres dans la même ville. Ainsi, le Canadien a joué deux fois de suite à Edmonton et trois fois d’affilée à Vancouver au cours de son périple. Les Flames joueront deux matchs à Montréal, jeudi et samedi, avant de se rendre à Winnipeg pour trois rencontres face aux Jets.

« J’ai aimé le fait de rester plus longtemps dans la même ville plutôt que de vite partir pour une autre destination, a mentionné Price. Vous avez plus de temps pour récupérer. »

Jouer à l’étranger

La profondeur du Tricolore l’a aussi possiblement aidé à surmonter l’un des facteurs liés au fait de jouer à l’étranger. Même s’il n’avait pas l’avantage de pouvoir déployer ses joueurs après l’adversaire, Julien n’a pas eu à trop s’en faire avec les confrontations entre les trios.

Nous nous retrouvons à domicile. Je vais pouvoir imposer certaines confrontations si je le souhaite. Mais nous n’avons pas de raison de paniquer, peu importe qui est sur la glace.

 

« En général, tous nos trios et même tous nos duos de défenseurs sont en mesure d’affronter les meilleurs éléments adverses, a affirmé Julien. Tout le monde a démontré qu’il pouvait être responsable et conscient des menaces sur la glace. Nous avons pu éviter ce problème à l’étranger.

« Nous nous retrouvons à domicile. Je vais pouvoir imposer certaines confrontations si je le souhaite. Mais nous n’avons pas de raison de paniquer, peu importe qui est sur la glace. »

Armia en solitaire

L’ailier Joel Armia s’est entraîné pendant quelques minutes en solitaire après le groupe de réguliers, mardi.

Armia a subi une commotion cérébrale jeudi dernier, quand il a encaissé une sévère mise en échec du défenseur des Canucks Tyler Myers en troisième période d’une victoire finale de 7-3.

« C’est encourageant de le revoir sur la glace, mais il faut être prudent, a insisté Julien. Parfois, ça va bien aller, puis la situation va se détériorer. Nous sommes donc prudents dans notre optimisme. »

Armia a inscrit deux buts et trois aides en cinq rencontres cette saison.

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