Pierre-Luc Dubois heureux de se joindre aux Jets

Le joueur de hockey Pierre-Luc Dubois est échangé aux Jets de Winnipeg.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le joueur de hockey Pierre-Luc Dubois est échangé aux Jets de Winnipeg.

Pierre-Luc Dubois est officiellement en quarantaine pendant une période qui pourrait durer 14 jours, mais ça ne veut pas dire qu’il est morose et anxieux. En fait, dimanche matin, il est apparu détendu, souriant et l’air radieux pendant qu’il répondait à de nombreuses questions portant sur le prochain chapitre de sa carrière au hockey.

Moins de 24 heures après que les Blue Jackets de Columbus l’eurent échangé aux Jets de Winnipeg en échange de Patrik Laine et de Jack Roslovic, Dubois a plusieurs fois répété à quel point il était heureux de se joindre à la formation manitobaine.

D’autant plus, a-t-il laissé sous-entendre, qu’il n’a jamais semblé attendre avec fébrilité les duels contre les Jets. Sa fiche d’un but et de trois aides en six matchs tend à le confirmer.

« C’est une équipe contre laquelle j’ai toujours détesté jouer, avec leur combinaison de taille physique, de talent et d’éthique de travail. C’est tout simplement difficile de jouer contre cette équipe. Et pour finir, vous devez affronter l’un des meilleurs gardiens de la Ligue nationale [Connor Hellebuyck]. C’est vraiment désagréable de jouer contre eux », a-t-il déclaré lors d’une visioconférence organisée par les Jets.

« De savoir, maintenant, que je vais jouer avec eux, que je serai de l’autre côté et que je possède aussi cette combinaison de taille physique et de talent, je pense que je cadrerai parfaitement à l’intérieur [du groupe]. C’est tellement une bonne équipe, le temps pour m’adapter ne sera pas trop difficile. »

En prenant la direction de Winnipeg, Dubois pratiquera son sport dans la même ville et la même enceinte que le Moose du Manitoba, le club-école des Jets dans la Ligue américaine pour lequel travaille son père, Éric, à titre d’adjoint à l’entraîneur-chef, Pascal Vincent.

« Ça fait quatre ou cinq ans que mon père est ici. Chaque fois que l’on venait ici pour affronter les Jets, je voyais mes parents. Je me sens déjà comme si j’étais à la maison », a-t-il déclaré.

« Je suis arrivé à 22 h 30 hier soir [samedi], je me suis levé ce matin ici, au Canada. Je ne peux pas encore voir mes parents à cause de la quarantaine, mais la sensation est déjà bonne, ici. J’ai reçu des textos des joueurs, j’ai parlé avec l’organisation au téléphone hier. J’ai déjà un bon feeling. »

S’il a déjà le sentiment de se retrouver à la maison à Winnipeg, Dubois gardera toujours de précieux souvenirs de ses trois saisons complètes, plus cinq matchs, avec les Blue Jackets.

« J’ai énormément appris à Columbus, du moment où je me suis fait repêcher à 18 ans, jusqu’au moment où je me suis fait échanger, que ce soit des joueurs ou du personnel », a-t-il mentionné.

« Ma première année, j’ai habité avec David Savard et sa famille, et je pense que ç’a été l’une des plus belles années de ma vie. J’ai rencontré des personnes incroyables avec lesquelles je vais rester en contact pour le reste de ma vie. »

Son seul regret : ne pas avoir pu soulever la coupe Stanley avec l’équipe de l’Ohio.

« En tant que joueur de hockey, le seul objectif que tu as, c’est de gagner la coupe Stanley, et je vais toujours être déçu qu’on n’ait pas pu accomplir ça. Mais ça reste que je vais toujours me souvenir de tous les bons moments que j’ai passés avec mes coéquipiers et avec tout le monde à Columbus. »

Par ailleurs, Dubois a eu de bons mots au sujet de John Tortorella, l’entraîneur-chef des Blue Jackets, avec qui la relation quotidienne a pu paraître tendue.

« “Torts” est un coach très exigeant, mais je pense que tout ce qu’il a fait pour moi, ç’a été pour me rendre un meilleur joueur. Je ne vais jamais parler en mal de ce qu’il a fait. Mon père m’a toujours dit que quand un coach te parle, quand un coach est sur toi, il veut que tu deviennes le meilleur joueur que tu peux devenir. J’apprécie ça », a-t-il déclaré.

Dubois a aussi admis que les moments où il a parlé aux joueurs pour leur faire part de son désir de quitter Columbus avaient été difficiles et plutôt émotifs.

« J’adore tout le monde dans le vestiaire à Columbus, j’adore les gars. J’ai beaucoup d’amis avec lesquels je serai ami pour le reste de ma vie. Je sais qu’en fin de compte, on est des coéquipiers, on est surtout des amis et on est des humains. En tant qu’ami, tout ce que tu peux souhaiter c’est que ton ami soit heureux, je pense que les gars, là-bas, l’ont compris. Ça n’a pas été facile, mais ils ont compris pourquoi. »

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