Le Canadien, une équipe « à prendre au sérieux »

Jonathan Drouin, à gauche, et Nick Suzuki qui célèbrent le but de Drouin contre les Canucks de Vancouver lors de la troisième période d'un match de la LNH à Vancouver, samedi dernier.
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Jonathan Drouin, à gauche, et Nick Suzuki qui célèbrent le but de Drouin contre les Canucks de Vancouver lors de la troisième période d'un match de la LNH à Vancouver, samedi dernier.

Le Canadien de Montréal a conclu le premier segment de sa saison en tête du classement général de la LNH, et avec neuf buts de plus au compteur que son plus proche poursuivant à ce chapitre.

Le directeur général, Marc Bergevin, avait affirmé au début du camp que les attentes étaient élevées pour son équipe cette saison. On peut deviner qu’elle répond à ses attentes jusqu’ici.

Le Tricolore a conclu son voyage de six matchs pour commencer la campagne avec un dossier de 4-0-2. Il semble en voie de devenir l’équipe à battre dans la section Nord.

« On a pu le voir au cours du camp et des six premiers matchs, tout le monde est ici pour gagner. Nous sommes à prendre au sérieux, a affirmé le vétéran Corey Perry après la victoire de 5-2 du Canadien contre les Canucks de Vancouver, samedi soir. Nous avons fait un pas dans la bonne direction au cours de ce voyage et nous espérons continuer sur cette lancée. »

Avec l’arrivée des attaquants Tyler Toffoli, Josh Anderson, Michael Frolik et Perry, des défenseurs Joel Edmundson et Alexander Romanov, ainsi que du gardien Jake Allen, le Canadien semblait pouvoir compter sur beaucoup de profondeur et d’équilibre dans sa formation.

Succès réparti

Après six matchs, 16 des 19 joueurs qui ont disputé au moins un match ont un but ou plus à leur fiche. Le défenseur Brett Kulak et les attaquants Phillip Danault et Paul Byron sont les seuls à ne pas avoir encore touché la cible. Devant le filet, Allen a aidé le Canadien à l’emporter lors de chacun de ses deux départs.

« Tous les trios peuvent marquer. Quand vous embarquez sur la patinoire, vous n’avez pas à vous préoccuper d’obtenir des points. Vous voulez aider l’équipe à gagner et, si les points viennent, tant mieux », a dit l’attaquant Jonathan Drouin, qui a un but et cinq aides à sa fiche.

La profondeur se reflète aussi dans l’utilisation des joueurs. Après six matchs, il n’y a que 5 minutes 40 secondes d’écart entre la moyenne de temps de jeu de l’attaquant le plus utilisé (Nick Suzuki à 17:33) et l’attaquant le moins utilisé (Paul Byron à 11:53). De plus, la moyenne de Byron a été altérée par le fait qu’il a quitté le match de jeudi face aux Canucks en troisième période en raison d’une blessure à un pied.

Du côté des Maple Leafs de Toronto, par exemple, Mitchell Marner (24 : 25) et Auston Matthews (23:24) ont été employés en moyenne beaucoup plus que tous les autres attaquants. Zach Hyman est troisième en ce qui a trait au temps de jeu chez les Leafs à 19:37.

« Nous avons confiance, peu importe quel trio est sur la glace et peu importe la situation, a déclaré Drouin. Ça nous permet de conserver notre énergie. [...] Nous avons un calendrier condensé. C’est donc positif d’avoir cet avantage-là, de ne pas avoir à employer nos meilleurs joueurs pendant 22 minutes. Tout le monde est dans le même éventail de temps de jeu, et c’est vraiment utile. »

Malgré ce temps de jeu équilibré, le défenseur Joel Edmundson a admis que les joueurs du Tricolore étaient heureux de rentrer à Montréal et de pouvoir reprendre un peu leur souffle, après avoir disputé 6 matchs en 11 jours.

Le Canadien reprendra l’entraînement mardi, avant d’accueillir les Flames de Calgary jeudi.

Le Centre Bell aurait probablement été électrisant en raison de ce début de saison porteur d’espoir. Les nouveaux membres de l’équipe devront attendre avant de découvrir ces sensations.

À voir en vidéo