Les Expos pourraient battre leur record d'équipe de 20 défaites par jeu blanc

Atlanta — C'est une attaque de tire-pois. À la mi-mars, Tony Batista avait surpris tout le monde, y compris Frank Robinson qui n'avait jamais vu une pareille chose, en s'exerçant à frapper des grains de maïs soufflé. Il était installé dans la cage et Luis Lopez, qui était agenouillé à angle près de lui, lui lançait le maïs, comme à la balle-molle.

C'était, avait-il expliqué, une bonne façon d'aiguiser ses réflexes. On était loin de penser que c'était un avant-goût de l'attaque des Expos, la pire des ligues majeures.

Visiblement, il n'y a rien de plus facile à dégonfler que les frappeurs des Expos. Il y a des matchs où l'attaque est inexistante. Jeudi, ils ont été blanchis pour la 14e fois de la saison, un sommet dans les ligues majeures, et c'est loin d'être fini. Il reste environ deux mois et demi à la saison.

Le record des Expos s'élève à 20 jeux blancs en une saison. Il a été établi par l'édition 1972, une équipe qui avait présenté une fiche de 70-86 en 156 matchs, six rencontres n'ayant pas été disputées en raison du conflit de travail entre l'Association des joueurs et les propriétaires.

Toujours à la recherche d'une solution, Robinson a inscrit Nick Johnson au deuxième rang du rôle pour la première fois de la saison hier. «J'essaie de trouver une manière pour obtenir plus de production, a-t-il expliqué. J'essaie de trouver les bonnes positions dans l'ordre des frappeurs.»

La perte de Vladimir Guerrero est probablement la raison majeure pour laquelle les Expos en arrachent tant à l'attaque mais au camp d'entraînement, Robinson était d'avis qu'ils auraient une attaque plus équilibrée à la suite de l'acquisition de Johnson, Batista et Carl Everett, qui s'avère une grande déception.

«Je ne pensais pas que cette équipe serait menottée aussi souvent, a-t-il reconnu. J'avais l'impression que cette équipe aurait la possibilité de marquer trois, quatre, cinq points sur une base régulière. Ça ne s'est tout simplement pas produit.»