Bergevin entretient des attentes élevées pour la prochaine saison du Canadien

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin

Marc Bergevin commence habituellement chaque saison en affirmant que l’objectif du Canadien de Montréal est de se tailler une place en séries éliminatoires et qu’après ça, tout est possible. Cette année, c’est un peu différent.

À la veille du premier entraînement sur glace du camp, le directeur général du Tricolore a affirmé avoir assemblé une équipe prête à faire face aux défis du calendrier condensé de 56 matchs et de la nouvelle section entièrement canadienne. « Nous avons des attentes à l’interne qui sont élevées, a-t-il admis. Mais il faut livrer la marchandise. »

Bergevin a rappelé que l’ajout du gardien Jake Allen, des attaquants Josh Anderson et Tyler Toffoli et du défenseur Joel Edmundson allait permettre au Canadien de continuer à jouer avec rapidité, mais aussi de rivaliser avec des équipes plus robustes. « Ce sera plus difficile avec trois voyages dans l’Ouest canadien, mais nous avons un groupe bien équipé pour faire face aux formations de l’Ouest, a insisté Bergevin. Je me promène dans le vestiaire depuis deux jours, et les joueurs sont excités. Ils ont hâte de commencer. »

« La section est très bonne. Il y a quatre équipes qui iront en séries et trois qui seront éliminées. Il y aura de bonnes équipes qui ne seront donc pas des séries. »

Les embauches dans les dernières semaines des attaquants Michael Frolik et Corey Perry ont aussi ajouté de la profondeur au groupe, en cas de blessures ou d’éclosion de coronavirus pendant la saison. « Il va probablement en avoir [des cas de COVID-19] parce que la bulle est plus ouverte que cet été à Toronto, mais nous allons gérer la situation du mieux que nous le pouvons », a dit Bergevin.

Par ailleurs, Bergevin a indiqué qu’il ne s’attendait pas à effectuer d’autres transactions d’ici le début de la saison le 13 janvier à Toronto, à moins de blessures pendant le camp.

Il a aussi indiqué que Perry et Tomas Tatar allaient rater la première journée du camp, lundi, puisqu’ils doivent terminer leur quarantaine de sept jours à la suite de leur arrivée dans la région de Montréal.

Un peu de gymnastique

Toutes les acquisitions effectuées cet automne forceront Bergevin à travailler en étroite collaboration avec le vice-président aux opérations hockey et affaires juridiques du Canadien, John Sedgwick, afin de respecter le plafond salarial de la LNH.

Bergevin a mentionné que l’équipe devra vraisemblablement compter sur moins de 23 joueurs dans sa formation régulière en début de saison. L’ajout d’un groupe de quatre à six réservistes, permis de manière exceptionnelle par la LNH cette saison, offrira une certaine flexibilité au Canadien.

« Nous allons devoir faire beaucoup de gymnastique chaque jour pour gérer la masse salariale », a noté Bergevin.

Il croit aussi que les restrictions liées à la pandémie, comme la quarantaine obligatoire de sept jours à l’arrivée au Canada ou via une autre province, pourraient affecter les décisions sur le marché des transactions ou lorsqu’un joueur est soumis au ballottage.

Bergevin n’a pas commenté la situation contractuelle de deux attaquants importants de l’équipe : Phillip Danault et Tomas Tatar. Les deux pourraient obtenir l’autonomie complète le 28 juillet prochain. Le vice-président principal aux affaires publiques et communication du Canadien, Paul Wilson, a commencé la visioconférence en déclarant que Bergevin n’entrerait pas dans les détails concernant les négociations avec les joueurs de l’équipe.

Bergevin a vanté les mérites de Perry, qui a été un élément important du parcours des Stars de Dallas jusqu’en finale de la Coupe Stanley cet été. « Ça envoie un message, a-t-il dit au sujet de son acquisition. Ça veut dire que nous sommes à prendre au sérieux. Il est ici pour gagner. »

Bergevin a commenté les performances des trois espoirs de l’équipe au Championnat mondial de hockey junior : Cole Caufield, Jan Mysak et Kaiden Guhle. « Cole, sa progression est bonne. Il va retourner au Wisconsin pour finir son université. Pour Mysak, nous l’aimons jusqu’à maintenant. Il est encore très jeune, à 18 ans. Pour Guhle […] il y a beaucoup de choses qu’il fait bien, dont sa façon de tuer les jeux. Il a un bon gabarit et lui aussi il est très jeune, à 18 ans. […] L’avenir est prometteur pour les trois jeunes. »

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