Un match qui s’annonce difficile pour l’Impact en Floride

Bojan Krkic (à gauche) avec Chris Mavinga, du Toronto FC, en juillet dernier à Reunion, en Floride
Photo: Michael Reaves Agence France-Presse Bojan Krkic (à gauche) avec Chris Mavinga, du Toronto FC, en juillet dernier à Reunion, en Floride

Pour ceux qui l’avaient peut-être oublié, l’Impact de Montréal a encore au moins un match à disputer avant que ne se termine son éprouvante année 2020. Ce match, mardi prochain en Floride, s’annonce difficile, contre un rival coriace, au moment où la formation montréalaise ne fait qu’amorcer sa préparation après une quarantaine de 14 jours.

Un peu plus de deux semaines après l’élimination crève-cœur aux mains du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, Samuel Piette et ses coéquipiers ont tenu une deuxième séance d’entraînement, lundi au complexe Marie-Victorin, en prévision de leur match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF contre le CD Olimpia, une équipe du Honduras.

Vaincus 2-1 le 10 mars au Stade olympique, les hommes de Thierry Henry se présenteront à Orlando, le 15 décembre, avec un visage relativement différent de celui qu’ils avaient montré lors du duel aller, le dernier avant une trêve de quatre mois, causée par la pandémie de coronavirus. Ainsi, la formation officielle de 25 joueurs de l’Impact en prévision de ce match, dévoilée lundi, n’inclut pas Bojan Krkic.

Le milieu de terrain espagnol est l’un des quatre joueurs de l’Impact dont l’option au contrat en vue de 2021 n’a pas été levée le 27 novembre dernier. Bojan Krkic, qui pourrait toujours revenir à Montréal en 2021, a toutefois choisi de ne pas participer à ce match. La liste inclut aussi le défenseur Rod Fanni et le milieu de terrain Emanuel Maciel, mais ni l’un ni l’autre ne sera disponible. Fanni ne participe pas aux entraînements tandis que Maciel sera à l’écart en raison d’une blessure.

Enfin, la liste comprend également l’attaquant Anthony Jackson-Hamel, dont l’option n’a pas été renouvelée par le directeur sportif, Olivier Renard.

Le fait que Jackson ait choisi de demeurer dans l’entourage de l’équipe est sans doute une bonne nouvelle pour Piette, qui a admis ressentir un pincement au cœur à l’idée que Jackson-Hamel ne sera pas là l’an prochain.

« Pour moi, Anthony est l’un de mes bons amis, même en dehors de l’équipe. C’est quelqu’un qui m’aidait beaucoup dans les moments plus difficiles », a raconté Piette, qui a participé à une visioconférence après l’entraînement de l’équipe. Sans oublier que des dirigeants d’une équipe professionnelle doivent prendre des décisions, Piette a fait remarquer que le contexte particulier entourant la saison 2020 a accentué le rapprochement au sein du groupe.

« On a vécu des trucs cette année qui sortent complètement de l’ordinaire. Il y avait un bon team bonding, et de voir partir certaines personnes avec qui je me suis encore plus rapproché cette année à cause de ça, ça fait quelque chose. »

Moins d’inconvénients

Lors de cette visioconférence, qui s’est conclue quelques minutes avant que l’Impact ne dévoile sa formation en vue de la Ligue des champions, Piette est apparu dans de bonnes dispositions physiques et mentales. Et à l’écouter parler, il semble que ce soit le cas au sein de tout le groupe.

« Je pense que les deux semaines [de quarantaine] ont fait beaucoup de bien. Surtout pour moi, personnellement, de retrouver la famille, la maison. Maintenant, c’est le dernier stretch avant la fin de l’année. Juste de pouvoir s’entraîner ici à Montréal et après, de retourner à la maison, ça fait beaucoup de bien », a admis Piette, qui ne pouvait dire à quel moment l’équipe s’envolerait pour la Floride.

Si jamais l’Impact parvient à renverser le CD Olimpia, il participera aux demi-finales le 19 décembre. Avec une autre victoire dans un match à élimination directe, la finale suivrait, le 22 décembre.

La formation du Honduras (7-0-4) n’a pas encore perdu depuis le début de la saison automnale. Par contre, l’Impact va jouer ce match retour dans un environnement beaucoup moins hostile que s’il avait dû se rendre jusque dans ce pays d’Amérique centrale.

« Pour l’avoir vécu avec l’équipe nationale, le Honduras est l’une des places les plus difficiles où j’ai eu à jouer, avec les partisans, le genre de terrain, le genre de gazon, qui n’est pas le même que nous retrouvons au stade Saputo où au Red Bull Arena », a reconnu Piette.

« C’est une atmosphère différente, qui peut être effrayante pour des joueurs qui ne l’ont jamais vécue. D’aller dans un territoire neutre, ça ne joue pas nécessairement à notre avantage, mais ça fait en sorte que tous les gros désavantages qu’on aurait connus au Honduras sont mis de côté. »

Pour Piette, ce match sera son premier depuis celui du 8 novembre contre D.C. United, lors duquel il avait reçu un carton rouge en toute fin de rencontre.

C’est dans une loge située dans les hauteurs du Gillette Stadium qu’il a assisté à la défaite de ses coéquipiers. L’expérience n’a pas été facile à vivre, et pas seulement à cause de l’issue du match, a-t-il admis.

« C’est beaucoup de stress, ce sont des émotions complètement différentes que quand tu es sur le terrain. Tu vois un peu le match différemment, tu vois ton équipe aussi différemment, et tu comprends certaines situations, lorsque tu es sur le terrain, que tu ne remarques pas ou auxquelles tu ne penses pas, parce que tu es dans le vif du jeu. J’avais des fourmis dans les jambes en regardant ce match. »

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