Sport chez les jeunes: Isabelle Charest se bute à la Santé publique

La ministre responsable du Sport, Isabelle Charest
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre responsable du Sport, Isabelle Charest

Le gouvernement Legault ferme la porte à une reprise graduelle du sport organisé chez les jeunes, en raison de la pandémie.

La ministre responsable du Sport, Isabelle Charest, soutient que c’est une décision des autorités de la santé publique et qu’elle n’y peut pas grand-chose.

L’opposition péquiste demande qu’on autorise graduellement la pratique du sport organisé chez les jeunes de 12 ans et moins, puisque les risques de propagation du coronavirus sont alors minimes et qu’on autorise après tout l’achalandage dans les centres commerciaux.

En conférence de presse jeudi après-midi au parlement, Isabelle Charest a indiqué être en contact avec les autorités de la santé publique, mais que ses pressions semblent rester lettre morte.

Pourtant, les fédérations sportives ont toutes collaboré afin de mettre en place des protocoles pour une pratique sécuritaire de l’activité physique, a-t-elle assuré.

« C’est ce que je fais valoir, toujours, avec la santé publique, et puis, on espère que ça va pouvoir évoluer. »

Rappelons que dans les zones rouges, aucune activité sportive et de loisir organisée ne peut avoir lieu. Les cours de groupe et la pratique encadrée d’un sport ou d’une activité physique sont donc interdits. Et dans les zones orange, les restrictions sont telles que beaucoup d’organisations, équipes, écoles, associations, ont lancé la serviette, a fait remarquer le PQ.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a déploré qu’on permette aux enfants de 10 ans et moins d’aller magasiner sans masque, mais qu’on leur interdise de jouer au hockey sur une patinoire.

Selon la députée péquiste Méganne Perry Mélançon, le risque de contamination au coronavirus dans le sport encadré est « très faible » chez les 12 ans et moins.

« On ne nous a jamais expliqué quels étaient les risques d’éclosion dans chacun des sports, avait-elle argué. […] Alors, je pense qu’il faudrait savoir qu’est-ce que la Santé publique en pense et d’ouvrir au maximum la possibilité de faire du sport au Québec. »