Danault tente de rester zen même si les négociations sont au point mort

Le vétéran de 27 ans a tiré des leçons de ce qu’il a vécu lors des précédentes négos en 2018 et il n’a pas l’intention cette fois de se mettre martel en tête. 
Photo: Gregory Shamus Getty Images/AFP Le vétéran de 27 ans a tiré des leçons de ce qu’il a vécu lors des précédentes négos en 2018 et il n’a pas l’intention cette fois de se mettre martel en tête. 

Phillip Danault tente de rester zen même si les négociations sur une prolongation de contrat avec le Canadien de Montréal sont au point mort et qu’il ignore tout des tractations entre la Ligue nationale et l’Association des joueurs pour lancer la prochaine saison.

Le vétéran de 27 ans a tiré des leçons de ce qu’il a vécu lors des précédentes négos en 2018 et il n’a pas l’intention cette fois de se mettre martel en tête. Il préfère se concentrer sur ce qu’il peut contrôler personnellement.

« Il n’y a aucune négociation pour l’instant », a admis le joueur de centre en visioconférence, mardi, au moment de le récompenser pour son implication communautaire en lui décernant le trophée Jean-Béliveau.

Dans ce contexte, s’est-il résigné à jouer la dernière année de son contrat ?

« Je vis au jour le jour. Je ne veux pas refaire la même erreur qu’il y a deux ans, alors que j’étais stressé de signer une nouvelle entente. Mon désir est de rester à Montréal. J’ai toujours été fier de porte le chandail du Canadien. Je donne mon 100 pour cent à chaque soir.

« Pour le reste, c’est entre les mains de Marc (Bergevin, le directeur général) et de mon agent », a réagi calmement Danault, assurant qu’il sera à son poste aussi déterminé que jamais lorsque le camp d’entraînement commencera.

Danault touchera 3,083 millions $ US la saison prochaine et il deviendra joueur autonome sans compensation à l’issue de celle-ci. Compte tenu de ses statistiques et de sa contribution générale, il peut certainement aspirer à une augmentation substantielle. Mais Bergevin a déjà engagé beaucoup d’argent en signant plusieurs joueurs depuis la fin de la dernière saison.

Mais pas question cette fois pour Danault de faire les frais de la situation.

« J’ai fait des sacrifices à mon dernier contrat…, a-t-il tranché, s’abstenant de poursuivre sa pensée. Je laisse ça — les négociations — à mon agent et à Marc. »

Malgré l’émergence des jeunes joueurs de centre Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi lors des dernières séries éliminatoires, l’attaquant québécois a répété qu’il ne se voit pas être relégué à un rôle strictement défensif. Mais il ne veut pas non plus donner l’impression qu’il revendique le statut de centre no 1 de l’équipe.

« J’accepterai un rôle défensif le jour où je vais considérer que je ne suis plus capable de m’améliorer. Et ce n’est pas encore le cas. Marc a pris de bonnes décisions, notamment en obtenant des ailiers de qualité. Nous avons désormais un top-9 de qualité et je suis certain que Claude (Julien, l’entraîneur) va être capable de répartir les minutes de chacun de la bonne façon. »

Un homme de coeur

Au sujet de Suzuki et Kotkaniemi, Danault se verrait bien jouer un rôle de mentor à leurs côtés.

« Je crois beaucoup en ces deux jeunes. Je veux gagner avec eux », a-t-il dit.

En ce qui concerne le début de la prochaine saison, il n’a pas voulu s’avancer, puisqu’on « ne sait pas grand-chose officiellement. »

Danault est par ailleurs extrêmement honoré de mettre la main sur le trophée Jean-Béliveau, décerné annuellement au joueur du Canadien qui s’est le plus impliqué par ses actions et sa générosité au sein de la communauté.

« C’est un honneur qui me fait chaud au coeur. Depuis que je suis tout jeune, c’est naturel pour moi de redonner aux autres. Ça fait partie de qui je suis », a-t-il confié, soulignant également l’implication de sa conjointe, Marie-Pierre Fortin.

Danault a remis la bourse de 25 000 $ à deux organismes. Il a fait don de 20 000 $ au Fonds Marie-Pierre et Phillip Danault de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, qui a pour mission de lutter contre l’intimidation, la discrimination et la violence en milieu scolaire, et de 5000 $ à la Fondation du Canadien pour l’enfance.

Le couple Danault est particulièrement interpellé par le problème de l’intimidation sur les réseaux sociaux.

« C’est quelque chose qui nous tient à coeur. Tout le monde a déjà fait l’objet d’intimidation. Mais avec la popularité des médias sociaux chez les jeunes, ça prend une autre dimension. Nous faisons donc de notre mieux pour les aider. »

Danault succède au capitaine et défenseur Shea Weber, qui avait mérité l’honneur la saison dernière.

Instauré en 2003 pour commémorer les 50 ans d’association de Jean Béliveau avec le Canadien, ce prix vise à célébrer les valeurs qui le caractérisaient et le joueur qu’il était.

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