Félix Auger-Aliassime tire du positif de 2020

S’il avoue que sa progression a dépassé ses attentes en 2019, Félix Auger-Aliassime dit tirer beaucoup de positif de la dernière saison, même si elle a été perturbée par la pandémie de coronavirus et qu’il n’a pas pu améliorer sa position au classement.
Photo: Martin Meissner Associated Press S’il avoue que sa progression a dépassé ses attentes en 2019, Félix Auger-Aliassime dit tirer beaucoup de positif de la dernière saison, même si elle a été perturbée par la pandémie de coronavirus et qu’il n’a pas pu améliorer sa position au classement.

Félix Auger-Aliassime vient à peine de tourner la page d’une saison qui a constitué un défi en cette période de pandémie, qu’il a déjà le regard tourné vers 2021. Et il ne cache pas que sa priorité l’an prochain sera de bien faire en tournois du Grand Chelem, dans l’espoir de franchir une autre étape dans sa carrière.

Il a beau, à 20 ans, déjà faire partie de l’élite de son sport, Auger-Aliassime comprend que les quatre grands tournois de la saison sont incontournables pour gravir les échelons au classement.

« Dans la structure des tournois actuels, ce sont ceux qui comptent le plus au classement. C’est pour ça que mon équipe et moi en faisons une priorité, de façon à les aborder dans les meilleures dispositions », a-t-il expliqué, lundi, dans le cadre d’une visioconférence dont il a profité pour faire le bilan de sa saison.

Et c’est sans doute ce qui explique sa décision de se séparer, au début du mois, de son entraîneur de longue date, Guillaume Marx.

« Ce ne sont jamais des décisions faciles, après toutes les belles années que nous avons connues ensemble, a reconnu Auger-Aliassime. Après y avoir longuement réfléchi, j’ai pensé que c’était le moment. Notre collaboration avait atteint ses limites et j’estime qu’il est temps d’aller chercher de nouveaux conseils pour atteindre la prochaine étape. »

S’il continue de travailler avec le Français Frédéric Fontang, qui collaborait déjà avec Marx, Auger-Aliassimeouvre la porte à s’entourer d’un mentor ou d’un conseiller qui a justement l’expérience du tennis de très haut niveau.

« Quelqu’un qui a accompagné des joueurs qui ont déjà gagné des Grands Chelems ou qui a lui-même gagné des Grands Chelems. C’est une piste que je commence à explorer », a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’est fixé aucun échéancier et qu’il entend prendre son temps dans ce dossier.

S’il avoue que sa progression a dépassé ses attentes en 2019 — il est alors passé du 106e au 21e rang mondial —, il dit tirer beaucoup de positif de la dernière saison, même si elle a été perturbée par la pandémie de coronavirus et qu’il n’a pas pu améliorer sa position au classement.

« J’ai atteint trois autres finales — Rotterdam, Marseille et Cologne — et terminé avec un titre en double à Paris-Bercy, en plus de me qualifier pour la deuxième semaine aux Internationaux des États-Unis — les huitièmes de finale. Mais plus important que les résultats, je suis satisfait de l’évolution positive de mon jeu, de ma maturité, de mon approche sur ma carrière en général, malgré tous les défis auxquels nous avons tous fait face. »

Malgré la longue interruption du calendrier dans la foulée de la pandémie, Auger-Aliassime aura néanmoins été très actif cette année. À compter de la reprise des activités du circuit à la fin août, il a disputé 31 matchs en 12 semaines, si on inclut les doubles.

« Cette année, c’était du jamais vu. Nous avons vécu beaucoup d’incertitudes et il a fallu s’adapter. Il était difficile de performer à tous les tournois quand on en dispute autant en si peu de temps. Mais c’était notre réalité cette année. À l’avenir, c’est quelque chose que je veux améliorer. »

Il estime également que les nombreux matchs disputés en double ont été très formateurs. « Ça faisait partie du plan initial de jouer presque tous les tournois en double, à l’exception des tournois de Grand Chelem. Physiquement, c’est la meilleure façon de s’entraîner. Pour moi, ça m’a permis d’améliorer la précision de mes coups, d’améliorer mon service. »

De retour à Montréal parmi sa famille, qui lui a beaucoup manqué en cette année particulière, il observe la quarantaine obligatoire et se concentre sur les étapes qui le mèneront à Melbourne, mi-janvier, pour les Internationaux d’Australie. « Même s’il reste encore beaucoup d’inconnues pour le début de la saison 2021, je prévois de me rendre à l’académie Nadal à Majorque au début décembre pour reprendre l’entraînement avant le départ pour l’Australie. »

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