Ski alpin: Mikaela Shiffrin, de retour, s’estime «capable» de skier vite à Levi

Mikaela Shiffrin en épreuve de Coupe du monde de ski alpin à Bansko (Bulgarie), en janvier 2020.
Photo: Nikolay Doychinov Agence France-Presse Mikaela Shiffrin en épreuve de Coupe du monde de ski alpin à Bansko (Bulgarie), en janvier 2020.

« Je veux skier bien, ce qui veut dire skier vite, et je sais que j’en suis capable », a estimé jeudi l’Américaine Mikaela Shiffrin, triple lauréate de la Coupe du monde de ski alpin, qui fait son retour en compétition samedi à Levi (Finlande), près de dix mois après sa dernière course.

« Avec tout ce qui m’est arrivé, je ne peux pas avoir d’attentes particulières », a reconnu la reine du slalom, après avoir été éloignée du circuit l’hiver dernier par la mort de son père, puis par la pandémie de nouveau coronavirus.

QUESTION : Êtes-vous en colère par rapport à la façon dont s’est terminée la saison précédente ?

RÉPONSE : « Je suis fatiguée émotionnellement. J’ai pu être en colère à un moment, mais il n’y a plus de place pour cela désormais. La pandémie, je ne l’ai pas voulue, personne n’en a voulu, on ne maîtrise pas ces choses-là. J’ai été très en colère, mais pas à cause de la fin de saison, mais à cause de la mort de mon père […] L’hiver dernier, Federica (Brignone, finalement vainqueure du classement général) et Petra (Vlhova, vainqueure du globe de slalom) ont très bien skié toute la saison. Il n’y a aucune raison de penser que ces filles ne méritent pas leurs titres. »

Q : Qu’espérez-vous des deux slaloms de Levi ?

R : « Je n’attends rien de particulier. Avec tout ce qui nous est arrivé à nous, athlètes (la crise sanitaire), et ce qui m’est arrivé personnellement, je ne peux pas avoir d’attentes particulières. Je veux skier bien, ce qui veut dire skier vite et je sais que j’en suis capable. Après, je reste une compétitrice. Si tout ne se passe pas comme prévu, je travaillerai encore plus dur pour la prochaine fois. »

Q : Où en sont vos problèmes de dos ?

R : « Ça va sûrement me suivre pour le reste de ma carrière. À Sölden (en octobre pour l’ouverture de la saison), lorsque j’ai passé des examens, le docteur m’a dit : “Vous pouvez aggraver la situation si vous décidez de skier ce week-end. Mais si vous prenez le temps de vous soigner et de vous préparer, alors vous devriez être parfaitement rétablie.” C’est un problème qui risque de durer, il faudra que je vive avec et j’ai déjà vécu avec quelques années. »

Propos recueillis lors d’un point presse.