La Série mondiale répondra-t-elle aux attentes des amateurs?

Lundi, les Dodgers n’avaient confirmé que le partant du match numéro 1: Clayton Kershaw. L’excellent gaucher des Dodgers est incapable de répéter dans les séries les succès qu’il connaît en saison.
Photo: David J. Phillip Associated Press Lundi, les Dodgers n’avaient confirmé que le partant du match numéro 1: Clayton Kershaw. L’excellent gaucher des Dodgers est incapable de répéter dans les séries les succès qu’il connaît en saison.

La Série mondiale entre les Rays de Tampa Bay et les Dodgers de Los Angeles répondra-t-elle aux attentes des amateurs de baseball après que les deux séries de championnat auront atteint la limite de sept rencontres ? Tous les éléments sont réunis pour qu’elle le soit.

D’un côté les Rays, David de la MLB avec leur masse salariale ajustée de 28 millions $US cette saison. Ces Rays qui sont en quelque sorte l’équipe Cendrillon des présentes séries après avoir éliminé coup sur coup Yankees et Astros, puissances perpétuelles de l’Américaine ; une équipe qui, année après année, se fait belle, mais n’est pas invitée au bal.

De l’autre, les Dodgers, qui font figure de Goliath avec leur masse salariale de 108 millions $US et qui en sont à leur troisième participation à la classique automnale en quatre ans.

Voici un survol des forces en présence.

Monticule : avantage Rays

Sur le terrain, les deux équipes seront difficiles à départager. Les Rays comptent sur des partants et des releveurs de grande qualité. La formation de la Floride est particulièrement avantagée dans l’enclos, où elle compte sur le meilleur et plus profond personnel de lanceurs, qui permet à son gérant, Kevin Cash, une plus grande malléabilité pour un face-à-face à son avantage.

Du côté des partants, les Rays pourront compter sur leurs numéros 1 et 2 pour les deux premières rencontres. L’équipe a confirmé lundi que Tyler Glasnow et Blake Snell, tous deux frais et dispos, amorceront la série. Charlie Morton vient compléter cet excellent trio de partants.

Au moment où ces lignes étaient écrites, les Dodgers n’avaient confirmé que le partant du match no 1 : Clayton Kershaw. L’excellent gaucher des Dodgers est incapable de répéter dans les séries les succès qu’il connaît en saison. Comparée à sa spectaculaire fiche de 175-76 (,697) et sa m.p.m. de 2,43, sa fiche en séries de 11-12 (,478) et sa moyenne de 4,31 se comparent davantage aux statistiques de Tony Armas qu’à celles d’un futur membre du Temple de la renommée.

Pourtant, si les Dodgers espèrent l’emporter, ils auront besoin du Kershaw des bons jours.

Après lui, ils remettront la balle à Walker Buehler. Jose Urias et Dustin May, ce dernier comme ouvreur, ont aussi obtenu des départs face aux Braves.

Les deux équipes s’amènent en Série mondiale avec une moyenne de points mérités identique à 3,36. Qui a donc l’avantage ? La profondeur de l’enclos des Rays, pourrait faire pencher la balance.

Offensive : avantage Dodgers

Les Rays doivent espérer que leurs lanceurs poursuivront leur excellent travail, car au bâton, c’est plus difficile :l’équipe affiche une moyenne collective de, 209.

En fait, mis à part Randy Arozarena, c’est plutôt tranquille. Le joueur par excellence de la série de championnat de l’Américaine affiche des moyennes de, 382/,433/,855 et domine tous les frappeurs des Majeures avec 21 coups sûrs jusqu’ici, dont sept circuits. Il mène tous les frappeurs des Majeures avec 14 points comptés en autant de rencontres.

Manuel Margot est le seul autre joueur des Rays à 10 coups sûrs ou plus. Il mène le club avec 11 points produits.

Les bâtons des Dodgers sont plus chauds au moment d’amorcer cette Série mondiale, particulièrement ceux de Corey Seager et de Mookie Betts.

Seager, joueur par excellence de la série de championnat dans la Nationale, frappe pour, 298/,358/,766. Il a produit 15 points et frappé six circuits. Ses 13 points comptés ne sont devancés que par les 14 d’Arozarena.

Betts, dont l’apport défensif est également remarquable, affiche quant à lui des moyennes de, 311/,407/,444 avec six doubles et cinq points produits.

Will Smith et Cody Bellinger ont produit 11 et 10 points malgré des moyennes au bâton de ,222 et, 250 : assurément, les frappeurs des Dodgers font preuve de plus d’opportunisme.

Verdict

Les Rays ont beau compter sur d’excellents lanceurs, s’ils ne peuvent compter sur un apport offensif intéressant, il sera difficile de vaincre les Dodgers. Il faudra que d’autres joueurs, autres qu’Arozarena, prennent le relais, ce qui ne s’est pas produit jusqu’ici.

Les Dodgers, en vertu de leur meilleure fiche en saison régulière, disposent de l’avantage du terrain. Même si la série est disputée en terrain neutre, au Globe Life Park d’Arlington, au Texas, de pouvoir terminer au bâton jusqu’à quatre fois pourrait se révéler très important.

Quelques chiffres

Rays de Tampa Bay, meilleure fiche de l’Américaine (40-20) ; ont éliminé les Blue Jays (2), les Yankees (5) et les Astros (7).

2e participation à la Série mondiale (2008), pas de titre.

Dodgers de Los Angeles, meilleure fiche de la Nationale (43-17) ; ont éliminé les Brewers (2), les Padres (3) et les Braves (7).

21e participation à la Série mondiale (3e en 4 ans) ; 6 titres, dernière victoire en 1988.


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