L’ex-joueur étoile de baseball Joe Morgan s’éteint

Joe Morgan en juillet 2017
Photo: Mike Stobe Getty Images Agence France-Presse Joe Morgan en juillet 2017

Joe Morgan, le deuxième-but membre du Temple de la renommée du baseball qui a été la bougie d’allumage de la « Big Red Machine » de Cincinnati, est décédé. Il était âgé de 77 ans.

Un porte-parole de la famille a confirmé lundi que Morgan est décédé dans son domicile de Danville, en Californie, dimanche. Il souffrait d’une forme de polyneuropathie, un trouble des nerfs périphériques.

La mort de Morgan constitue la plus récente d’une longue liste de légendes des Majeures à avoir perdu la vie en 2020, après Whitey Ford, Bob Gibson, Lou Brock, Tom Seaver et Al Kaline. « Ce sont tous des champions. C’est ce qui fait le plus mal », a exprimé l’ancien receveur étoile des Reds de Cincinnati Johnny Bench.

Morgan a été nommé deux fois joueur par excellence de la Nationale, en 1975 et en 1976, en plus de participer à 10 matchs des étoiles et de remporter cinq Gants d’or. Le dynamique joueur de cinq pieds sept pouces pouvait autant voler un but que frapper un circuit. Il pouvait changer le cours d’un match avec son audace.

Plus que tout, il a été le complément de l’édition double championne de la Série mondiale des Reds de Cincinnati dans les années 1970, un club qui comptait sur les services de Pete Rose, Bench et Tony Perez pour ses deux titres consécutifs.

Le plus petit joueur des Reds a été leur joueur le plus utile, qui a été élu à Cooperstown à sa première année d’éligibilité. Sa plaque ornant les murs du Temple rend d’ailleurs hommage à sa puissance malgré sa petite stature.

Au cours de sa carrière de 22 saisons conclue en 1984, Morgan a marqué 1659 points, volé 689 buts, frappé 268 circuits et maintenu des moyennes de ,271 / ,392 / ,427. Pour plusieurs, ces statistiques ne rendent toutefois pas adéquatement justice à celui qui a été le meilleur deuxième-but de l’histoire du baseball.

Des soucis de santé l’avaient ralenti au cours des dernières années. Une opération au genou l’avait obligé à se déplacer avec une canne pour être présenté à la foule du Great American Ballpark avant le match des étoiles de 2015. Il avait aussi subi une greffe de moelle épinière.

Parcours

Joe Morgan a commencé sa carrière à Houston en 1963, avec les Colt. Quand l’équipe est devenue les Astros et est passée sur la surface synthétique de l’Astrodome, en 1965, c’est à ce moment qu’il s’est imposé comme un joueur régulier. Il a immédiatement démontré ce que les joueurs talentueux et rapides pourraient accomplir sur ce nouveau terrain de jeu.

Les Reds s’étaient déjà bâti une formidable équipe, mais ils étaient arrivés à court en 1970. Après la saison 1971, ils ont donné le cogneur de puissance Lee May et le deuxième-but étoile Tommy Helms pour obtenir Morgan dans une transaction impliquant huit joueurs.

Morgan s’est avéré exactement ce dont les Reds avaient besoin. « Joe s’est inséré au groupe comme la pièce manquante d’un casse-tête », a déjà déclaré Pete Rose de son coéquipier.

Une série de blessures a contribué à diminuer sa contribution à la fin des années 1970 et quand les Reds ont décidé de démanteler la « Big Red Machine ». Morgan est aussi parti.Après une autre saison à Houston en 1980, il a joué deux campagnes à San Francisco, avant de retrouver Rose et Perez à Philadelphie.

Ayant grandi à Oakland, Morgan est retourné dans la région de la baie de San Francisco pour une saison avec les Athletics en 1984 avant de prendre sa retraite.

Il a ensuite entamé une carrière chevronnée d’analyste à la télévision, avant de faire son entrée à Cooperstown en 1990. Les Reds l’ont aussi admis à leur Panthéon, en plus de retirer son no 8.

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