Les règles d’immigration devraient être assouplies pour les athlètes, dit Muto

«Nous devons prendre en compte la singularité des athlètes et de leurs activités», a noté Muto, qui s’est exprimé en japonais à la suite d’une rencontre de coordination des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19.
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse «Nous devons prendre en compte la singularité des athlètes et de leurs activités», a noté Muto, qui s’est exprimé en japonais à la suite d’une rencontre de coordination des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19.

Les dirigeants des Jeux olympiques de Tokyo vont proposer que le gouvernement assouplisse ses règles d’immigration afin de permettre aux athlètes d’accéder au pays avant la tenue de l’événement et qu’ils puissent s’entraîner pendant leur quarantaine de 14 jours, a évoqué le président et directeur des opérations du comité organisateur, Toshiro Muto, mercredi.

« Nous devons prendre en compte la singularité des athlètes et de leurs activités », a noté Muto, qui s’est exprimé en japonais à la suite d’une rencontre de coordination des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19.

Le Comité international olympique (CIO), la Ville de Tokyo, les représentants du gouvernement japonais et les membres du comité organisateur participeront à des rencontres virtuelles jeudi et vendredi afin de trouver des façons de présenter les JO, qui ont été reportés à cause du coronavirus.

Le comité organisateur et le CIO répètent depuis des mois qu’ils étudient divers scénarios pour le déroulement des JO à compter du 23 juillet 2021, sans offrir plus de détails.

Le président du CIO, Thomas Bach, qui prendra la parole lors des rencontres virtuelles prévues jeudi, a mentionné qu’un vaccin et un test de dépistage rapide aideraient la cause, mais rappelé qu’« aucune solution miracle » ne confirmera la tenue des JO.

Bach et le nouveau premier ministre du Japon, Yoshihide Suga, ont discuté pendant 15 minutes mercredi, a précisé le ministère des Affaires étrangères. Ils ont discuté de la manière de présenter ces JO, et Bach a dit qu’il espérait bientôt visiter le Japon.

Muto a illustré la complexité des négociations entre divers intervenants — qui ont parfois des intérêts opposés — qui représentent environ 15 400 athlètes olympiques et paralympiques, des dirigeants, des entraîneurs et des commanditaires, sans parler de la question relative à la présence de spectateurs japonais et étrangers.

« Nous devrons décider de la manière de prendre une décision, a expliqué Muto. Mais nous n’avons pas discuté des échéanciers pour prendre une décision. »

Muto a évoqué la possibilité qu’une décision soit annoncée en décembre, après des pourparlers avec le CIO, les comités olympiques nationaux, les fédérations sportives internationales et de nombreuses autres parties, dont les télédiffuseurs nationaux, les athlètes, les commanditaires et les experts médicaux.

Il a admis que les athlètes pourraient devoir utiliser les transports en commun au Japon, suggérant ainsi qu’une « bulle » étanche soit impossible à développer.

Et il a souligné que la pandémie de COVID-19 n’est pas au même niveau dans tous les pays — tout comme les tests de dépistage. Les athlètes devraient être testés avant de quitter leur domicile, puis de nouveau une fois au Japon.

« D’un pays à l’autre, la fiabilité des tests de dépistage varie, a-t-il confié. La précision des tests n’est pas uniforme. »

On ignore toujours combien coûtera le report d’un an des JO de Tokyo. La plupart des observateurs estiment les coûts en milliards de dollars, une facture qui sera épongée essentiellement par les contribuables japonais.

Le Japon a rapporté environ 1500 décès attribuables à la COVID-19, soit une moyenne bien inférieure à celles des États-Unis, du Brésil et de l’Inde.