Un duel d’anciens associés derrière le banc en finale de la Coupe Stanley

Rick Bowness, l'entraîneur-chef par intérim des Stars de Dallas, a été l’adjoint de Jon Cooper derrière le banc du Lightning de Tampa Bay pendant cinq ans.<br />
 
Photo: Bruce Bennett Getty Images via Agence France-Presse Rick Bowness, l'entraîneur-chef par intérim des Stars de Dallas, a été l’adjoint de Jon Cooper derrière le banc du Lightning de Tampa Bay pendant cinq ans.
 

Deux équipes du sud des États-Unis menées par deux anciens collègues de travail s’affronteront à compter de samedi en finale de la Coupe Stanley.

Rick Bowness, entraîneur-chef par intérim des Stars de Dallas, a été l’adjoint de Jon Cooper derrière le banc du Lightning de Tampa Bay pendant cinq ans, avant de quitter l’équipe en 2018.

Bowness, qui est entraîneur dans la LNH depuis les années 1980, espère pouvoir enfin soulever la coupe Stanley devant les gradins vides du Rogers Place. Il devra toutefois vaincre Cooper.

Cooper se souvient des raisons pour lesquelles il s’était tourné vers Bowness quand il est devenu entraîneur-chef pour une première fois dans la LNH en 2013.

« Je voulais compter sur quelqu’un qui connaît la ligue et qui pouvait me servir de mentor, a raconté Cooper vendredi lors d’une visioconférence. J’ai été très chanceux de rencontrer Rick Bowness. »

« J’ai énormément appris grâce à lui, sur la manière dont la ligue fonctionne et comment avoir du succès. »

Les deux ont vécu la déception de la défaite du Lightning en finale en 2015 contre les Blackhawks de Chicago. Cooper a insisté pour dire que le départ de Bowness n’avait pas affecté leur amitié.

Le duel entre Bowness et Cooper n’est que l’une des histoires intéressantes dans ce chapitre unique de la LNH en raison de la pandémie de la COVID-19. Malgré les villes d’origine des deux équipes, il n’y aura pas de cactus ou de palmiers autour de l’aréna. En fait, il y a plus de risques de voir un peu de neige pendant la finale disputée dans le nord de l’Alberta.

Faisant partie de l’élite de la LNH depuis plusieurs années, le Lightning espère enfin gagner un deuxième championnat, après celui de 2004. La troupe de Cooper a été humiliée l’an dernier, quand les Blue Jackets de Columbus l’a balayée dès le premier tour après qu’elle eut égalé un record de la LNH avec 62 victoires en saison régulière.

Le directeur général du Lightning, Julien BriseBois, a ajouté de l’expérience et de la robustesse à sa formation au cours de la dernière année, faisant notamment l’acquisition des défenseurs Zach Bogosian, Kevin Shattenkirk et Luke Schenn, ainsi que des attaquants Pat Maroon, Blake Coleman et Barclay Goodrow.

Ils se sont greffés à un noyau talentueux qui inclut Brayden Point, Nikita Kucherov, Ondrej Palat, Victor Hedman et Andrei Vasilevskiy.

Le trio de Palat, Point et Kucherov a inscrit 23 buts en 19 matchs cet été, aidant le Lightning à éliminer les Blue Jackets, les Bruins de Boston et les Islanders de New York.

« Nous sommes une équipe différente. Nous comptons sur différents joueurs, a rappelé Hedman. Nous sommes une meilleure équipe, je crois. »

« Les Blue Jackets nous ont eus [en 2019], et si vous n’êtes pas prêts, vous pouvez être éliminés rapidement. C’est ce qui nous est arrivé. Mais nous avons vite tourné la page. Nous avons retenu la leçon pour ne pas revivre la même situation. »

Le Lightning a atteint la grande finale même s’il a été privé de son capitaine, Steven Stamkos, qui a été opéré à un muscle du tronc le 2 mars.

« [Stamkos] poursuit sa rééducation. Nous n’avons pas mis une croix sur un retour au jeu, mais je ne m’attends pas à ce qu’il participe au premier match », a dit BriseBois.

Pour leur part, les Stars espèrent revivre leurs beaux jours du tournant du millénaire. Ils ont remporté leur seule Coupe Stanley en 1999, avant de baisser pavillon face aux Devils du New Jersey l’année suivante. Ils participent à la finale pour une première fois depuis 2000.

Les Stars ont connu un début de campagne difficile, gagnant un seul de leurs neuf premiers matchs. Leur entraîneur-chef, Jim Montgomery, a été congédié en décembre pour des raisons personnelles et Bowness a pris la relève.

Le Lightning et les Stars se sont affrontés deux fois avant l’arrêt des activités de la LNH le 12 mars, en raison de la pandémie. Les Stars ont gagné les deux duels en prolongation, 3-2 et 4-3.

Un héros inattendu se retrouve au cœur des succès des Stars depuis la relance : le gardien Anton Khudobin.

Khudobin, qui est âgé de 34 ans, a dû remplacer le partant Ben Bishop, blessé. Il a compilé un dossier de 12-6 et a été particulièrement brillant en finale de l’Ouest contre les Golden Knights de Vegas, stoppant 153 des 161 tirs dirigés vers lui pour une efficacité de , 950. Les Stars ont marqué neuf buts et les Golden Knights huit, mais les Stars ont remporté la série en cinq rencontres.

Comme BriseBois, le directeur général des Stars, Jim Nill, a aussi ajouté de l’expérience à sa formation l’été dernier, obtenant Joe Pavelski et Corey Perry.

Une bonne part de l’offensive de l’équipe est générée par la brigade défensive. Miro Heiskanen, qui est âgé de 21 ans, et John Klingberg ont amassé un total de huit buts et 32 points.

Pour l’emporter, les Stars auront besoin de voir Khudobin continuer sur sa lancée et certains éléments importants de l’attaque retrouver leur touche. Tyler Seguin, meilleur marqueur de l’équipe en saison régulière, a été limité à deux buts et six aides en 20 matchs dans la bulle d’Edmonton.

« Le Lightning a de la profondeur à l’attaque et ils ont Hedman à la pointe, dont tous les tirs semblent atteindre la cible présentement », a souligné Seguin.

« Ils ont aussi un excellent gardien et ils sont bien dirigés. Nous en aurons plein les bras. »