Claude Julien se dit remis à 100 %

Habitué à être derrière le banc, Claude Julien a dû suivre les cinq derniers matchs du Canadien à la télévision.
Photo: Hannah Foslien Getty Images via Agence France-Presse Habitué à être derrière le banc, Claude Julien a dû suivre les cinq derniers matchs du Canadien à la télévision.

Claude Julien a toujours su qu’il serait en mesure de revenir derrière le banc du Canadien de Montréal, même s’il a dû se faire poser une endoprothèse dans une artère coronaire. En fait, il croit même que la situation aurait été pire pour sa santé s’il avait dû mettre une croix sur sa carrière d’entraîneur.

Julien se dit aujourd’hui remis à 100 %, après avoir subi une intervention le 13 août pour le soulager de douleurs à la poitrine.

Il est ensuite rentré à Montréal pour reprendre des forces auprès de sa famille. Julien a cependant indiqué en conférence téléphonique mercredi qu’il serait retourné à Toronto samedi dernier si le Canadien avait gagné le sixième match de sa série quart de finale de l’Association de l’Est contre les Flyers de Philadelphie.

« J’ai eu des contacts avec d’autres entraîneurs dans la LNH qui ont déjà des stents [endoprothèses] et qui travaillent toujours derrière le banc, a mentionné Julien. Je ne suis pas le premier, et sûrement pas le dernier, à subir cette intervention.

« J’ai l’appui de ma famille. Elle sait que j’aime ce que je fais et on m’a dit qu’il n’y avait pas de danger de le faire », a-t-il poursuivi.

Julien a raconté s’être réveillé dans la nuit après la défaite de 2-1 du Canadien contre les Flyers lors du premier match de leur série en ressentant ce qui ressemblait à des brûlures d’estomac. Après une conversation avec le thérapeute sportif en chef, Graham Rynbend, et une consultation au téléphone avec le médecin en chef, le Dr David S. Mulder, la décision a été prise qu’il se rende à l’hôpital.

« C’est là qu’on a constaté que j’avais une artère partiellement bloquée et qu’on a décidé de mettre une endoprothèse, a expliqué Claude Julien. Je n’aurais pas pu demander de meilleurs soins de la part du personnel de l’hôpital St Michael’s. »

Le risque aurait peut-être été plus grand si j’avais eu à me retirer. Quand vous ne pouvez plus faire ce que vous aimez, ça a un impact mental sur vous.

 

L’entraîneur a indiqué que les médecins lui ont recommandé quelques changements mineurs à son style de vie, notamment du côté de la nutrition. Mais ce n’est pas cet incident qui éteindra la flamme de sa passion pour son métier.

« C’est un métier qui m’apporte beaucoup de bonheur. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de faire ce qu’il aime », a dit Claude Julien.

« Le risque aurait peut-être été plus grand si j’avais eu à me retirer. Quand vous ne pouvez plus faire ce que vous aimez, ça a un impact mental sur vous. Là, je me sens rempli d’énergie et j’ai encore beaucoup de choses à offrir », a-t-il ajouté.

Passer au niveau suivant

Julien a dû suivre les cinq derniers matchs du Canadien à la télévision et il a dit avoir été en contact avec l’entraîneur associé, Kirk Muller, chaque jour. Comme le reste des membres de l’organisation, il s’est dit encouragé par les performances de l’équipe, particulièrement de l’émergence des jeunes centres Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi.

Le Canadien a éliminé les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification, puis a causé des maux de tête aux Flyers. Après une saison régulière décevante, un vent d’optimisme a atteint l’organisation à la suite des performances pendant la relance de la LNH.

« Nous avons vu le leadership des vétérans et la progression des jeunes joueurs, a affirmé Julien. C’est encourageant. Ça veut dire que le travail des vétérans n’est pas gaspillé.

« Notre travail au début de la prochaine saison sera de bâtir sur ce que nous avons fait, parce que nous n’avons pas fini de nous améliorer », a-t-il assuré.

Julien a aussi fait écho aux propos du directeur général, Marc Bergevin, en évoquant l’importance de trouver un gardien réserviste de qualité pour réduire la charge de travail de Carey Price. De plus, il a mentionné le besoin d’ajouter de la profondeur à l’attaque.

De son côté, le défenseur Jeff Petry a déclaré que l’équipe devra faire preuve de plus de constance à l’attaque. Le Canadien a notamment été blanchi deux fois de suite par les Flyers.

« Il est important de bien faire défensivement, mais vous devez générer de l’attaque, particulièrement dans la nouvelle LNH. Vous n’allez pas gagner 1-0 chaque soir », a-t-il dit.

« Nous sommes une équipe rapide, mais nous avons des lacunes dans la taille des joueurs. Nous aurions besoin d’un joueur qui peut cadrer dans notre style rapide et jouer du hockey robuste. Un joueur qui n’a pas seulement un gros gabarit, mais aussi des habiletés », a-t-il ajouté.

Informé des propos de Petry, Claude Julien a rappelé l’importance d’ajouter des joueurs qui vont cadrer dans le style de jeu de l’équipe.

À voir en vidéo