La perception de certains joueurs du Canadien a changé pendant les séries

Si Nick Suzuki se taille une place de plus en plus importante dans l'attaque de l'équipe, Brendan Gallagher doit «se prendre en main», aux dires de Marc Bergevin. 
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Si Nick Suzuki se taille une place de plus en plus importante dans l'attaque de l'équipe, Brendan Gallagher doit «se prendre en main», aux dires de Marc Bergevin. 

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a affirmé pendant son bilan de fin de saison que les 10 rencontres disputées par sa troupe lors du tournoi de relance de la LNH l’aideront à prendre des décisions au cours de la saison morte.

Certains ont profité de cette aventure pour confirmer leur potentiel ou rebondir après des moments difficiles en saison régulière. D’autres ont au contraire démontré qu’ils ne devraient peut-être pas faire partie des plans à long terme de l’équipe.

Voici cinq joueurs dont la perception a possiblement changé pendant le parcours du Canadien en séries éliminatoires.

Nick Suzuki

Nick Suzuki a gravi de nombreux échelons au cours de sa première campagne dans le hockey professionnel. Il s’est taillé une place avec le Canadien au cours du camp en septembre dernier, puis a terminé les séries en tant que meilleur attaquant de l’équipe. On savait que Suzuki était voué à un bel avenir, mais il semble déjà prêt à servir de locomotive de l’attaque du Tricolore.

L’Ontarien âgé de 21 ans a amassé quatre buts et trois aides et a livré la marchandise dans des moments importants, un peu comme à sa dernière saison au niveau junior, quand il a été champion marqueur des séries de l’OHL et a aidé son équipe à remporter le championnat.

Également fiable dans son territoire, Suzuki pourrait donc être le centre no 1 du Canadien dès le début de la prochaine campagne, ou du moins partager les responsabilités principales avec Phillip Danault.

Jesperi Kotkaniemi

Bergevin a insisté pour dire que Jesperi Kotkaniemi s’était pris en main pendant l’arrêt provoqué par la pandémie et qu’il méritait tout le crédit pour ses succès en séries.

Kotkaniemi a travaillé sur son coup de patin et a augmenté la force dans ses jambes, ce qui lui a permis de tomber moins souvent à la renverse dans les batailles le long de la rampe. Il n’a pas eu peur de s’impliquer physiquement, appliquant 36 mises en échec en 10 matchs, bon pour le sixième rang à travers la LNH après les quarts de finale d’association.

Le Finlandais âgé de 20 ans a inscrit quatre buts en 10 parties. Il a rappelé pourquoi le Canadien l’avait sélectionné au troisième rang du repêchage de 2018.

Max Domi

Voilà un joueur qui devra faire comme Kotkaniemi et « se prendre en main », aux dires de Bergevin.

Max Domi a connu un début de campagne productif, mais tout a semblé dérailler quand il a été muté à l’aile pour quelques parties à la mi-novembre. Il a finalement été limité à 44 points en 71 rencontres, après avoir amassé 72 points en 82 matchs la saison précédente.

En raison de son caractère bouillant, plusieurs s’attendaient à le voir briller à sa première expérience en séries dans la LNH. Il a récolté seulement trois aides, toutes dans le même match. Il a aussi été limité à un rôle de soutien — pendant plusieurs matchs au sein du quatrième trio —, ce qui laisse croire qu’il n’avait peut-être plus la faveur de l’entraîneur, Claude Julien.

Tomas Tatar

Meilleur pointeur du Canadien en saison régulière, Tomas Tatar a été pratiquement invisible la plupart des soirs pendant les séries. Une manière moins polie de dire les choses est que l’on comprend maintenant pourquoi il avait été écarté de la formation par les Golden Knights de Vegas lors de leur parcours jusqu’en finale de la Coupe Stanley en 2018.

Tatar demeure néanmoins un membre important de l’équipe au sein du trio de Danault, avec Brendan Gallagher. Leur complicité a fait de cette unité l’une des meilleures de la LNH à forces égales au cours des deux dernières saisons.

Cependant, Tatar est âgé de 29 ans et deviendra joueur autonome sans compensation à la conclusion de la prochaine saison. Bergevin a affirmé vouloir demeurer prudent dans sa gestion de la masse salariale. Tatar n’a rien démontré en séries pour convaincre Bergevin de lui accorder un contrat à long terme l’hiver prochain.

Brett Kulak

Le Canadien ne devait compter que sur trois défenseurs fiables — Shea Weber, Ben Chiarot et Jeff Petry —, mais l’ensemble de la brigade a finalement fait du bon travail. Brett Kulak a particulièrement offert du hockey inspiré en ronde de qualification face aux Penguins de Pittsburgh.

Parfois laissé de côté par Julien pendant la saison régulière et arrivé en retard au camp de relance puisqu’il a souffert de la COVID-19, Kulak a été un bon complément à Petry au sein de la deuxième paire.

Kulak a consolidé sa présence dans le top 4 du Canadien en prévision de la prochaine saison. S’il continue à jouer de cette manière et si Alexander Romanov répond aux attentes, Victor Mete pourrait vite devenir le défenseur gaucher en trop chez le Tricolore et servir de monnaie d’échange dans une transaction.