Hamilton vainqueur à Silverstone

Lewis Hamilton n’a maintenant besoin que de quatre victoires supplémentaires pour égaler le record de Michael Schumacher, meneur historique en F1 avec ses 91 triomphes.
Photo: Bryn Lennon Agence France-Presse Lewis Hamilton n’a maintenant besoin que de quatre victoires supplémentaires pour égaler le record de Michael Schumacher, meneur historique en F1 avec ses 91 triomphes.

Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a franchi le fil d’arrivée de manière plutôt inusitée, dimanche, au Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne.

Hamilton a été victime d’une crevaison au pneu avant gauche alors qu’il était en tête dans le dernier tour, mais il a tout de même pu rallier l’arrivée et signer une troisième victoire d’affilée.

« Oh mon Dieu, je n’ai jamais vécu quelque chose de semblable lors d’un dernier tour ! a-t-il confié en entrevue d’après-course. Mon cœur a failli arrêter. »

Le Britannique a néanmoins enregistré une septième victoire en carrière sur le circuit de Silverstone, mais une première à huis clos — les partisans étaient absents en raison de la pandémie de coronavirus.

Le vétéran âgé de 35 ans n’a besoin que de quatre victoires supplémentaires pour rejoindre Michael Schumacher, meneur de tous les temps avec 91 triomphes en F1.

Mercedes a du même coup remporté les quatre premières courses du calendrier. Valtteri Bottas a gagné la première en Autriche, tandis que Hamilton a enlevé les honneurs des trois suivantes en Autriche, en Hongrie et en Grande-Bretagne.

Bottas a cependant été victime d’une crevaison lui aussi, avec deux tours à compléter, alors qu’il occupait la deuxième place. Il a fini onzième.

« Tout allait bien jusqu’au dernier tour ; les pneus tenaient bien. Valtteri me poussait, puis j’ai entendu dire qu’il avait subi une crevaison, donc j’ai regardé mes pneus et tout semblait bien… J’ai levé le pied, puis j’ai remarqué que mon pneu était déformé, et c’est là que j’ai perdu le souffle. J’essayais de garder ma vitesse, et je me suis mis à prier. J’ai failli perdre la voiture dans les deux derniers virages », s’est exclamé Hamilton.

En conséquence, le pilote Red Bull Max Verstappen a grimpé sur la deuxième marche du podium, à 5,856 secondes de Hamilton, devant le pilote Ferrari Charles Leclerc.

« J’ai été victime des circonstances. Les pneus se dégradaient très rapidement avec 10 tours à compléter, et j’ai vu Valtteri être victime d’une crevaison, donc j’ai sauté sur la radio et j’ai dit à mon équipe que j’allais lever le pied. Puis, Lewis a été victime d’une crevaison. Je suis tout de même satisfait de la deuxième place », a confié Verstappen.

Quant à Leclerc, il s’agissait pour lui d’un deuxième podium cette saison. Un exploit, compte tenu de la qualité de la voiture Ferrari jusqu’ici cette saison.

« Nous avons fait de notre mieux aujourd’hui. Je suis très, très satisfait de ma gestion des gommes, du début à la fin. La voiture n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais je suis satisfait », a confié le Monégasque.

Daniel Ricciardo (Renault), Lando Norris (McLaren), Esteban Ocon (Renault), Pierre Gasly (Alpha Tauri) et Alexander Albon (Red Bull) se sont emparés des cinq places suivantes.

Le Québécois Lance Stroll, qui est parti de la sixième place, a connu un mauvais départ et a dû travailler d’arrache-pied afin de retourner à l’avant du peloton pendant la course. Le pilote Racing Point a éventuellement terminé neuvième. « Je suis déçu de terminer neuvième, mais nous devons nous retrousser les manches et comprendre ce qui n’a pas fonctionné, a déclaré Stroll par voie de communiqué. La voiture était plus stable aujourd’hui, et je m’attendais à être plus compétitif, mais nous n’avons pu suivre le rythme. »

« Nous devons comprendre ce qui a cloché aujourd’hui et revenir en force la semaine prochaine », a renchéri le directeur de Racing Point, Otmar Szafnauer.

Le compatriote de Stroll, le Torontois Nicholas Latifi, qui s’est élancé de la 18e place sur la grille, s’est contenté de la 15e position pour Williams. Latifi tente toujours d’inscrire le premier point de sa carrière au championnat du monde de F1.

Le Grand Prix de Grande-Bretagne a fait des flammèches dès le départ, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le pilote Haas Kevin Magnussen a été victime d’un accrochage avec le pilote Red Bull Alexander Albon à la sortie du dernier virage dès le premier tour, et sa voiture a terminé sa course en percutant de plein fouet le muret de sécurité. Le Danois est sorti indemne de l’accident.

Le Russe Daniil Kvyat, chez Alpha Tauri, a aussi été victime d’une percutante sortie de piste au 13e tour. Plus de peur que de mal dans son cas, également.

Avant même le départ, un rebondissement inattendu s’est produit chez Racing Point.

Nico Hulkenberg n’a pu participer à la course puisqu’un problème mécanique a été découvert sur sa voiture alors qu’il se dirigeait vers la grille de départ. Hulkenberg avait remplacé au pied levé le Mexicain Sergio Perez, après que celui-ci eut reçu un diagnostic positif à la COVID-19 jeudi.

« Nous avons été incapables de lancer le moteur de la voiture de @HulkHulkenberg, ce qui l’a empêché de prendre le départ. Nous enquêtons afin de déterminer la cause du problème », a écrit l’équipe Racing Point sur son compte Twitter officiel.

« Ç’a été une montagne russe d’émotions depuis jeudi. [L’abandon] m’a fait très mal, ainsi qu’à l’équipe. C’était le pire scénario possible », a renchéri Hulkenberg

On ignore pour l’instant qui sera le coéquipier de Stroll le week-end prochain, lors du Grand Prix qui soulignera le 70e anniversaire de la F1 sur le circuit de Silverstone. La réponse viendra toutefois bien assez vite cette semaine.

« Rien n’est confirmé pour le week-end prochain. Il faudra patienter quelques jours », a précisé l’Allemand âgé de 32 ans.