Le Tricolore dans la bulle torontoise

Des gardes de sécurité sont postés devant l’hôtel Royal York, à Toronto, où les joueurs de toutes les équipes logent.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Des gardes de sécurité sont postés devant l’hôtel Royal York, à Toronto, où les joueurs de toutes les équipes logent.

Non, la bulle de Toronto ne ressemble pas à la prison d’Alcatraz, malgré les nombreuses clôtures qui ont été érigées ces derniers jours. Selon les membres de l’organisation du Canadien de Montréal, l’ambiance s’apparente davantage à celle d’un tournoi de hockey.

Après être arrivé à Toronto dimanche, le Tricolore a pris possession de ses quartiers à un étage entier de l’hôtel Royal York, qu’il partagera avec d’autres clubs du circuit Bettman. À leur arrivée, tous les membres de l’organisation ont reçu de petits cadeaux, ainsi que des photos de leurs proches pour les aider à s’acclimater à leur nouvelle réalité.

« C’est très sécuritaire, même du côté de l’organisation, des repas et les tests de dépistage. C’est bien organisé, mais comme toute autre chose, ça va prendre quelques jours à s’y habituer. C’était le cas aussi à Brossard. […] Je dirais que, pour le moment, on rencontre les autres équipes aussi ; ça ressemble à un tournoi de hockey, où toutes les équipes logent au même hôtel, avec les parents. On se croise un peu partout, mais on sait que ce sont les séries éliminatoires, et c’est une question d’être une fière organisation et de vouloir se rendre jusqu’au bout », a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien Claude Julien en visioconférence.

« Nous n’avons jamais vécu ça. D’habitude, nous nous retrouvons dans d’autres villes, d’autres hôtels. Là, nous sommes tous à la même place ; c’est comme un tournoi d’été. C’est sûr et certain qu’on va devoir se côtoyer [avec les autres équipes], et c’est certain que des rivalités vont se développer. Après un match ou deux dans une série, tout peut changer », a renchéri l’attaquant Charles Hudon.

Hudon et ses coéquipiers ont participé à un premier entraînement à l’intérieur de la bulle prévue par la Ligue nationale, lundi, au Centre de performance Ford situé en banlieue de Toronto. Comme prévu, aucun membre des médias n’a été admis sur place.

Selon ce qu’a rapporté le Canadien, le premier trio était toujours formé de Tomas Tatar, Phillip Danault et Brendan Gallagher, tandis que Max Domi pivotait — de nouveau — dans une unité complétée par Jordan Weal et Dale Weise.

En défensive, Ben Chiarot a été jumelé au capitaine Shea Weber, tandis que Jeff Petry jouait avec Brett Kulak, et Xavier Ouellet avec Victor Mete.

De plus, le club n’a toujours pas statué sur l’identité du gardien qui allait épauler Carey Price. Le CH a choisi de garder dans la bulle les trois gardiens substituts, soit Charlie Lindgren, Cayden Primeau et Michael McNiven.

« Aujourd’hui, nous avons fait la même chose que ce que vous avez vu depuis deux semaines à Brossard », s’est limité à dire Julien, avant de préciser que l’équipe réduira son effectif à une vingtaine de joueurs mercredi, au lendemain de la rencontre préparatoire contre les Maple Leafs de Toronto.

Julien a d’ailleurs mentionné qu’un match contre les Leafs serait un bon test pour ses protégés, afin qu’ils se préparent à affronter les Penguins de Pittsburgh dans une série de qualification au meilleur des cinq matchs.

« Les Leafs ressemblent beaucoup aux Penguins ; ils ont de la profondeur, beaucoup de talent en attaque, et ils ont un style de jeu très rapide. C’est fort possiblement un match idéal pour nous préparer à affronter les Penguins », a-t-il confié.

Julien en a profité pour rappeler que l’organisation poursuivra son évaluation des joueurs, afin d’aligner la meilleure formation possible pour affronter Sidney Crosby et sa bande dès samedi.

« Demain, nous pourrons aligner deux joueurs de plus qu’à l’habitude — dans mon cas, ce sera un attaquant et un défenseur. Nous pourrons analyser différentes choses afin de nous préparer pour les Penguins. Nous voudrons voir comment les gars vont transposer les choses que nous avons enseignées depuis deux semaines dans le match [contre les Leafs]. Je ne m’attends pas à la perfection, toutes les équipes seront un peu rouillées puisqu’elles n’ont pas joué depuis quatre mois, mais demain ce sera notre plus gros test jusqu’ici », a expliqué le principal intéressé.

Un point de vue qu’a partagé l’attaquant franco-ontarien Paul Byron. « Je crois que nous sommes tous très excités pour le match de demain. J’étais un peu sceptique au départ. Comment est-ce que ça allait fonctionner ? Comment est-ce qu’ils vont se préparer à nous recevoir ?, a-t-il énuméré.

« Ça fait quelques semaines que nous sommes dans la phase 3 du protocole de relance et, maintenant que nous sommes ici, c’est bien de pouvoir se concentrer sur la rencontre de demain. Nous avons hâte de relever le défi. »

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