Julien encense Kotkaniemi, qui pourrait avoir une chance de regagner ses acquis

Malgré la bonne première impression qu’a fait Kotkaniemi cette semaine auprès de Julien, ce dernier a rappelé que rien n’était coulé dans le béton en prévision de la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Malgré la bonne première impression qu’a fait Kotkaniemi cette semaine auprès de Julien, ce dernier a rappelé que rien n’était coulé dans le béton en prévision de la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh.

L’incertitude entourant la participation de Max Domi au tournoi de relance de la LNH a ouvert la porte aux jeunes centres du Canadien de Montréal et l’entraîneur-chef Claude Julien n’a pas hésité à encenser Jesperi Kotkaniemi au terme du deuxième entraînement du camp de l’équipe.

Depuis deux jours, Kotkaniemi se retrouve au centre de Paul Byron et Artturi Lehkonen au sein du troisième trio, le poste qu’avait brièvement occupé Domi dans les semaines avant la suspension des activités de la LNH le 12 mars, en raison de la pandémie de la COVID-19.

À la même époque, Kotkaniemi faisait partie du Rocket de Laval et venait de subir une inquiétante blessure à la rate qui devait le forcer à rater le reste de la saison.

Le Finlandais, qui a célébré son 20e anniversaire de naissance la semaine dernière, semble toutefois sur la bonne voie pour regagner ses acquis dans la LNH.

« Nous savons ce que Kotkaniemi est capable de faire quand il est à son meilleur, a affirmé Julien. Il avait été opéré à un genou l’été dernier et il était un peu en retard au début de la saison. Il avait subi d’autres blessures ensuite. Là, il patine beaucoup mieux qu’en début de saison. »

Julien a d’ailleurs souligné trois fois lors de sa visioconférence que Kotkaniemi « patinait mieux » qu’en début de saison.

Kotkaniemi, qui devrait être rendu disponible aux médias mercredi, était pourtant arrivé au camp du Tricolore en septembre confiant de pouvoir élever son niveau de jeu après avoir gagné en force musculaire pendant l’été. Après avoir inscrit deux buts lors des trois premiers matchs de la saison, il a été limité à un but et deux aides lors des 19 rencontres suivantes. Ses efforts ont aussi été déraillés par une blessure à l’aine et une commotion cérébrale.

Il a finalement été cédé au Rocket le 1er février et a amassé un but et 12 aides en 13 parties avant de tomber au combat le 6 mars.

Malgré la bonne première impression qu’a fait Kotkaniemi cette semaine auprès de Julien, ce dernier a rappelé que rien n’était coulé dans le béton en prévision de la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh.

« L’absence de Max ne signifie pas que Kotkaniemi a automatiquement ce rôle dans la formation, a-t-il insisté. Nous allons voir comment la situation évolue.

« Il y a encore beaucoup de temps pour faire des ajustements. »

Parmi les jeunes centres du Tricolore, Nick Suzuki semble néanmoins avoir une longueur d’avance. Il a été placé au sein du deuxième trio, entouré de Jonathan Drouin et Joel Armia. Julien a rappelé que Suzuki semblait avoir été rattrapé par la fatigue dans les derniers matchs avant la suspension des activités, mais a noté qu’il semblait revigoré par la pause.

Jake Evans est celui qui pourrait brouiller les cartes. Evans a joué 13 matchs avec le Tricolore à compter du 6 février et a inscrit deux buts et une aide dans un rôle de soutien.

« C’est énorme d’avoir cette expérience en banque », a affirmé Evans, qui s’est retrouvé jusqu’ici au centre du quatrième trio, entouré de Dale Weise et Jordan Weal.

« J’étais de plus en plus à l’aise et je comprenais de mieux en mieux le jeu de la LNH. Je crois que ça va m’aider au cours du camp et si je joue lors des séries. »

La ligne de centre du Canadien, complétée par Phillip Danault, détonnera énormément avec celle des Penguins, même si Domi décidait de participer aux séries malgré les risques liés à la COVID-19.

Parmi les joueurs classés comme centre sur la formation du Canadien, Danault (6) et Weal (1) sont les seuls à avoir déjà participé aux séries de la LNH. Du côté des Penguins, Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont à eux seuls disputés 326 rencontres éliminatoires en carrière.

« Personnellement, je crois que ce serait un beau défi de jouer contre ces gars-là, qui ont énormément d’expérience en séries, a déclaré Evans. Moi, je veux me concentrer sur les détails, je veux jouer du hockey simple et être un joueur difficile à affronter. »

Et comme le disait le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lundi, l’expérience ne peut être que bénéfique à long terme pour le développement des jeunes joueurs de l’équipe.

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