«Le virus décidera» de la reprise du football aux États-Unis

Une deuxième vague d'infections de COVID-19 attendue à l'automne assombrit les pronostics de reprise de la saison de football le 10 septembre.
Photo: David Eulitt Getty Images via AFP Une deuxième vague d'infections de COVID-19 attendue à l'automne assombrit les pronostics de reprise de la saison de football le 10 septembre.

L’épidémiologiste Anthony Fauci a prévenu lundi que le déroulement de la saison de la ligue nationale de football (NFL) dépendra des tests qui effectués sur les joueurs et de la capacité qu’auront les États-Unis de maîtriser la deuxième vague de propagation du coronavirus attendue pour l’automne.

« Le virus décidera pour nous », a déclaré le Dr Fauci, conseiller de Donald Trump sur la COVID-19, interrogé par la chaîne NBC.

« C’est imprévisible, tout dépend de la façon dont nous réagirons à l’automne… de l’efficacité avec laquelle nous, en tant que société, réagirons à l’inévitable épidémie qui se (re) produira », a-t-il ajouté.

Pour l’heure, la NFL a décidé de maintenir au 10 septembre le coup d’envoi de sa prochaine saison de football américain, qui comprend 256 matchs et doit se conclure par le Superbowl à Tampa Bay (Floride) le 7 février 2021.

« Si on fait une avance rapide, et qu’on est actuellement en septembre, moment auquel la saison doit commencer, je dis qu’elle ne peut pas avoir lieu, c’est impossible. Il y a trop d’infections », a néanmoins insisté le directeur de l’Institut des maladies infectieuses.

Quant à la perspective que des matchs se jouent dans des stades vides avec des joueurs déclarés négatifs, le Dr Fauci a reconnu que « c’est faisable », mais « certainement pas garanti ».

L’épidémiologiste prévoit que de nombreux tests seront disponibles d’ici septembre. Si un joueur reçoit un diagnostic positif, il devra être placé en quarantaine pendant deux semaines et il faudra retracer le suivi de ses contacts pour rechercher d’autres personnes infectées.

Le Dr Fauci a enfin expliqué que la transpiration ne favorise pas la propagation du virus, mais que le danger de le transmettre reste élevé au cours d’un match.

« Il s’agit d’un virus respiratoire. Si je l’ai dans ma cavité nasale, qu’il se décompose et que je m’essuie la main contre le nez, il se retrouve sur ma main. Quand j’aurai touché ma poitrine ou ma cuisse, il se retrouvera là au moins quelques heures. Si les gens sont en contact de façon aussi étroite qu’on peut l’être au football américain, alors c’est la configuration parfaite pour la propagation », a-t-il développé.

Or pour lui, une deuxième vague de la COVID-19 apparaît « inévitable » et présage d’un « mauvais automne et d’un mauvais hiver ». « Il n’y a aucune chance que nous soyons épargnés », a-t-il assuré.