L’Impact veut «assommer» Saprissa

Romell Quioto avait marqué le premier but pour l’Impact lors du match aller, mercredi dernier.
Photo: Carlos Gonzalez Associated Press Romell Quioto avait marqué le premier but pour l’Impact lors du match aller, mercredi dernier.

Avec un score final de 0-0 mercredi soir au Stade olympique, l’Impact de Montréal se qualifiera pour les quarts de finale du tournoi de la Ligue des champions de la Concacaf. Si Samuel Piette serait assurément heureux d’un tel dénouement, le milieu de terrain croit aussi que l’Impact ne peut adopter un style trop défensif et doit faire en sorte d’empêcher le Deportivo Saprissa d’inscrire le premier but.

À quelque 24 heures du match retour, Piette s’attendait à voir les joueurs costariciens attaquer avec force en début de rencontre pour essayer de récupérer l’avantage que détient la formation montréalaise à la suite du match nul de 2-2 arraché la semaine dernière à San José.

« C’est certain que ce sera crucial de marquer ce premier but. Si nous obtenons ce premier but, ça va nous donner confiance », a déclaré Piette.

« Si nous accordons ce premier but, surtout tôt dans le match, ce sera plus difficile pour nous. Au moins, nous jouerons à domicile, mais je sais que Saprissa va sortir en force. Si nous pouvons leur faire mal et les assommer avec ce premier but, ce sera gigantesque. »

Je pense que d’avoir cette mentalité défensive, trop défensive, ne serait pas une bonne chose pour nous 

Moins d’une heure plus tard, lors du volet de la conférence de presse réservé au Saprissa, l’ancien de l’Impact Johan Venegas tenait un discours qui rejoignait celui de Piette.

« Marquer un but à l’étranger au début du match sera très important pour nous, car ça nous permettra d’être en contrôle », a déclaré Venegas, l’un des deux buteurs du Saprissa lors du duel aller.

Par ailleurs, Piette estime que la formation montréalaise ne peut pas afficher une mentalité trop défensive. Mais il est aussi conscient que trop se lancer à l’attaque pourrait aussi lui causer des ennuis. C’est une question d’équilibre, nuance-t-il.

« On l’a vu en deuxième demie [la semaine dernière] ; quand tu défends trop longtemps, d’abord, physiquement, c’est très dur. Ensuite, quand tu récupères le ballon et que ça fait 10 ou 15 minutes que tu n’y as pas touché, tu perds un peu tes repères, tu es en manque de confiance, tu es essoufflé. Je pense que d’avoir cette mentalité défensive, trop défensive, ne serait pas une bonne chose pour nous », a-t-il souligné.

Un environnement bien différent

La semaine dernière, il a été beaucoup question de l’environnement hostile dans lequel l’Impact allait baigner au stade Ricardo Saprissa. La situation pourrait être inversée mercredi soir, alors que l’Impact pourrait jouer devant environ 33 600 spectateurs, soit la capacité maximale des gradins du niveau inférieur du Stade olympique.

Pour l’instant, il est impossible d’annoncer une estimation de la foule, l’Impact ayant choisi de ne pas dévoiler le nombre de billets qui ont été vendus jusqu’à maintenant.

La surface synthétique pourrait aussi aider la cause de l’Impact.

« On sait qu’on a un avantage de pouvoir jouer à domicile. Rien n’est gagné d’avance et il va falloir être concentré de la première à la dernière minute, parce que même si on a ce petit avantage d’avoir ces deux buts à l’extérieur, il sera quand même bien difficile de l’emporter », a averti Saphir Taïder, qui se dit disponible pour jouer après avoir regardé le match aller des lignes de côté.

De son côté, Thierry Henry n’était pas en mesure de dire jusqu’à quel point l’Impact pourrait bénéficier de l’avantage du terrain, bien qu’il sache, par expérience, qu’il est plus facile de protéger une avance lorsqu’une équipe évolue devant les siens.

« Il y a pas mal de joueurs dans cette équipe de l’autre côté qui ont aussi l’habitude de jouer sur un terrain synthétique et je pense qu’il y a des joueurs de l’autre côté qui ont aussi joué dans des stades où ça criait, où il y avait de l’ambiance », a noté Henry.

« C’est vrai qu’à la fin, quand tu dois tenir un score et que tu es à la maison, ça aide toujours un peu plus. S’il faut revenir au score, ça aide toujours un peu plus. Mais après, de par ce que j’ai connu, maison, extérieur c’est à peu près pareil, pour moi, personnellement. »

S’il y a un joueur chez le Saprissa qui n’est pas malheureux de jouer ce match retour à Montréal, c’est Venegas, lui qui a porté les couleurs de l’Impact en 2015-2016. Il a exprimé des commentaires positifs sur le stade, un peu moins sur la surface.

« Je suis très excité d’être ici, très excité d’être de retour. C’est un stade énorme. C’est un très beau stade. Le terrain est un peu endommagé, mais les choses sont ce qu’elles sont. »