Evans et Ouellet espèrent qu’ils pourront se faire valoir chez le Canadien

L’attaquant Jake Evans a fait belle impression à Claude Julien.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne L’attaquant Jake Evans a fait belle impression à Claude Julien.

On dit souvent que, lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre.

Le virus qui frappe les joueurs du Canadien de Montréal depuis quelque temps, jumelé à la perte du capitaine Shea Weber pour au moins une semaine,pourrait peut-être avoir des conséquences positives sur l’évaluation de la profondeur au sein de l’organisation.

En l’absence de certains joueurs clés, dont Weber — ainsi que Tomas Tatar à l’entraînement de vendredi —, d’autres joueurs pourraient très bientôt obtenir des occasions en or de se faire valoir auprès de la direction du club.

Après tout, l’organisation montréalaise ne cesse de répéter depuis quelquesjours qu’elle veut voir de la résilience de la part de ses joueurs, ainsi qu’une volonté de fer de lutter pour l’obtention d’une place en séries éliminatoires.

« On verra [si les gars seront capables de tenir dans des rôles plus importants], a déclaré l’entraîneur-chef Claude Julien après la victoire de la veille contre les Ducks d’Anaheim. Le but, c’est d’essayer. Mais on verra avec le temps. Une chose que je peux dire, c’est que les gars ont l’intention de le faire. »

Julien a d’ailleurs tenté une expérience en insérant Christian Folin dans la formation contre les Ducks et en jumelant Ben Chiarot et Victor Mete sur la première paire. Pousuivra-t-il dans la même direction au cours des prochains matchs ?

« Je n’ai pas pris de décision finale à ce sujet, car tous les jours nous avons des surprises, a rappelé Julien, légèrement irrité. C’est donc dur d’arriver ici aujourd’hui avec une formation pour demain. Avec la grippe, ça change non seulement tous les jours, mais toutes les heures. »

Dans la mêlée

Cela dit, parmi ceux qui pourraient hausser leur cote de popularité auprès de la direction, se trouvent notamment l’attaquant Jake Evans ainsi que le défenseur Xavier Ouellet, qui n’a pas joué dans le circuit Bettman depuis le 21 novembre 2018.

Une chose est certaine, Ouellet s’est dit prêt à sauter dans la mêlée si Julien a besoin de lui.

« Je suis prêt à jouer. Je suis ici pour faire ce qu’on me demande. J’ai beaucoup travaillé sur ma constance cette saison avec le Rocket [de Laval] et c’est quelque chose que je suis parvenu à faire. C’est la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui ; j’ai une opportunité et c’est à moi de la saisir », a confié le principal intéressé.

De plus, Julien a dressé un bilan assez positif de la première performance d’Evans en saison régulière avec le grand club, à peine 24 heures après avoir été rappelé du Rocket. « J’ai bien aimé sa façon de jouer ; il est très responsable, il a démontré de belles qualités, a résumé Julien, en référence au match face aux Ducks. Il a démontré beaucoup de vitesse, pour un gars qui jouait au centre, et il a bien protégé la rondelle le long de la rampe. J’ai bien aimé son jeu. »

Evans a également reçu les éloges de son partenaire de trio jeudi soir, un certain Ilya Kovalchuk.

« Il a très bien fait. Il a joué de manière simple, et c’est ça, la clé à son âge, a confié le Russe âgé de 36 ans. J’ai discuté avec lui avant la rencontre, puis sur le banc pendant le match, et je lui ai conseillé de demeurer lui-même. Je lui ai dit de jouer à sa façon, de ne pas opter pour une passe quand il sait qu’il a l’occasion de tirer. Des trucs comme ça. »

Préserver le sentiment d’urgence

Si de jeunes joueurs obtiendront des auditions avec le grand club au cours des prochains jours, il reste que les piliers de la formation devront eux aussi hausser leur niveau de jeu.

Julien n’a d’ailleurs pas caché qu’il en demandera davantage à Jeff Petry, qui a joué les héros jeudi soir en inscrivant le but de la victoire en prolongation contre les Ducks.

« Nous n’avons pas le choix, c’est aussi simple que ça. Il est le no 2 du côté droit, et doit donc prendre ses responsabilités. On espère qu’il pourra nous permettre de colmater cette brèche pendant l’absence de Shea », a-t-il confié.

Et Petry en est bien conscient.

« Il faut qu’on conserve ce sentiment d’urgence, parce que nous devons aligner quelques victoires — sans regarder trop loin en avant, a-t-il expliqué. Il faut maintenant se préparer pour le match de samedi contre les Leafs. »

Un match crucial, compte tenu du fait que les Leafs traversent une séquence de deux défaites et qu’ils n’ont que quatre points d’avance sur le Tricolore au classement — avant leur duel de vendredi soir contre les Ducks.

La blessure de Drouin semble guérir moins vite que prévu

Jonathan Drouin s’approche d’un retour au jeu après avoir participé à une autre séance d’entraînement avec ses coéquipiers, vendredi, au complexe sportif Bell.

Sauf que sa guérison, à la suite d’une blessure à un poignet subie lors d’un match contre les Capitals de Washington le 15 novembre, semble plus lente que prévu.

« Je vois une progression. Il y a encore de petites choses qui me dérangent, avec lesquelles je dois encore travailler, a-t-il dit. Je ne peux pas dire aujourd’hui ce que ça va être demain. Aujourd’hui c’est une bonne journée, mais on va regarder [ça] encore demain. »

Ce contretemps remet en question les échéanciers établis par l’entraîneur-chef Claude Julien, qui avait indiqué jeudi que Drouin pourrait être de la formation samedi, contre les Maple Leafs de Toronto, ou encore lundi, face aux Coyotes de l’Arizona.

« C’est une blessure qui a requis une chirurgie. Maintenant, la décision revient au joueur. On ne peut pas le forcer à revenir au jeu s’il n’est pas à l’aise. En définitive, c’est lui qui le sait. Mais les médecins m’ont assuré que c’était guéri. Maintenant, ça revient au joueur de voir à quel moment il se sentira prêt à jouer. On attend donc la réponse de Jonathan. »