Les Chiefs et les 49ers accèdent au Super Bowl

Laurent Duvernay-Tardif faisant l'accolade au quart arrière Patrick Mahomes (à gauche). Ce dernier a complété 23 de ses 35 passes pour des gains aériens de 294 verges en plus d’amasser des gains de 53 verges par la course.
Photo: ed Laurent Duvernay-Tardif faisant l'accolade au quart arrière Patrick Mahomes (à gauche). Ce dernier a complété 23 de ses 35 passes pour des gains aériens de 294 verges en plus d’amasser des gains de 53 verges par la course.

Un Super Bowl inédit et excitant opposera, pour sa 54e édition le 2 février, les Chiefs de Kansas City aux 49ers de San Francisco qui se sont brillamment qualifiés, respectivement aux dépens des Titans du Tennessee (35-24) et des Packers de Green Bay (37-20), dimanche en finales de conférences de la NFL.

Du rouge et encore du rouge. Le Hard Rock Stadium de Miami sera monochrome dans deux semaines, mais ne devrait pas être monotone au niveau du spectacle, un an après le « Super Bore » (le super-ennuyeux) s'étant soldé par le sixième sacre des Patriots de la Nouvelle-Angleterre face aux Rams de Los Angeles (13-3). Surtout si l’on se fie au jeu vif et plein d’audace proposé par les deux finalistes.

Pour la première fois depuis 1970 et pour la troisième fois de leur histoire, les Chiefs auront la chance de soulever le trophée Vince Lombardi.

Battus après prolongation l’an passé en finale de conférence américaine par les Patriots de Tom Brady, ils ont cette fois forcé leur destin en le mettant entre les mains de Patrick Mahomes au sommet de son art. Ils ont aussi pu compter sur Tyreek Hill, Sammy Watkins et Damien Williams en attaque et une défensive revampée.

Le MVP de la saison passée, qui a indéniablement gagné en maturité et en confiance en soi dans ces séries, a été le grand homme de cette rencontre. Il est à l’origine et à la conclusion de quatre des cinq touchés de son équipe. Mahomes a complété 23 de ses 35 passes pour des gains aériens de 294 verges en plus d’amasser des gains de 53 verges par la course.

Dans son sillage, la meilleure attaque de NFL a pris le dessus sur la redoutable défense des Titans.

Cette fois, Tennessee n’a rien pu faire face aux inspirations de Mahomes qui, comme lors du 2e tour face à Houston (51-31), a excellé dans tous les domaines : passes courtes, longues, courses. Le tout en ayant été extrêmement bien aidé par le gros travail de protection de sa ligne offensive.

« C’est fantastique. Ce l’est vraiment, s’est exclamé Mahomes. D’être ici, d’avoir la chance de faire partie de cette édition des Chiefs et de le faire ici au Arrowhead stadium, les gens le méritent. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot. »

Après un premier touché pour Tennessee (10-0), à la course par Derrick Henry, l’arme offensive la plus crainte des Chiefs qui n’a plus pesé par la suite, le quart des Chiefs a trouvé une première fois Tyreek Hill (10-7) avant la fin du premier quart, puis une seconde fois avant la mi-temps pour encore réduire l’écart (17-14).

Le doute a alors envahi les Titans, qui craignaient tellement ses lancers qu’ils lui ont laissé des espaces. Il les a sanctionnés avec un superbe touché à la course de 27 verges, qui a donné pour la première fois l’avantage à la franchise du Missouri (21-17).

Dans l’ultime quart, Kansas City l’a accentué avec un quatrième touché de Damien Williams à la course, puis un dernier de Sammy Watkins à la réception d’une passe, longue de 60 verges, de Mahomes (35-17) en forme d’apothéose.

Les 49ers sans merci

À San Francisco, dans le sillage de l’inarrêtable demi offensif Raheem Mostert, auteur de leurs quatre touchés à la course, les 49ers n’ont laissé aucune chance aux Packers. Ces derniers ont en outre commis trop d’erreurs en première période face à des Californiens tout heureux de mener 27-0 à la pause lors du match de championnat de l’Association Nationale.

Aaron Rodgers, qui rêvait de disputer à 36 ans une deuxième finale, neuf ans après le titre obtenu contre Pittsburgh, a été saqué deux fois. Mais, il a montré de l’orgueil en seconde période, en trouvant Aaron Jones — qui a ajouté un deuxième touché ensuite à la course — puis Jace Sternberger dans l’en-but.

Mais San Francisco, qui s’est peu appuyé sur le bras du quart-arrière Jimmy Garoppolo, avait trop pris trop d’avance grâce à Mostert (220 verges parcourues). Son exploit a d’ailleurs rendu intenable, sur le bord du terrain, l’ancienne gloire Jerry Rice, qui avait pour sa part réussi trois touchés lors du dernier sacre des 49ers, en 1995 contre San Diego.

La formation californienne est la troisième équipe de l’histoire de la NFL à se rendre au Super Bowl après avoir gagné quatre matchs ou moins lors de la saison précédente, joignant les Bengals de Cincinnati (1988) et les Rams de St. Louis (1999).

Avec Associated Press