Après cinq matchs, Ilya Kovalchuk fait bien paraître Marc Bergevin

Phillip Danault a qualifié Kovalchuk (sur la photo) de «légende» de l’histoire récente du hockey.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Phillip Danault a qualifié Kovalchuk (sur la photo) de «légende» de l’histoire récente du hockey.

Les jeunes joueurs du Canadien ont encore les yeux pétillants quand ils parlent de leur coéquipier Ilya Kovalchuk, une dizaine de jours après l’embauche du franc-tireur russe.

Max Domi a admis plus tôt cette semaine être en admiration devant l’un des meilleurs buteurs de la dernière génération de hockeyeurs. Phillip Danault a qualifié Kovalchuk de « légende » de l’histoire récente du hockey. De son côté, Kovalchuk semblait étonné de ces commentaires quand ils lui ont été rapportés mardi.

« Je ne sais pas quoi dire. Je fais mes petites affaires, a-t-il répondu. Ces gars-là me donnent tellement d’énergie. C’est vraiment un bon groupe de personnes. J’ai reçu un accueil très chaleureux. Je tente simplement de continuer à être moi-même. »

Le directeur général, Marc Bergevin, avait affirmé espérer que Kovalchuk allait faire sa place chez le Canadien, ce qui n’avait pas été le cas chez les Kings de Los Angeles. L’échantillon est encore mince, mais Kovalchuk est loin d’avoir mal paru lors de ses cinq premières sorties avec le Tricolore.

Kovalchuk a récolté un but et trois aides jusqu’ici. Il a bien fait autant aux côtés de Phillip Danault et Tomas Tatar, qu’en compagnie de Domi et Nick Suzuki.

« Nous jouons un style de hockey rapide et c’est peut-être un peu différent que le style des Kings, a noté le vétéran Nate Thompson, qui avait joué avec Kovalchuk chez les Kings avant d’être acquis par le Canadien l’hiver dernier. Parfois, il suffit simplement d’un changement d’air.

« Il est des nôtres dans le vestiaire et les gars apprécient sa compagnie. [Lundi] quand [Ryan] Poehling a marqué, il était peut-être le gars le plus heureux sur le banc. Il est comme ça. »

Seulement 15 joueurs ayant joué dans la LNH cette saison sont nés en 1983 ou avant. Du groupe, on retrouve seulement cinq attaquants, soit Kovalchuk, Jason Spezza et Mikko Koivu, qui sont tous âgés de 36 ans, ainsi que Joe Thornton et Patrick Marleau, qui sont âgés de 40 ans.

Alors que l’on parle de plus en plus du fait que la LNH est une ligue de jeunes, la présence de vétérans pour les encadrer demeure importante.

« Les jeunes doivent apprendre comme nous l’avons fait avant eux, a noté Kovalchuk, qui a indiqué avoir beaucoup appris de Scott Mellanby chez les Thrashers d’Atlanta. Vous voyez leurs qualités de meneur, leur confiance. Ça vous valorise, vous donne confiance et vous apprenez comment vous comporter sur la glace et hors de la patinoire. »

« Il n’y a pas d’équipe qui a du succès seulement avec des jeunes, a renchéri l’entraîneur-chef, Claude Julien. Dans notre cas, nous voulons progresser avec nos jeunes, mais ça va toujours prendre des vétérans. Vous ne pouvez pas aller seulement dans une direction. Il faut trouver un équilibre entre les deux. »

Kovalchuk a admis avoir joué avec une énergie nouvelle à ses premières sorties avec le Canadien, mais que son âge avait peut-être fini par le rattraper à sa troisième rencontre en quatre soirs, jeudi dernier face aux Oilers d’Edmonton.

« Je me sentais mieux lors des deux derniers matchs, a-t-il ajouté. C’est bon d’avoir gagné, c’est plus amusant. Tout le monde a du plaisir ici à l’entraînement, à travailler fort. »

Kovalchuk devait surtout servir de bouée de sauvetage en l’absence de Jonathan Drouin, Joel Armia, Brendan Gallagher et Paul Byron, tous blessés. Il sera intéressant de voir de quelle manière son rôle évoluera quand ils reviendront au jeu et quelle part il continuera d’avoir dans les succès de l’équipe.