Le Canadien embauche Ilya Kovalchuk, un pari à faible risque

Marc Bergevin (photo) a aussi indiqué avoir discuté avec le directeur général des Kings, Rob Blake, pour être rassuré au sujet de la personnalité de l’attaquant Ilya Kovalchuk.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Marc Bergevin (photo) a aussi indiqué avoir discuté avec le directeur général des Kings, Rob Blake, pour être rassuré au sujet de la personnalité de l’attaquant Ilya Kovalchuk.

Marc Bergevin n’a pas tenté de vendre sa plus récente embauche comme la plus belle invention depuis le pain tranché. Le directeur général du Canadien de Montréal le sait, l’acquisition de l’attaquant Ilya Kovalchuk n’est qu’un pari sans risque.

Kovalchuk a accepté un contrat à deux volets d’une valeur de 700 000 $ US dans la LNH et de 70 000 $ dans la ligue américaine.

Puisque le Canadien est privé de quatre attaquants importants en raison de blessures, Bergevin espère que l’arrivée de Kovalchuk aidera son équipe à rester dans la course aux séries jusqu’à leur retour.

« [Jonathan] Drouin jouait du très bon hockey, [Joel] Armia était une force, [Paul] Byron a connu 2 saisons de 20 buts et [Brendan] Gallagher est blessé. Ils sont des joueurs importants dans notre équipe, a rappelé Bergevin. Je crois que s’ils étaient en santé, nous serions dans une position pour participer aux séries, ou plus proches de l’être.

Renfort

« Je ne crois pas que nous sommes hors de la course, mais nous voulons nous accrocher jusqu’à notre semaine de congé, jusqu’à ce que les blessés reviennent. »

Le Canadien a perdu ses quatre derniers matchs. Avant les rencontres de vendredi, il accusait six points de retard sur le Lightning de Tampa Bay et le troisième rang de la section Atlantique, ainsi que sept points de retard sur les Flyers de Philadelphie et le deuxième laissez-passer donnant accès aux séries dans l’Association de l’Est.

C’est donc pour cette raison que Bergevin a tendu une perche à Kovalchuk vendredi, un jour après avoir aussi acquis le défenseur Marco Scandella des Sabres de Buffalo.

Bergevin a toutefois été réaliste dans son analyse de Kovalchuk.

« C’est certain qu’il n’est pas le joueur qu’il a déjà été. Il est âgé de 36 ans », a admis Bergevin.

« [Jeudi] soir, les gars ont travaillé fort. Peut-être que “Kovy” aurait pu être le gars qui marque pour faire 2-2. On ne sait jamais », a-t-il ajouté en revenant sur la défaite de 2-1 du Tricolore face au Lightning.

Fin de carrière

Sélectionné au premier rang du repêchage de la LNH par les Thrashers d’Atlanta en 2001, Kovalchuk a accumulé 436 buts et 423 aides en 897 parties dans la LNH avec les Thrashers, les Devils du New Jersey et les Kings de Los Angeles.

Kovalchuk a toutefois été limité à 3 buts et 6 aides en 17 matchs avec les Kings cette saison. Son contrat a été résilié le 17 décembre, puisque Kovalchuk n’était plus dans les plans de l’équipe.

Sa dernière sortie remonte au 9 novembre, au Centre Bell, face au Canadien.

Les Kings avaient précédemment accordé un contrat de 3 saisons et 18,75 millions de dollars à Kovalchuk lors de l’été 2018. Kovalchuk effectuait un retour dans la LNH après un séjour de cinq saisons dans la Ligue continentale de hockey (KHL), avec le SKA Saint-Pétersbourg. Il était rentré en Russie même s’il était toujours sous contrat avec les Devils, après avoir écoulé seulement 3 saisons d’un contrat de 15 campagnes et 100 millions de dollars avec eux.

« C’est évident qu’il a des choses à se faire reprocher, mais probablement que tous les joueurs de la Ligue nationale ont déjà reçu des reproches de la part de leur entraîneur, a dit Bergevin. Il n’y a pas de joueur parfait. »

« Dans ma conversation avec “Kovy” ce matin, je voulais lui dire que nous ne voulons pas l’empêcher de faire ce qu’il fait bien. Mais nous avons un système de jeu et il doit l’accepter. Il sait très bien que c’est sa dernière chance. Mais il n’y a pas de risque pour l’organisation, que ce soit du côté des atouts ou du côté monétaire. »

Bergevin a aussi indiqué avoir discuté avec le directeur général des Kings, Rob Blake, pour être rassuré au sujet de la personnalité de Kovalchuk. Il a également parlé avec Nate Thompson et Scott Mellanby, qui ont joué avec Kovalchuk à différents moments dans leur carrière — Thompson chez les Kings l’hiver dernier et Mellanby avec les Thrashers d’Atlanta entre 2005 et 2007. Mellanby est aujourd’hui l’adjoint de Bergevin.

« Il est un bon vivant et il adore le hockey, a dit Thompson au sujet de Kovalchuk. C’est pour cette raison qu’il travaille aussi fort dans le gymnase et sur la patinoire.

« Je crois que ce sera bien pour les jeunes de l’équipe de le voir travailler. Il va amener un enthousiasme nouveau », a-t-il ajouté.

Bergevin n’était pas en mesure de dire si Kovalchuk serait prêt à jouer dès samedi, quand le Tricolore accueillera les Penguins de Pittsburgh. Et même si le contrat consenti à Kovalchuk en est un à deux volets, il ne prévoit pas l’envoyer chez le Rocket de Laval pour retrouver la forme.

Par ailleurs, Bergevin a rappelé qu’il ne fallait pas s’attendre à voir Drouin, Armia et Byron revenir au jeu avant le congé du Canadien, du 19 au 26 janvier. Il a néanmoins noté que Gallagher semblait se remettre rapidement de sa commotion cérébrale.

Gallagher est « tombé au combat » le 31 décembre face aux Hurricanes de la Caroline. Il était de retour au Complexe sportif Bell vendredi matin. Puisque son nom a été inscrit sur la liste des blessés, il ne peut revenir au jeu avant le 7 janvier, quand le Tricolore rendra visite aux Red Wings de Detroit. Il devra toutefois obtenir le feu vert des médecins d’ici là.

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