Samuel Piette signe un contrat de trois ans avec l’Impact de Montréal

À une semaine de Noël, l’Impact et Samuel Piette prolongent leur association jusqu’en 2022, au minimum.
Photo: Cole Burston La Presse canadienne À une semaine de Noël, l’Impact et Samuel Piette prolongent leur association jusqu’en 2022, au minimum.

Samuel Piette est un atout pour l’Impact de Montréal par son jeu sur le terrain et son implication à l’extérieur de la pelouse. Il semble que d’autres équipes dans l’univers du soccer en soient conscientes au point, peut-être, d’avoir créé un rapprochement hâtif entre les deux parties et assuré que l’athlète de Repentigny passe plusieurs autres saisons dans son patelin.

À une semaine de Noël, l’Impact et Piette se sont fait mutuellement plaisir en prolongeant leur association jusqu’en 2022, au minimum.

Par voie de communiqué mercredi, la direction de l’équipe de la MLS a confirmé que son milieu de terrain québécois, l’un des joueurs les plus en vue et les plus populaires au sein de l’Impact, avait signé un contrat de trois saisons, assorti d’une année d’option pour 2023.

« Nous sommes très heureux, tout comme lui, d’avoir conclu cette entente qui démontre un respect mutuel, car il y avait un intérêt de part et d’autre d’en venir à cette conclusion », a déclaré Olivier Renard, directeur sportif de l’Impact, dans le communiqué officiel.

« Nous voulions que Samuel demeure avec le club et je tiens à le remercier de faire confiance à notre projet. Il pourra continuer d’y contribuer sur le terrain comme à l’extérieur. »

Lors d’une rencontre avec les médias au Centre Nutrilait, Piette a fait allusion à l’intérêt qui lui aurait été manifesté de l’extérieur de Montréal. Toutefois, il s’est limité à dire que ça venait de l’intérieur de la MLS, et aussi de l’extérieur du circuit nord-américain.

« Il y avait déjà des discussions entre le club et moi, qui étaient plus ou moins concrètes. Ça s’est toujours fait dans le respect. Jamais je n’ai pensé que le club ne me respectait pas ou que mes demandes étaient exagérées », a d’abord déclaré l’athlète de 25 ans.

« L’une des raisons principales, je pense, est le fait qu’il y a eu des intérêts d’autre part, a-t-il ajouté pour expliquer le dénouement. Veux, veux pas, je pense que ç’a mis un peu de pression sur le club, sans nécessairement m’offrir quelque chose à tout prix le plus vite possible. Je pense que du côté de l’Impact, on voulait conclure quelque chose avec moi, et c’était la même chose de mon côté. Ça n’a fait qu’accélérer le processus. »

L’entente conclue avec Piette vient donc effacer l’année d’option prévue à son contrat, une clause que l’Impact avait levée au cours des dernières semaines et qui allait prendre effet la saison prochaine. Il aurait donc été possible que le Québécois amorce la campagne 2020 sans connaître son sort au-delà de cette période.

« C’est sûr que j’aurais été capable vivre avec ça, mais le plus tôt ça se règle, le mieux c’est pour moi. Donc, de mon côté, c’est l’idéal, évidemment. Après ça, de commencer la saison en sachant que l’an prochain je n’ai toujours pas de contrat, ça peut jouer inconsciemment. J’en parlais justement avec des amis, avec ma copine (mardi). Inconsciemment, tu ne penses pas, quand tu arrives sur le terrain, que tu n’as pas de contrat, mais c’est toujours là dans le fond de ta tête. C’est plus dans les moments de repos que tu y penses le plus. »

Par ailleurs, Piette est pleinement satisfait de la durée du contrat. « C’est vraiment l’idéal. Sur cette condition-là, c’était un peu non négociable et le club a fait l’effort pour la respecter », a-t-il fait remarquer.

« C’était l’une de mes conditions d’avoir des années garanties ici à Montréal, de savoir que mon futur était assuré à long terme. Je viens juste d’avoir 25 ans, je ne suis pas nécessairement vieux. Donc, de pouvoir savoir que je vais être ici pour une autre période de trois ans, minimum, ça fait amplement mon affaire. »

À sa première sortie publique depuis l’embauche de Thierry Henry, Piette s’est dit optimiste quant à la direction que semble prendre l’équipe. Aussi, il s’est rendu compte que le fait de jouer devant son public apporte des sensations qu’il n’aurait pas pu avoir dans une autre ville.

« Les émotions que j’ai vécues avec ce club m’ont fait réaliser que je ne pourrais peut-être pas les vivre ailleurs. Je pense au Championnat canadien, qu’on a gagné. Ce sont les meilleures émotions que j’ai vécues jusqu’à présent dans ma carrière. Gagner un Championnat canadien, que ce soit à Toronto, à Vancouver ou à un autre endroit, ne m’aurait peut-être pas donné le même feeling, étant donné qu’ici, c’est chez moi. Le club est très sérieux et l’embauche d’Olivier Renard et de Thierry Henry nous prouve, aux joueurs et aux partisans, que ce club-là veut accomplir de grandes choses. »