Le CIO précise le déroulement d’épreuves d’athlétisme aux jeux de Tokyo

En raison de la chaleur écrasante pendant l’été à Tokyo, certaines épreuves, dont les marathons, se dérouleront à Sapporo, dans le nord du pays.
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse En raison de la chaleur écrasante pendant l’été à Tokyo, certaines épreuves, dont les marathons, se dérouleront à Sapporo, dans le nord du pays.

Les dates et les détails des itinéraires qui ont été retenus pour les marathons et les épreuves de marche athlétique qui se dérouleront à Sapporo, dans le cadre des Jeux olympiques de Tokyo de 2020, ont été dévoilés par les organisateurs mercredi.

Le Comité international olympique (CIO) et le comité organisateur ont indiqué que les marathons masculin et féminin se dérouleront deux journées de suite, les 8 et 9 août, à l’occasion du dernier week-end des JO de 2020. Les deux courses se mettront en branle à 7 h — un peu plus tard que l’heure initialement prévue pour le départ à Tokyo, où le marathon féminin devait avoir lieu le 2 août.

Les cinq épreuves — c’est-à-dire les deux marathons et les trois épreuves de marche athlétique — s’étaleront sur quatre jours, afin de permettre aux entraîneurs et aux dirigeants des équipes d’appuyer leurs athlètes à Sapporo.

Le parc Odori offrira des boucles d’un ou deux kilomètres pour les épreuves de marche athlétique. Une boucle de 20 km sera utilisée pour la première moitié du marathon.

L’organisation World Athletics — jadis connue sous le nom d’IAAF — se rendra sur place plus tard ce mois-ci afin d’étudier les trajets possibles pour le marathon.

Le CIO a annoncé sa décision soudaine de déplacer ces épreuves en octobre, à cause de la chaleur écrasante qui enveloppe Tokyo pendant l’été. L’organisation souhaite ainsi éviter que les téléspectateurs soient témoins des images difficiles des athlètes qui peinent à composer avec la chaleur, comme ce fut le cas lors des derniers Championnats du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar.

D’autres épreuves déplacées ?

Après les épreuves d’athlétisme, ce sont maintenant les 11 000 nageurs et membres des diverses équipes nationales de natation qui demandent au comité organisateur de déplacer les épreuves en eau libre de la baie de Tokyo.

La température de l’eau dans le parc marin d’Odaiba, situé dans la baie de Tokyo, a atteint un niveau critique lors des épreuves-tests en eau libre et pour le triathlon l’été dernier. Le niveau de présence de la bactérie E. coli était également très élevé dans ce bassin urbain, et les athlètes se sont plaints des odeurs émanant de celui-ci.

« Voici la réalité, a dit Catherine Kase, qui dirige l’équipe olympique américaine en eau libre, dans un courriel expédié à l’Associated Press. Si un marathonien subit un coup de chaleur ou perd connaissance, alors il pourrait s’en tirer avec quelques ecchymoses et égratignures. Si la même chose se produit en eau libre, alors l’athlète pourrait se noyer. »

La chaleur qui accable Tokyo en été est encore à l’origine du problème.

La température de l’eau au parc marin d’Odaiba l’été dernier était très élevée, atteignant même à un certain moment 30,5 °C. Ce résultat est tout juste sous la limite des 31 °C établie par la FINA. Tout au long de l’été, la température de l’eau a oscillé entre 29 et 30 °C.

Les règlements de la FINA stipulent que la course doit être écourtée ou annulée si la température dépasse la limite permise.

Les tensions persistent

Le CIO a promis le mois dernier qu’il ne déplacerait aucune autre épreuve. Il a fait cette promesse après avoir mis la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike en colère, car cette dernière s’opposait fermement au déplacement des marathons de Tokyo à Sapporo, au nord du Japon.

Le CIO avait pris cette décision pour éviter que les athlètes soient accablés par la chaleur. Koike et son entourage ont plutôt dit que cette décision « faisait davantage l’affaire du CIO, pas des athlètes ».

Les États-Unis et le Canada ont retiré leurs nageurs des épreuves en eau libre aux Mondiaux de Doha en octobre dernier. La course s’est déroulée au même endroit où l’Américain Fran Crippen est mort, en 2010. Une autopsie avait conclu que la mort de Crippen était attribuable à une noyade, causée par la chaleur écrasante, et possiblement par un problème cardiaque.

Dans un courriel, le Comité olympique canadien a refusé de discuter spécifiquement du problème de l’eau, mais a mentionné que « nous croyons que le comité organisateur et le CIO prendront toutes les mesures nécessaires afin que les Jeux olympiques soient sécuritaires et marqués par le succès ».