Un jour à la fois pour Cayden Primeau

Cayden Primeau lors d’un match préparatoire contre les Devils du New Jersey en septembre
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Cayden Primeau lors d’un match préparatoire contre les Devils du New Jersey en septembre

Les choses progressent rapidement pour Cayden Primeau.

L’hiver dernier, il a été nommé gardien par excellence au Championnat du monde junior, puis a été choisi lauréat du prix Mike Richter en tant que meilleur gardien au niveau universitaire américain. Il a ensuite fait ses débuts dans les rangs professionnels en octobre avec le Rocket de Laval, puis voilà qu’il est déjà l’adjoint de Carey Price chez le Canadien de Montréal.

« J’essaie simplement de m’améliorer chaque jour et de ne pas regarder trop loin devant, a dit Primeau au terme de son premier entraînement. Je crois qu’il est important de bien faire les choses. C’est ce que j’essaie de faire. »

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a laissé entendre que Primeau aura la chance de disputer un premier match régulier dans la LNH dans les prochains jours. Le Tricolore a un horaire chargé, avec deux séquences de deux matchs en deux jours — jeudi et vendredi, puis mardi et mercredi prochain.

Si nous voyons que Primeau a de la difficulté, c’est simple, nous le renverrons à Laval. Ce n’est pas compliqué. Et s’il fait du bon travail, ça va nous aider.

Julien ne craint pas que les débuts de Primeau soient gâchés par les ennuis du reste de l’équipe, qui traversait sa pire série de défaites depuis la saison 1939-1940 avant d’affronter les Islanders de New York, mardi soir.

« Nous ne recherchons pas des histoires négatives, mais des histoires positives, a-t-il dit. [Carter] Hart avec les Flyers de Philadelphie l’an dernier est un bon exemple. Je pense que Patrick Roy est venu en séries à un moment donné et il a fait tout un travail comme jeune gardien. Des bons exemples, il y en a. »

« Si nous voyons que Primeau a de la difficulté, c’est simple, nous le renverrons à Laval. Ce n’est pas compliqué. Et s’il fait du bon travail, ça va nous aider. »

Primeau se présente chez le Canadien en relève à Keith Kinkaid. Ce dernier n’a pas été réclamé après avoir été soumis au ballottage, lundi.

Égal à lui-même

En 12 rencontres avec le Rocket de Laval cette saison, Primeau a compilé un dossier de 7-4-1 avec une moyenne de 2,58 et un taux d’efficacité de ,910. Il a toutefois accordé quatre buts ou plus à quatre de ses cinq dernières sorties.

« J’essaie de rester égal à moi-même, c’est ce qui fait ma fierté, a dit Primeau. Tant mieux quand ça va bien, mais vous devez aussi continuer votre apprentissage. C’est une ligue difficile et j’essaie de retenir des leçons de chacune de mes expériences. »

« Ce n’est pas une excuse, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas autant voyagé. J’essaie d’apprendre comment bien me préparer quand nous sommes arrivés tard à notre destination. »

Primeau a noté qu’il était habitué de jouer seulement des matchs le vendredi et le samedi dans la NCAA. L’horaire dans la Ligue américaine de hockey est un peu plus chargé.

« C’est un défi physique, mais ça peut aussi être épuisant mentalement », a-t-il noté.

L’aspect mental est justement une force de Primeau, qui est reconnu pour son calme devant le filet. Rappelé du Rocket en même temps que Primeau, l’attaquant Matthew Peca a d’ailleurs vanté l’attitude du gardien âgé de 20 ans.

« C’est un sport d’émotion, mais il est au-dessus de ça », a dit Peca.

« Il est un professionnel, une personne très mature. Il travaille extrêmement fort et fait ses affaires. Il est sérieux, mais il fait partie de l’équipe », a-t-il conclu.