Alouettes: «Des détails à fignoler» pour Khari Jones

Khari Jones, âgé de 48 ans, a confondu les sceptiques en guidant les Alouettes à une fiche gagnante (10-8) et à une première participation aux éliminatoires depuis 2014.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Khari Jones, âgé de 48 ans, a confondu les sceptiques en guidant les Alouettes à une fiche gagnante (10-8) et à une première participation aux éliminatoires depuis 2014.

Quand les Alouettes ont reporté de 24 heures le bilan de la direction pour laisser toute la place à l’annonce de l’embauche de Thierry Henry par l’Impact, plusieurs étaient persuadés que l’entraîneur-chef Khari Jones avait obtenu un nouveau contrat. Le président Patrick Boivin n’avait pourtant rien de tel à annoncer, vendredi.

« Ce qu’on retient de la saison 2019, c’est une progression phénoménale, a-t-il lancé d’entrée de jeu, flanqué de Jones, au Stade olympique. Nous avons un groupe de joueurs, d’entraîneurs, qui est devenu une équipe sous nos yeux. Une équipe capable de jouer du grand football, de gagner des grands matchs et de nous faire vivre de grandes émotions. […] Ce qui m’encourage encore plus, c’est que le meilleur reste à venir. »

Soit. Mais qu’en est-il du principal dossier chaud sur sa table de travail ?

« Mes attentes et celles de Khari sont qu’il sera notre entraîneur-chef la saison prochaine, a-t-il répondu. Il reste encore de petits détails à fignoler, ce n’est donc pas possible de le confirmer. Ça prendra encore un petit peu de temps. Mais l’organisation planifie comme si c’était accompli. »

Même sans propriétaire, a-t-il les coudées franches pour retenir Jones à long terme ? « J’ai les pleins pouvoirs pour préparer cette équipe en vue de la saison prochaine. »

J’aime les Alouettes, j’aime la ville

Qu’est-ce qui rend les choses si compliquées alors ? Le budget de l’équipe ou les demandes de Jones ? « Ni l’un ni l’autre. […] Ce n’est pas une question de budget ou de demandes d’un agent trop gourmand. »

Des détails qui empêchent tout de même Jones de donner quelque indication que ce soit quant à son personnel d’instructeurs. Gardera-t-il tout son monde ? « Nous verrons en temps et lieu, ça ne m’inquiète pas. »

Jones, âgé de 48 ans, a confondu les sceptiques en guidant les Alouettes à une fiche gagnante (10-8) et à une première participation aux éliminatoires depuis 2014.

Quand on lui a demandé pourquoi il s’engageait déjà envers les Alouettes malgré deux postes d’entraîneur-chef libres dans la LCF, dont un chez lui, à Vancouver, Jones n’a pas hésité. « C’est évident : j’adore cela ici, a-t-il dit, avec son habituel sourire aux lèvres. J’aime les Alouettes, j’aime la ville. »

« Je suis très excité par ce que nous sommes en train de bâtir ici. C’est la raison pour laquelle je parle avec Patrick le plus possible et que nous travaillons aussi fort [pour signer ce contrat]. Je pense que si les Lions m’appellent le 1er janvier, il sera trop tard. »

Buono en renfort

Il n’a pas été possible d’en savoir beaucoup plus au sujet du prochain directeur général de l’équipe, sinon que Boivin tient absolument à en avoir un. Le président des Alouettes a retenu les services du vétéran Wally Buono comme conseiller dans ce dossier, qu’il souhaite également régler « dans les prochaines semaines ».

« Notre intention est de s’assurer que le d.g. qui sera en place sera en mesure de bien comprendre les progrès accomplis cette année, souhaite Boivin. Les pièces de la fondation ont été déposées. Il est maintenant question d’amener cette équipe vers les prochains niveaux. »

Il n’a pas non plus été possible d’en apprendre davantage sur le dossier de la vente de l’équipe, que le président espère voir se régler avant la fin de l’année.