Un défi important pour les unités spéciales du Tricolore

Carey Price résiste au lancer de l’attaquant des Bruins David Pastrnak.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne Carey Price résiste au lancer de l’attaquant des Bruins David Pastrnak.

Malgré un bilan global positif au cours de son récent voyage de trois parties, le Canadien a connu une traversée du désert en avantage numérique, étant incapable de profiter de 10 occasions.

La formation montréalaise a perdu la bataille des unités spéciales dans son revers de 4-1 face aux Stars de Dallas, samedi, se privant ainsi d’une fiche parfaite pendant son séjour à l’étranger. L’entraîneur-chef Claude Julien a mis l’accent sur l’avantage numérique lors du retour à l’entraînement, lundi.

Le Canadien aura d’ailleurs fort à faire mardi, quand il croisera le fer avec les Bruins de Boston. Avant d’affronter les Penguins de Pittsburgh lundi, les Bruins représentaient la meilleure unité de la LNH en avantage numérique (32,6 %) et la septième unité en infériorité numérique (85,7 %)

« Nous savons à quel point les unités spéciales seront importantes, a mentionné l’attaquant Tomas Tatar. Nous avons travaillé sur les entrées de zone et le temps en zone offensive. Nous devons envoyer plus de rondelles au filet, être plus efficaces. »

Avant d’affronter les Coyotes de l’Arizona mercredi dernier, le Tricolore affichait une efficacité de 26,3 % en avantage numérique, ce qui lui valait la cinquième meilleure unité du circuit. Moins d’une semaine plus tard, il a glissé au 15e rang de la LNH avec une efficacité de 20,8 %.

« Il faut simplifier les choses, a indiqué Tatar. Nous devons revenir à ce qui fonctionnait auparavant. Ça ne devrait pas changer. »

La blessure à Jesperi Kotkaniemi et le retrait de Jordan Weal de la formation pour faire une place à Ryan Poehling ont forcé Julien à modifier ses unités en avantage numérique.

Phillip Danault a été placé au sein d’une unité dans laquelle il retrouve ses deux compagnons de trio habituel, Tatar et Brendan Gallagher, ainsi que Jonathan Drouin et Shea Weber. La deuxième unité est maintenant composée de Nick Cousins, Nick Suzuki, Max Domi, Joel Armia et Jeff Petry.

Après avoir été employé de manière régulière en avantage numérique lors des sept premiers matchs de la saison, Danault a passé seulement 32 secondes sur la patinoire en avantage numérique lors des sept matchs suivants.

« C’était pour que je me concentre sur mon jeu à moi, sur les détails à cinq contre cinq, a noté Danault. Pour que je retrouve mon attitude et ma confiance habituelle. C’est en me concentrant sur mon travail défensif que je construis mon jeu offensif.

« L’avantage numérique, je pensais peut-être un peu trop à ça », a-t-il admis.

Un plateau pour Julien

Le match face aux Bruins aura un cachet particulier pour l’entraîneur-chef du Canadien. Julien deviendra alors le 19e entraîneur à diriger un 1200e match dans la LNH — un 362e avec le Canadien. Il en a également dirigé 79 avec les Devils du New Jersey et 759 avec les Bruins.

« D’un côté, ça passe vite, d’un autre côté, je me sens très chanceux d’être encore capable d’être dans la LNH à faire ce métier-là, a dit Julien. Honnêtement, quand vous durez aussi longtemps que ça, c’est parce que vous êtes entourés de bonnes personnes — vos adjoints, les joueurs, etc. Ils jouent tous un gros rôle dans les succès d’un entraîneur. »

Julien avait été informé du plateau qu’il allait atteindre plus tôt dans la matinée. Il était plutôt concentré sur la tâche qui attend sa troupe mardi. Avant d’affronter les Penguins lundi soir, les Bruins n’avaient qu’une défaite en temps réglementaire à leur fiche (10-1-2).

« C’est probablement la meilleure équipe dans la Ligue nationale en ce moment, a noté Julien. Même s’ils jouent ce soir [lundi], ils ont de la profondeur. »

David Pastrnak occupait le premier rang des marqueurs de la LNH avec 27 points en 13 rencontres, quatre de plus que son compagnon de trio Brad Marchand. De son côté, le centre de cette unité Patrice Bergeron avait 14 points au compteur.

« J’adore les défis et ça va en être un gros pour notre trio, a admis Danault. Ce sera aussi un gros match pour l’équipe. Ils ont quatre bons trios, une très bonne défensive et des gardiens solides. Ce n’est pas pour rien qu’ils se sont rendus en finale de la Coupe Stanley la saison dernière. »