Bianca Andreescu tire sa révérence

Bianca Andreescu a connu une année très positive, qui lui a permis d’émerger de l’ombre et qui a été marquée par son triomphe en finale des Internationaux des États-Unis contre l’Américaine Serena Williams.
Photo: Noel Celis Agence France-Presse Bianca Andreescu a connu une année très positive, qui lui a permis d’émerger de l’ombre et qui a été marquée par son triomphe en finale des Internationaux des États-Unis contre l’Américaine Serena Williams.

La Canadienne Bianca Andreescu a officiellement été éliminée des Finales de la WTA après s’être retirée de son deuxième match du volet préliminaire, mercredi à Shenzhen en Chine, en raison d’une blessure au genou gauche.

Propulsée par un bris de service dès le jeu initial, Andreescu menait 2-0 au premier set contre la Tchèque Karolina Pliskova lorsqu’elle s’est blessée en tentant de retourner un service qui l’avait déportée vers l’extérieur du court, sur un score de 15-15 au troisième jeu.

« J’ai fait un pas bizarre sur un retour, a expliqué Andreescu après le match. J’ai entendu mon genou craquer. C’est comme s’il avait tourné vers l’intérieur. Par la suite, quand je voulais y mettre un peu de pression, ça m’ennuyait vraiment. Je pouvais à peine plier mon genou. Toutefois, je me suis battue contre la douleur autant que j’ai pu. À un certain moment, une athlète doit dire « stop » et écouter son corps. C’est ce que j’ai fait. »

Après une pause médicale, et le genou protégé par un ruban adhésif, Andreescu est retournée sur le court, mais a paru visiblement limitée dans ses mouvements. Ça ne l’a pas empêchée de se donner trois chances de bris lors du cinquième jeu.

Alors qu’elle accusait un recul de 2-3, Andreescu a fait venir son entraîneur Sylvain Bruneau et lui a dit qu’elle avait de la difficulté à fléchir son genou. Il lui a alors suggéré de ne pas trop pousser sur son genou, ce à quoi Andreescu, visiblement ébranlée, lui a répondu qu’elle ne voulait pas arrêter.

Ç’a été extraordinaire. Je ne peux pas vraiment me plaindre. J’ai marqué l’histoire au Canada.

 

La Canadienne de 19 ans a perdu six des sept derniers jeux du set initial et a abdiqué après avoir perdu la première manche 6-3. Pliskova a bouclé cette première manche grâce à un as sur lequel Andreescu n’a pas bougé pour essayer de le retourner.

« Peut-être aurais-je pu pousser dessus davantage. Je ne sais pas. Mon équipe a dit non. C’est bon que j’aie arrêté. Honnêtement, j’aurais pu continuer. Si j’avais continué, je n’aurais fait que me plaindre sur le terrain. Ce n’est pas ce que je veux. C’est quelque chose que j’ai suffisamment fait. »

Pliskova « désolée »

Pliskova s’est dite « désolée » pour Andreescu, sans nécessairement paraître très attristée par ce qui est arrivé à son adversaire.

« Je ne sais pas jusqu’à quel point c’est grave, a déclaré Pliskova au sujet de la blessure à Andreescu. J’étais prête à la voir demander la physiothérapeute parce que jusqu’à maintenant, je pense qu’elle a appelé la physiothérapeute à chaque match. Ça n’a pas été une grande surprise pour moi. »

« Ça n’a pas d’importance à quel point elle est blessée, à quel point elle se sent mal, je voulais seulement gagner, récolter cette victoire pour rester en lice, ce qui est arrivé, bien sûr dans des circonstances qui ne sont pas les meilleures », a aussi noté la Tchèque.

Puisqu’elle avait déjà perdu sa première sortie du volet préliminaire, lundi contre la Roumaine Simona Halep, Andreescu ne peut donc plus se qualifier pour la ronde éliminatoire.

Après son match contre Halep, Andreescu avait annoncé qu’elle ressentait des douleurs au dos, mais que tout s’était replacé après des traitements.

En principe, la Canadienne doit jouer un troisième match, face à l’Ukrainienne Elina Svitolina. D’ailleurs, Andreescu se soumettra à un examen d’imagerie par résonance magnétique jeudi afin de connaître de façon précise la gravité de la blessure.

Une petite déception

Malgré la déception accompagnant une fin de saison marquée par les blessures, Andreescu a connu une année très positive, qui lui a permis d’émerger de l’ombre et qui a été marquée par son triomphe en finale des Internationaux des États-Unis contre l’Américaine Serena Williams.

« Ç’a été extraordinaire. Je ne peux pas vraiment me plaindre, a analysé Andreescu. J’ai marqué l’histoire au Canada. J’ai gagné mon premier [tournoi du Grand] Chelem. Mon jeu ne fait que s’améliorer. Toutefois, je ne suis jamais pleinement satisfaite de moi. Mais il faut que je m’attarde sur le positif. J’espère pouvoir guérir rapidement. On verra si je peux jouer. Si ce n’est pas le cas, je vais profiter d’une bonne pause d’intersaison et être prête pour 2020. »