Le temps donne raison à Bergevin pour certaines transactions

Sur les 40 buts marqués par la formation montréalaise lors des 11 premières rencontres, 29 ont été inscrits par les 13 joueurs qui se sont greffés à l’équipe grâce à un échange, dont l’attaquant de l’heure, Jonathan Drouin.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Sur les 40 buts marqués par la formation montréalaise lors des 11 premières rencontres, 29 ont été inscrits par les 13 joueurs qui se sont greffés à l’équipe grâce à un échange, dont l’attaquant de l’heure, Jonathan Drouin.

Pour une équipe assemblée par un directeur général qui répète qu’il n’est pas facile de faire des échanges dans la LNH de nos jours, le Canadien bénéficie énormément cette saison de la contribution offensive de joueurs acquis par des transferts.

Sur les 40 buts marqués par la formation montréalaise lors des 11 premières rencontres, 29 ont été inscrits par les 13 joueurs qui se sont greffés à l’équipe grâce à un échange. Les deux attaquants de l’heure du Canadien, Jonathan Drouin et Joel Armia, font partie de ce groupe.

Leur plus récent compagnon de trio, Max Domi, est également arrivé chez le Canadien à la suite d’un échange.

« Ils ont tous un plus gros rôle, a rappelé l’entraîneur-chef Claude Julien en parlant des trois membres de cette unité. Nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de ce qu’ils avaient à offrir. Avec le temps et en faisant des ajustements, ces trois joueurs-là nous donnent du très bon hockey présentement. »

Domi et Drouin partagent le premier rang des pointeurs de l’équipe avec Brendan Gallagher grâce à une récolte de 10 points. Armia est le meilleur buteur du Tricolore avec six buts en seulement neuf parties.

Nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de ce qu’ils avaient à offrir

« Ils sont trois joueurs un peu différents, a mentionné Julien. Au centre, il y a un bon patineur et fabricant de jeu. Si l’on regarde Jonathan, il a vraiment pris une certaine fierté dans son jeu afin d’être bon dans les deux sens. Armia possède un très bon lancer, mais il est aussi très solide sur la rondelle. Il la protège bien et est très bon le long des rampes. Il y a une bonne diversité, et ça donne une bonne chimie. »

La production de Domi avait déjà fait un bond de géant l’hiver dernier, avec 28 buts, soit seulement 8 de moins que le total à ses trois saisons avec les Coyotes de l’Arizona, et terminant la campagne avec 72 points. Il semble être en voie de continuer dans la même veine cette saison.

« C’est vrai qu’un changement de décor peut faire du bien à certaines personnes », a reconnu Domi.

« Il est content d’être ici et comment ne pas l’être ? Les gradins sont pleins, la foule est phénoménale, a ajouté Julien. Ça peut être lourd parfois parce que tout le monde suit l’équipe, mais d’un autre côté, c’est agréable de ressentir cet appui. [Domi] adore la taille du marché. »

Danault comprend Kotkaniemi

Si tout va bien pour les joueurs obtenus grâce à des transactions, un des joyaux de l’équipe lors des derniers repêchages connaît un début de campagne un peu plus difficile. Jesperi Kotkaniemi n’a que deux buts et une aide au compteur, et son trio est souvent le moins employé par Julien.

« On parle souvent de la guigne de la deuxième année, mais je ne vois pas en lui un joueur qui nous fait du tort, même s’il ne joue pas à la hauteur de ce que tout le monde attendait, a affirmé Julien en se portant à la défense de Kotkaniemi. Il a beau avoir une saison d’expérience dans la LNH, il n’est âgé que de 19 ans. »

Questionné sur les défis de la deuxième saison dans la LNH, le centre Phillip Danault a reconnu que le mythe de la guigne de la deuxième année pouvait être bien réel.

« Pendant la première année, vous êtes sur un nuage, a-t-il indiqué. Puis quand la deuxième année commence, vous pensez que ce sera peut-être un peu plus facile, mais ce n’est pas le cas. Ça va encore plus vite. »

Danault ne s’en fait toutefois pas trop avec Kotkaniemi.

« Il veut bien faire et il a une très bonne attitude. La deuxième année, pour moi, avait été la plus difficile. Il y a une période d’adaptation à traverser, mais j’aime son éthique de travail », a conclu Danault.