Le Tricolore doit limiter les passes transversales en infériorité numérique

Jeudi soir, Anthony Mantha (au centre), des Red Wings, a pu décocher trois tirs sur réception à la suite de passes transversales dans un intervalle de 72 secondes. La troisième fois a été la bonne et c'est ce but qui a fait la différence dans le match.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Jeudi soir, Anthony Mantha (au centre), des Red Wings, a pu décocher trois tirs sur réception à la suite de passes transversales dans un intervalle de 72 secondes. La troisième fois a été la bonne et c'est ce but qui a fait la différence dans le match.

Le Canadien a passé le dernier hiver à chercher des solutions pour relancer un avantage numérique anémique. Si cet aspect du jeu ne semble pas un problème en ce début de campagne, c’est plutôt l’unité de désavantage numérique qui inquiète un peu.

Les adversaires du Tricolore ont déjà marqué 5 buts en 15 occasions lors des quatre premières parties.

« De mon point de vue, nous devons être un peu plus vigilants, a mentionné Artturi Lehkonen. Nous ne devons pas laisser la rondelle passer tout proche parce que ça crée des chances de marquer. »

Certaines mauvaises tendances commencent déjà à ressortir.

Jeudi soir, face aux Red Wings de Detroit, Anthony Mantha a pu décocher trois tirs sur réception à la suite de passes transversales dans un intervalle de 72 secondes. La troisième fois a été la bonne et ce but s’est avéré celui qui a fait la différence dans le match.

La veille, face aux Sabres de Buffalo, Victor Olofsson avait touché la cible grâce à un tir sur réception après une passe transversale. Lors du premier match face aux Hurricanes de la Caroline, Martin Necas avait marqué en déviant un tir de la pointe après un jeu de passes qui avait commencé avec une passe transversale.

C’est donc dire que trois des cinq buts accordés par le Canadien en infériorité numérique ont été le résultat direct d’une passe transversale.

« La passe transversale est souvent ouverte, a reconnu Phillip Danault. Toutes les équipes ont des joueurs avec de bons lancers — Mantha, Auston Matthews à Toronto. Ces passes-là sont toujours dangereuses. »

Samedi soir, le Canadien accueillera les Blues de St. Louis, champions en titre de la coupe Stanley. Les Blues ont marqué 2 buts en 11 occasions en avantage numérique depuis le début de la campagne.

Le Canadien devra se méfier d’Alex Pietrangelo, posté en position pour décocher des tirs sur réception dans le cercle des mises en jeu à la droite du gardien. Pietrangelo a marqué l’un des deux buts des Blues en supériorité numérique cette saison.

Vladimir Tarasenko se retrouve dans cette même position sur l’autre vague. L’attaquant russe a inscrit 55 de ses 211 buts dans la LNH en avantage numérique, dont 12 l’hiver dernier.