Wilmer Cabrera a un allié chez les joueurs de l’Impact

Wilmer Cabrera, qui a rencontré Olivier Renard lundi, il n’a paru nullement inquiet face à son avenir.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Wilmer Cabrera, qui a rencontré Olivier Renard lundi, il n’a paru nullement inquiet face à son avenir.

Si Wilmer Cabrera a besoin d’alliés pour convaincre la direction de l’Impact de Montréal de lui accorder une autre chance à la barre de l’équipe, il peut toujours se tourner vers Anthony Jackson-Hamel.

Dans le cadre du bilan de fin de saison de l’Impact, mardi au Centre Nutrilait, l’athlète québécois a clairement fait sentir que l’arrivée de Cabrera, qui a succédé à Rémi Garde au mois d’août, lui avait fait le plus grand bien.

« C’est sûr que le changement de staff a eu un gros effet, positif, pour moi personnellement, a déclaré Jackson-Hamel qui, en septembre 2017, avait signé un contrat de deux ans assorti d’une année d’option pour 2020.

« Avec Wilmer, j’ai eu quelques discussions, je sentais qu’il voulait me faire jouer. Après c’est malheureux ce qui est arrivé avec ma blessure au genou contre Toronto, qui a un peu mis à l’eau la fin de la saison pour moi. Ç’a été clair avec le club que je voulais revenir l’an prochain, après, la balle est dans le camp du club. On a la Ligue des Champions qui arrive, alors oui, c’est sûr que je veux revenir pour cette étape puis ça va être à la direction de prendre une décision. »

Bien qu’il ne l’ait jamais nommé, il était également facile de percevoir que Jackson-Hamel sentait qu’il lui était impossible de satisfaire Garde non seulement cette année, mais l’an dernier aussi.

« J’avais un peu l’impression de travailler contre un mur, je paraissais comme le gars qui ne faisait rien, a affirmé Jackson-Hamel lorsqu’il a été invité à décrire ses états d’âme au cours des derniers mois.

« De la façon dont le coach me décrivait, c’était négatif, ce n’était pas toujours à mon avantage. C’était très dur de travailler dans un système comme ça, comme je le disais, d’avoir l’impression de travailler contre un mur. Peu importe ce que tu fais, ce n’est pas reconnu. Donc, oui, ç’a été dur mais on a vu qu’à la fin de la saison, ç’a changé avec un nouvel entraîneur, un nouveau staff, une nouvelle vision. »

Auteur de trois buts en 16 matchs, dont six à titre de titulaire, Jackson-Hamel a aussi confié qu’il aurait pu jouer lors des deux dernières rencontres de l’équipe.

« On a décidé de ne pas jouer les matchs et revenir à 100 % l’année prochaine », a-t-il expliqué tout en se disant d’accord avec cette façon de faire.

Quant à Cabrera, qui a rencontré Olivier Renard lundi, il n’a paru nullement inquiet par rapport à son avenir. Toutefois, à court terme, il espère se donner un peu de temps pour refaire le plein.

« Je vais continuer d’être un entraîneur, ici ou ailleurs. Je ne m’inquiète pas au sujet de mon avenir parce que je sais ce dont je suis capable. Pour l’instant, il y a certaines choses que je veux faire, entre autres prendre un peu de temps pour recharger les batteries, me réorganiser. Je vais aller en Colombie pour voir ma mère, je vais emmener ma famille avec moi, je veux rendre visite à mes enfants », a-t-il mentionné.

L’avenir des gardiens

Peu importe l’homme qui dirigera l’Impact en 2020, celui-ci aura une intéressante décision à prendre dans les filets de l’équipe. Après avoir effectué 66 départs de suite en MLS, Evan Bush est demeuré sur les lignes de côté lors des deux dernières parties du calendrier régulier, faisant place à Clément Diop.

Si Bush a été déçu de la tournure des événements, il ne l’a pas laissé transparaître devant les journalistes. Il a aussi clairement indiqué son désir de demeurer avec l’Impact en 2020, et il se dit prêt à faire face à une « compétition saine ».

« C’est sûr que vous voulez participer à tous les matchs, a rappelé Bush, qui avait été élu joueur défensif par excellence de l’Impact en 2018. Mais j’ai bien compris que nous avions un élan après la victoire au Championnat canadien et je pense que c’était important de conserver cet élan. Pour cette raison, je pense que c’était une décision équitable. Dans une saison et durant une carrière, vous aurez des hauts et des bas. Tout ce que vous pouvez faire, c’est de garder une attitude positive. L’intersaison est longue, surtout cette année, et ça laisse beaucoup de temps pour évaluer la situation et réénergiser l’esprit et le corps et revenir plus fort. »

Diop a mérité de jouer les deux derniers matchs après avoir livré une solide performance lors du duel retour du Championnat canadien, le 25 septembre à Toronto et a récolté son premier jeu blanc en MLS avec l’Impact dimanche contre les Red Bulls de New York. Il avait aussi battu le Toronto FC sans encaisser de but lors du match aller de la finale du Championnat canadien une semaine plus tôt.

Toutefois, son contrat venait à échéance après le dernier match et il ne sait pas ce qui l’attend, même s’il a rencontré les dirigeants de l’équipe lundi.

« On ne m’a pas dit si je vais avoir des départs ou non l’an prochain. J’attends d’en savoir un peu plus, honnêtement, et j’aurai certainement d’autres discussions dans les semaines qui arrivent. De là, on prendra une décision tous ensemble. J’ai transmis au club ma façon de penser. La balle est dans leur camp.

« Je pense qu’ils aimeraient que je revienne l’année prochaine mais à l’heure actuelle, je ne sais pas dans quelles conditions ils voudraient que je revienne. C’est quelque chose que je vais avoir besoin de savoir au cours des prochaines semaines avant de prendre une décision. »