Les Mercedes freinent Ferrari

Le pilote britannique Lewis Hamilton
Photo: Luca Bruno Associated Press Le pilote britannique Lewis Hamilton

Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix de Formule 1 de Russie dimanche devant son équipier chez Mercedes, Valtteri Bottas, mettant fin à une série de trois victoires de Ferrari, où des tensions se sont de nouveau fait sentir.

« C’est exactement ce dont nous avions besoin. Nous n’abandonnons jamais ! », s’est réjoui le leader du Championnat du monde, qui devance désormais son dauphin Bottas de 73 longueurs, avec cinq manches encore à disputer et 130 points à prendre au maximum.

Pour la Scuderia, le Monégasque Charles Leclerc, en position de tête, est monté sur la dernière marche du podium. Son équipier Sebastian Vettel, qui pouvait prétendre à la deuxième place, a abandonné à la suite d’un problème sur son moteur hybride.

C’est cet événement qui a permis à Hamilton de prendre l’avantage sur Leclerc : l’arrêt en piste de l’Allemand a provoqué une voiture de sécurité virtuelle au meilleur moment pour le Britannique, lui offrant un passage aux stands bien moins coûteux en temps.

Mais c’est une consigne d’équipe qui a semé la zizanie entre les pilotes de Ferrari. Après la course, le responsable d’équipe, Mattia Binotto, a fait face à la presse entouré d’un Leclerc blême et d’un Vettel dont l’attitude bravache cachait mal la gêne.

« Nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il fallait que Charles donne l’aspiration à Seb, a expliqué Binotto. En faisant ça, sans défendre sa position, cela aurait donné l’avantage [de la première place] à Seb et, plus tard dans la course, nous devions intervertir les voitures. »

Or, très vite, l’Allemand a fait comprendre à la radio qu’il ne tenait pas à respecter cette consigne, estimant qu’il aurait « passé son équipier de toute façon », alors que Leclerc réclamait l’échange prévu.

Finalement, le jeu des arrêts aux stands a permis à Leclerc de reprendre l’avantage sur le quadruple champion du monde, avant que celui-ci n’abandonne.

« Je pense qu’il vaut mieux que je ne dise rien. Mattia a donné une explication valable, je préfère laisser les choses là », a lâché Vettel, qui estime ne rien avoir fait de mal. « Nous avions un accord, c’est tout ce que je peux dire », a soufflé Leclerc.

Chez les constructeurs, les Flèches d’argent ont désormais 162 points d’avance sur Ferrari.

Le Québécois Lance Stroll a de son côté fini 11e avec sa Racing Point. Il partait au 15e rang.

« La course a été éprouvante et terminer juste au-delà des points est vraiment frustrant, a d’abord concédé le Canadien. J’ai passé beaucoup de temps dans le trafic et je n’étais pas très satisfait de la tenue de route de la voiture. »

Son coéquipier Sergio Perez s’est classé dans le top 10, en septième position.