Un dernier test pour Fleury et Suzuki, qui ne prennent rien pour acquis

Marc-André Fleury (à droite) devrait obtenir une dernière occasion de prouver sa valeur samedi, quand le Tricolore disputera son dernier match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa.
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne Marc-André Fleury (à droite) devrait obtenir une dernière occasion de prouver sa valeur samedi, quand le Tricolore disputera son dernier match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa.

Cale Fleury porte toujours un chandail de compression à l’effigie du Rocket de Laval sous son chandail du Canadien. Il ne veut pas se jeter un mauvais sort en en demandant un de la formation montréalaise.

Fleury et les attaquants Nick Suzuki et Ryan Poehling sont les trois recrues qui ont survécu à l’avant-dernière vague de coupures chez le Canadien. Fleury devrait obtenir une dernière occasion de prouver sa valeur samedi, quand le Tricolore disputera son dernier match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa.

« Je veux continuer à jouer comme je le fais depuis le début du camp, a indiqué le défenseur âgé de 20 ans, jeudi. Je n’ai pas besoin d’en faire plus. Je dois plutôt montrer que ce que j’offre, je l’offre à tous les soirs. »

Fleury lutte avec les vétérans Mike Reilly et Christian Folin pour le dernier poste régulier à la droite de Brett Kulak. Reilly et Folin ont connu une soirée difficile contre les Maple Leafs de Toronto mercredi. D’une manière, Fleury a peut-être gagné des points sans même avoir à sauter sur la patinoire.

Ce qui pourrait toutefois pénaliser Fleury, c’est qu’il n’a pas à passer par le ballottage si le Canadien décide de le céder au Rocket.

Le directeur général, Marc Bergevin, a souvent parlé par le passé de l’importance d’avoir de la profondeur, particulièrement à la ligne bleue. Il pourrait être avantageux pour le Tricolore de commencer la saison avec Folin et Reilly comme sixième et septième défenseurs. De plus, Bergevin a rappelé jeudi que « vous n’allez jamais dire que vous avez laissé un joueur trop longtemps dans la Ligue américaine ».

Ce commentaire pourrait autant s’appliquer à Fleury qu’à Suzuki et Poehling.

La situation du côté des attaquants s’est décongestionnée avec l’annonce que les noms de Matthew Peca, Dale Weise et Phil Varone avaient été inscrits au ballottage. Il ne reste qu’un attaquant en trop, à moins que le Canadien décide de garder huit défenseurs, ce qui signifierait qu’il reste deux attaquants à retrancher.

Le poste de Suzuki semble acquis, lui qui pourrait bien avoir délogé Jonathan Drouin du top 6. Suzuki s’entraînait avec Artturi Lehkonen et Max Domi jeudi, tandis que Drouin évoluait avec Jesperi Kotkaniemi et Jordan Weal.

Si l’entraîneur-chef Claude Julien avait passé la première semaine du camp à répéter que la moitié des formations adverses était composée de joueurs de la Ligue américaine, ce n’était pas le cas des Maple Leafs mercredi. Malgré tout, Suzuki « a tenu son bout », aux dires de Julien.

« La vitesse du jeu est vraiment supérieure. La taille des joueurs et le niveau de talent sont aussi en hausse, a reconnu Suzuki. Je me retrouve dans la position que je visais, c’est-à-dire de pouvoir affronter ces gars-là. C’est un beau défi, mais c’est aussi très amusant de pouvoir jouer contre certains des joueurs les plus talentueux de la ligue. »

Poehling a vu son camp être touché par une commotion cérébrale. Le Canadien aurait beau jeu de le céder au Rocket en début de saison pour lui donner un peu de temps pour reprendre ses repères. Cela éviterait d’avoir à soumettre un autre vétéran au ballottage et risquer d’affecter aussi la profondeur de l’équipe à l’attaque.

Suzuki a passé beaucoup de temps avec Poehling depuis le début du camp. Les deux habitent à l’hôtel et ont appris à se connaître.

« Nous voulons tous les deux que l’autre se taille un poste avec l’équipe. Nous voulons débarquer ici ensemble, a dit Suzuki. Nous sommes tous les deux en bonne position pour y arriver. Nous espérons avoir l’occasion de jouer ensemble pendant longtemps. »