Les joueurs de l’Impact en quête de réponses après l’effondrement de samedi

En principe, c’est relativement difficile de marquer trois buts au soccer. Or, voilà que la brigade défensive de l’Impact a subi ce sort pour un troisième match de suite, samedi, et pour la huitième fois de la saison.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne En principe, c’est relativement difficile de marquer trois buts au soccer. Or, voilà que la brigade défensive de l’Impact a subi ce sort pour un troisième match de suite, samedi, et pour la huitième fois de la saison.

On ne sait trop si Rémi Garde possède en lui des notions de psychologie, mais si c’est le cas, il aura besoin de toutes ses connaissances en la matière pour relancer ses joueurs après le décevant verdict nul de 3-3 contre le FC Dallas samedi au stade Saputo.

Ceux qui se sont présentés aux journalistes, une vingtaine de minutes après le coup de sifflet final, semblaient encore sonnés par la remontée de trois buts de leurs adversaires. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont une semaine complète pour s’en remettre et retrouver leurs esprits à temps pour l’important duel contre le Toronto FC, samedi prochain dans la Ville Reine.

« En professionnel, en professionnel qui doit haïr la défaite, qui doit haïr ce qui s’est passé en deuxième mi-temps, et en allant de l’avant », a répondu l’entraîneur-chef Rémi Garde, lorsque questionné sur la façon de se relever d’un tel dénouement.

« Il n’y a pas 56 solutions. Je pense qu’il faudra lutter jusqu’au bout, on le sait. Il y a eu des bonnes choses dans ce match, mais ce n’était pas suffisant. »

En principe, c’est relativement difficile de marquer trois buts au soccer. Or, voilà que la brigade défensive de l’Impact a subi ce sort pour un troisième match de suite, samedi, et pour la huitième fois de la saison. En fait, la formation du Texas n’a eu besoin que de 31 minutes pour faire le coup à l’Impact.

Une fois de plus, ce sont les jeux en phases arrêtées — dont un à la 90e minute de jeu — qui ont coulé la troupe montréalaise et qui lui ont fait perdre deux précieux points au classement.

D’ailleurs, ça commence à devenir une habitude. Exactement une semaine plus tôt, à Chicago, l’Impact avait concédé un but tout à fait identique au filet égalisateur du FC Dallas samedi, celui-là à la 88e minute, pour transformer un verdict nul potentiel en amère défaite de 3-2.

« À chaud, je peux juste vous dire que tout le monde est dégoûté », a déclaré le défenseur Rudy Camacho, qui se reprochait un dégagement raté sur le premier but des visiteurs. « C’est enrageant, parce qu’on a fait un bon match jusqu’à la 60e minute. On est très déçus, parce qu’on aurait dû partir avec les trois points », a-t-il ajouté.

Nouvellement arrivé à Montréal, Lassi Lappalainen semblait lui aussi chercher des explications à ce qui venait de se passer. Il a fait allusion à une perte d’énergie et à de la malchance. Toutefois, il a reconnu que ce genre d’effondrement n’était pas acceptable.

« Je ne peux parler pour les autres joueurs, mais je sentais un peu de fatigue dans mes jambes. On ne pouvait plus mettre autant de pression et nous leur avons donné le contrôle du match. Peut-être avons-nous été un peu malchanceux avec la faute de main et ensuite sur le troisième but. Nous devons être plus réguliers. Avec environ 40 minutes à jouer, nous menons 3-0. Ça ne peut pas se produire. Nous ne pouvons pas accorder trois buts. »