Les Panthers célébreront Luongo à l’occasion d’un match contre le CH

Luongo a indiqué qu’il souhaitait demeurer dans l’univers du hockey dans un rôle qui reste à définir.
Photo: Joel Auerbach Associated Press Luongo a indiqué qu’il souhaitait demeurer dans l’univers du hockey dans un rôle qui reste à définir.

Même s’il n’a jamais pu soulever la coupe Stanley, Roberto Luongo sera honoré pour l’ensemble de sa carrière la saison prochaine. Les Panthers de la Floride ont annoncé lundi qu’ils retireront le chandail no 1 du gardien montréalais le 7 mars prochain au BB & T Center lors d’un match contre le Canadien. Luongo deviendra alors le premier joueur de l’histoire de la concession floridienne à voir son numéro être retiré.

Luongo, qui est âgé de 40 ans, a annoncé sa retraite le 26 juin, mettant ainsi un terme à sa carrière de 20 saisons dans le circuit Bettman. Il a confié lundi qu’il avait hâte de participer à cette cérémonie hautement symbolique pour sa famille et lui.

« Ce sera très spécial, parce que je sais que tous ceux à la maison qui n’auront pu faire le voyage jusqu’en Floride vont regarder la cérémonie, a-t-il dit. C’est l’équipe que je regardais en grandissant. Ce sera une belle soirée, et j’ai vraiment hâte d’y participer. »

Le Québécois, qui est originaire de Saint-Léonard, a conclu sa carrière au deuxième rang de l’histoire au chapitre des matchs joués (1044), au troisième pour les victoires (489) et au neuvième pour les jeux blancs (77). Il est l’un des trois seuls gardiens de l’histoire à avoir disputé plus de 1000 matchs dans la LNH, avec ses compatriotes Martin Brodeur (1266) et Patrick Roy (1029).

« Je n’ai jamais douté que Roberto serait le premier joueur des Panthers à voir son numéro être retiré par l’organisation. C’est une icône parmi les gardiens, et il s’est dévoué corps et âme aux Panthers et à la communauté du sud de la Floride. Roberto s’est toujours comporté avec dignité, modestie et humour », a déclaré le directeur général des Panthers Dale Tallon.

Roberto s’est toujours comporté avec dignité, modestie et humour

L’histoire d’amour entre les Panthers et Luongo a commencé le 24 juin 2000, lorsqu’ils l’ont acquis des Islanders de New York. À sa saison recrue en 2000-2001, Luongo a disputé 47 rencontres et conclu la saison avec un taux d’efficacité de 92 % et cinq jeux blancs — un record d’organisation pour un gardien recrue.

Après un séjour de cinq saisons dans le sud de la Floride, Luongo a été échangé aux Canucks de Vancouver le 23 juin 2006. Ce séjour au Canada a notamment été marqué par sa participation à la série finale de la Coupe Stanley en 2010-2011, où les Canucks se sont finalement inclinés en sept rencontres devant les Bruins de Boston.

Luongo a ensuite effectué un retour au sein des Panthers, le 4 mars 2014, et c’est d’ailleurs lors de ce séjour qu’il a vécu ses meilleurs moments — et aussi sa plus grande déception — avec l’organisation floridienne. Le principal intéressé a pris part aux séries éliminatoires une seule fois avec les Panthers, en 2015-2016. C’est d’ailleurs lors de cette saison de cette campagne qu’il a permis aux Panthers d’obtenir le titre de la section Atlantique et d’établir un record de concession avec une récolte de 103 points de classement.

Or, à sa grande déception, le club floridien a raté la danse printanière lors des trois campagnes suivantes.

« Nous avions l’impression de bâtir quelque chose de bon avec l’équipe, mais nous n’avons pas été en mesure de refaire ce que nous avions fait et de passer à la prochaine étape. »

Le double médaillé d’or olympique a indiqué que sa décision d’accrocher ses jambières avait été prise progressivement au cours de l’été, et donc qu’il ignorait qu’il prenait part à sa dernière rencontre en carrière dans la LNH le 6 avril dans une défaite en prolongation face aux Devils du New Jersey.

«D’une certaine façon, je suis heureux que ça se soit produit de cette façon, a-t-il confié. Sinon, je crois que ç’aurait été une distraction pour l’équipe. Mais d’un autre côté, il y avait très peu de gens à la rencontre, donc c’était triste. J’avais un ami en ville qui assistait à la rencontre, mais très peu de gens de mon entourage étaient présents sur place. Donc, c’était un peu décevant, mais on ne peut pas tout contrôler dans la vie.»

À voir en vidéo