Andy Murray est de retour à la compétition sans douleur à la hanche

Quelques séances d’entraînement dans les dernières semaines ont donné à Andy Murray la confiance nécessaire pour lui permettre d’effectuer un retour au jeu. Il entend se servir de l’Omnium de Cincinnati comme d’un tournoi baromètre.
Photo: John Minchillo Associated Press Quelques séances d’entraînement dans les dernières semaines ont donné à Andy Murray la confiance nécessaire pour lui permettre d’effectuer un retour au jeu. Il entend se servir de l’Omnium de Cincinnati comme d’un tournoi baromètre.

Andy Murray était tout sourire lorsqu’il a quitté le court après une brève séance d’entraînement. La retraite ? Il n’y pense plus pour l’instant.

Il pense toutefois aux matchs en simple qu’il disputera lors du tournoi de Cincinnati la semaine prochaine.

L’ancien numéro un mondial, trois fois champion à des tournois du Grand Chelem, n’a pas participé à un match en simple depuis les Internationaux d’Australie en janvier.

À cette occasion, il avait laissé planer la possibilité de prendre sa retraite à cause d’une hanche trop souffrante, et pour laquelle il s’était déjà soumis à une intervention chirurgicale. Peu de temps après, Murray a subi une deuxième opération à la hanche et il a commencé à jouer en double en juin.

Son retour des plus surprenants débutera lundi, alors qu’il devra se mesurer au Français Richard Gasquet au premier tour du tournoi. Plusieurs défis se dresseront sur sa route avant qu’il puisse de nouveau jouer du tennis de haut niveau.

« C’est la situation dans laquelle je suis pour l’instant et j’aurais aimé être dans cette position il y a six mois, vraiment, a reconnu Murray. Par chance, ça laissera place à des affrontements excitants dans les matchs de premier tour. »

Après avoir réglé ses problèmes de hanche qui lui donnaient du fil à retordre depuis un bon moment déjà, Murray a choisi de revenir au jeu. Quelques séances d’entraînement dans les dernières semaines lui ont donné la confiance nécessaire pour lui permettre d’effectuer un retour au jeu. Il entend se servir de l’Omnium de Cincinnati comme d’un tournoi baromètre.

« Je ne ressens aucune douleur, a soutenu Murray. Je ne m’attends pas à bouger aussi bien que je le faisais auparavant, mais je pense que je peux mieux bouger maintenant. Toutefois, ça va prendre du temps. J’ai commencé à jouer en simple il y a quelques semaines. »

« Il y a également quelques améliorations qui s’en viennent à la suite de mon opération. Alors, je vais bâtir là-dessus dans les prochains mois. »

Son retour permettra au « Big Four » d’être à nouveau réuni pour la première fois depuis les Internationaux d’Australie. Le champion en titre, Novak Djokovic, Roger Federer et Rafael Nadal participeront également au tournoi.

Djokovic a décroché le titre à Cincinnati pour la première fois l’an dernier après cinq revers en finale, battant Federer pour remporter le seul titre Masters 1000 du circuit de l’ATP qui lui avait échappé jusqu’à ce jour. Le Serbe est le seul joueur en simple à détenir les titres des neuf tournois.

Le « Big Four » a été dominant à Cincinnati, remportant 11 des 14 derniers titres. Les quatre meilleurs joueurs mondiaux ont également remporté les 11 derniers titres du Grand Chelem et 16 des 17 derniers, alors que Djokovic a battu Federer en finale de Wimbledon le mois dernier.

« Nous jouons notre meilleur tennis lors des tournois du Grand Chelem et des tournois qui sont les plus importants », a reconnu Djokovic dimanche.

Murray est loin d’être dans la forme qui lui a permis de remporter les Internationaux des États-Unis en 2012 ainsi que les Internationaux de Wimbledon en 2013 et en 2016.

Après sa performance de lundi, il pourra déterminer s’il participera à d’autres tournois plus tard cette saison pour continuer sa progression.

« Évidemment, je vais le découvrir sur le terrain demain, si j’ai des doutes sur mes mouvements ou comment ma hanche se porte, mais j’ai fait ce qu’il fallait pour me rendre la tâche plus facile et ne pas trop me mettre de pression, a dit Murray. Je n’ai pas à m’inquiéter de quoi que ce soit en ce moment et je sais que c’est facile à dire lorsque tu n’es pas sur le terrain. Psychologiquement parlant, ça peut être délicat. »