L'Algérie remporte la Coupe d'Afrique des nations

Star de la sélection, Riyad Mahrez (ici avec la coupe) n’était pas né le 16 mars 1990, comme la majorité de ses coéquipiers, au jour de l’unique sacre, à domicile, de son pays passionné de foot, mais rarement récompensé.
Photo: Giuseppe Cacace Agence France-Presse Star de la sélection, Riyad Mahrez (ici avec la coupe) n’était pas né le 16 mars 1990, comme la majorité de ses coéquipiers, au jour de l’unique sacre, à domicile, de son pays passionné de foot, mais rarement récompensé.

L’Algérie a remporté la Coupe d’Afrique des nations, ce qui lui permet de clore dans la liesse 29 ans d’une longue attente depuis son premier sacre, après avoir battu le Sénégal (1-0) en finale, vendredi au Caire.

Du stade international à Alger aux grandes villes françaises en passant par Montréal, des milliers de drapeaux vert, blanc et rouge ont flotté au vent de la victoire pour une nuit de célébrations intenses, à la hauteur de l’exploit réalisé par les Fennecs. Dans la capitale algérienne, les rues ont été prises d’assaut par la foule de fans, au son des klaxons, des youyous, des vuvuzelas et des explosions de feux d’artifice zébrant le ciel sans interruption, et à la lumière des fumigènes qui éclairent la nuit de rouge.

« C’est incroyable, c’est la victoire de tout un pays, on est très heureux. On leur devait ça aux gens en Algérie, on s’est battus », a réagi le gardien Raïs M’Bolhi, au micro de BeIN Sports.

Les Algériens ont maîtrisé de bout en bout le tournoi qui les a vus battre deux fois les meilleurs du continent au classement de la FIFA.

Après leur succès en phase de poules, les Fennecs ont répété leur performance, grâce à un but d’entrée de Baghdad Bounedjah dès la deuxième minute, aidé par Salif Sané qui a dévié sa frappe.

« Ce n’est peut-être pas notre meilleur match sur le contenu, a reconnu le sélectionneur Djamel Belmadi. Je me sens très heureux. »

Dans un pays passionné par le sport roi, qui vit depuis plusieurs mois au rythme de manifestations hebdomadaires truffées de métaphores footballistiques, comment aurait-il pu en être autrement ? « Le football est important pour nous. C’est le sport no 1, a jouté Belmadi. Il est vecteur d’énormément de choses, cela nous réunit tous. »

Transcendés, selon certains, par le mouvement de protestation qui a pris en partie racine dans les stades, les joueurs ont inscrit à leur manière dans les livres d’histoire ce vendredi, dédié depuis février aux manifestations.

Les jeunes cadres Ismaël Bennacer — élu meilleur joueur du tournoi —, Youcef Belaïli, ou Bounedjah, non plus, mais ce sont ces visages de l’Algérie qui gagne que fêtera une population mobilisée contre ses dirigeants vieillissants.